RELATIONS DU PASTEUR AVEC LES ÉTRANGERS
38. L'attachement du pasteur à son diocèse et à sa patrie ne l'empêche pas d'aimer, dans tout étranger avec lequel la Providence le met en rapport, l'homme et le prochain, de l'aider quand il a besoin de ses secours, d'honorer le savant, de respecter l'homme bon et pieux. Outre ces sentiments d'affabilité envers tout ce qui porte le nom d'homme , et cet hommage qu'il ne refuse jamais à la vérité ou au mérite, quelque part qu'il les rencontre, il est encore assez juste pour n'entrer dans aucun parti politique, assez prudent pour ne faire partie que d'un petit nombre de sociétés littéraires, assez sage pour ne se faire admettre dans aucune de ces associations clandestines et mystérieuses qui cachent quelque but équivoque et sujet à suspicion.
L'Église et l'État lui offrent un champ assez vaste pour contenter le désir qu'il a de faire le bien.