‹ Théologie pastorale (volume 2)Chapitre 26 sur 172 · Un mot aux parents · texte numérisé non relu

Un mot aux parents

Sachez, chers parents, que si vous élevez vos enfai\ts comme

(1) Ce passage est emprunté k la traduction des Psaumes de M. l'abbé Crelier, faite littéralement sur l'hébreu, et ornée des meilleurs commentaires de l'exégèse moderne. Nous sommes heureux de pouvoir recommander cette traduction, la meilleure incontestablement qui ait paru jusqu'ici (iV. du Tr.)

VOUS devez, et les laissez choisir Tétat qu'ils voudront, vous aurez fait votre devoir. Vous pourrez participer joyeusement au bien qui résultera de ce choix, puisque vous ne Taurez pas empêché; pour le mal qui en naîtra , vous le supporterez courageusement, puisque vous n'en serez pas cause. Par contre, si vous forcez vos enfants à embrasser une vocation dont il vous est impossil)le de prévoir les bonnes ou les mauvaises conséquences, le mal qui s'ensuivra vous affligera doublement : d'abord parce que ce seront vos enfants qui en seront victimes, ensuite parce que se sera le fruit de votre péché.

N'oubliez pas non plus, chers parents, qu'il y a pour vous danger à vouloir établir vos enfants avant le temps. Ce qu'il vous faut maintenant, c'est les élever et non les placer. L'éducation est votre affaire, l'établissement regarde Dieu et vos enfants. Élevez-les bien, et, Dieu les dirigeant, ils sauront bien s'établir. Que le soin prématuré de leur établissement futur ne vous fasse pas négliger leur éducation; n'imitez pas ce jardinier qui, tout préoccupé de savoir comment il vendrait et échangerait les fruits de son jardin, oublia de le cultiver, d'y mettre de l'engrais, de l'arroser, d'en extirper les mauvaises herbes, et qui, faute de ce soin, ne récolta point de fruits.

Montrez de la sagesse, faites votre devoir immédiat^ et vos enfants vous remercieront encore quand déjà vous serez dans la tombe. Que si vous négligez ce devoir, vous serez maudits, sinon de vos enfants, certainement de la postérité, et probablement de vos contemporains.

§ IV.— Principes de consolations pour ceux que la contrainte des parents a fait entrer dans un état souverainement pénible, mais d'où ils ne peuvent ou n'osent plus sortir.

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