VII. L'homme de son entourage
Un confesseur éclairé connaît la haute dignité de l'homme, il voit gravé dans l'homme primitif le cachet de la divinité ; il voit l'homme dans la lumière de Dieu, sage de la sagesse de Dieu; il le voit dans l'amour de Dieu, pur comme Dieu; il le voit dans la félicité de Dieu, immortel comme Dieu.
Un confesseur éclairé connaît la chute de l'humanité ; il voit comment la lumière, l'amour, l'immortalité delà vie ont quitté le malheureux qui, se séparant de Dieu et se renfermant en luimême, a engendré l'égoïsme, dont il a fait sa divinité.
Un confesseur éclairé connaît la restauration de l'humanité, il voit Dieu, apparaissant sous une forme humaine, détruire le péché, la mort et l'enfer; il voit en Jésus-Christ, le médiateur; il voit dans l'esprit du Christ, la nouvelle créature ; il voit dans l'Église de Jésus-Christ, le royaume de Dieu.
Un confesseur bien formé connaît l'homme tel qu'il est, et non pas tel que le représentent des descriptions exagérées, qui n'en donnent que l'idéal et non le portrait; il le voit, non en des tableaux où il est représenté dans toute la laideur que lui communique le péché, mais d'après ses propres observations, tel qu'il a coutume de le voir agir; il le connaît d'après ses propres remarques, tel qu'il l'aperçoit dans son propre cœur, d'après ses relations intimes avec des connaisseurs expérimentés et des pasteurs exercés; d'après l'étude attentive de bons livres qui dépeignent l'homme sous sa véritable forme; d'après Tétude pratique de l'histoire; d'après une méditation réfléchie sur la nature de l'homme et sur les mobiles des actions humaines; surtout, d'après une lutte continuelle avec sa propre nature, ce maître familier que nulle bibliothèque ne saurait remplacer. Celui qui a appris à se dompter en tout point, se connaît certainement. Un confesseur bien formé connaît les hommes de son
siècle, il connaît Thomme de son époque, cet homme qui porte un panache sur la tête, marche les pieds nus, fait entendre un cri désagréable, a des yeux magnifiques à la queue, avec laquelle il fait la roue, — comme le paon.
Un pasteur bien formé connaît Fhomme de sa communauté.
Il ne connaît pas seulement Thomme, mais encore le peuple; il connaît surtout ceux qui ont passé sous sa direction ; il voit comment le mal héréditaire de Thumanité : la concupiscence des yeux, Forgueil de la vie est reproduit par chaque individu dans un exemplaire spéGial,mais avec des variantes toutes particulières.
Un pieux confesseur connaît Thomme de son cœur, de sa confiance, le saint Jean qu'a formé son âme modelée sur Jésus- Christ.
Le monde pourra injurier ceux qu'il ne connaît pas, opprimer ceux qu'il méconnaît; mais le confesseur verra, avec Tœil de Jésus-Christ, dans la mèche qui fume encore, le principe d'une vie nouvelle, et dans le roseau incliné, la possibilité de le redresser. Il verra dans chaque membre de Jésus-Christ une tendre fleur destinée à l'éternité, fleur qui commence ici-bas sa croissance pour l'achever dans le jardin de l'autre vie.
20. A cette connaissance, dont le confesseur ne saurait guère se passer, il joindra une charité divine pour la race pécheresse des hommes, un amour prêt à sacrifier sa vie temporelle pour la vie éternelle de sa communauté, un amour en Dieu inimitable, un amour en Jésus-Christ incomparable, un amour exemplaire comme celui des Apôtres, amour proprement divin : divin dans sa source qui est Dieu, dans son modèle qui est Jésus-Christ, et dans sa copie, qui sont les Apôtres et tout homme animé de leur esprit.
Quiconque est dépourvu de cet amour, n'a point l'esprit du Christianisme ; — il manque du talent nécessaire au ministère des âmes, sous quelque forme qu'on l'envisage.
21 . Outre la science et la charité, le confesseur doit encore avoir le sentiment vivant de son ministère,de sa dignité ; ce senti-
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ment qui ne le laisse jamais orphelin dans tout ce qu'il entreprend pour le salut de ses ouailles.
Le confesseur est par rapport aux hommes :
a. Le gardien particulier;
b. Le gardien du sanctuaire de chaque individu;
c. Gardien plein de charité divine, de tendresse, de ménagements et de patience.
Car quand la conscience et le cœur d'un homme s'ouvrent au confesseur^ c'est le sanctuaire, Tasile le plus secret de Thomme qui s'ouvre à lui; sanctuaire qui est destiné à devenir le temple de Dieu .
Et ce sanctuaire intérieur, il ne s'ouvre pas devant la multitude, mais devant celui-là seul qui est assez pur pour pénétrer jusqu'à la partie la plus intime, assez aimant pour faite tourner au bien de l'individu le bien universel qui a été donné à l'humanité tout entière.
Le confesseur est, par rapport à Dieu, à qui appartiennent les âmes :
a. Le coopérateur de Dieu;
b. Le coopérateur de Dieu dans la régénération individuelle de l'humanité ;
* c. Le coopérateur de Dieu dans l'esprit de Jésus-Cihrist et dans l'Église de Jésus- Christ.
Car si Dieu ne transforme pas le pécheur pour la vie éternelle, l'homme ne peut rien.
Tel est le ministère, telle la dignité du confesseur.
22. Si le confesseur porte au confessionnal ce sentiment vivant de son ministère, il ne perdra jamais de vue l'esprit de l'institution de la confession, il agira dans cet esprit, et l'exercice le lui rendra de plus en plus familier.
L'esprit de l'institution de la confession ne saurait, en effet, être différent de l'esprit de toute l'Église; or l'Église n'a qu'un but, qu'une œuvre, qu'un esprit : ramener à Dieu l'humanité qui s'en était éloignée, et travailler à la réconciUer avec lui.
Puis donc que le confesseur a reçu ce ministère de l'Église,
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il ne perdra pas l'esprit de cette institution, il agira dans cet esprit, et cet esprit lui sera familiw* aussi longtemps qu'il aura le sentiment vivant de son ministère.
23. S'il agit dans l'esprit de Tinstitution de la confession, il sera consciencieux, modéré, prudent dans ses questions,
a. Afin de ne point tourmenter le pécheur qui s'accuse, et pour ne lui point enlerer la confiance qu'il a en lui ;
b. Afin de ne point apprendre à l'innocent à deviner le péché que l'expérience ne lui a pas encore appris. Prœ cœteris tamen providus, cautusque sit oportet^ ac modum congruentem servet, quopueri ac puellœ interrogenturj ne forte quœ prius ignorabant eosdoceat (Carol. Borom., Instruct. Past., ï, c. 12) :
c. Afin de n'être point, tant pour lui que pour le pénitent, une cause de chute, selon la remarque de saint Thomas d'Aquin : Hujusmodi delectabilia, quanto magis in speciali comiderantur, tanto magis concupiscentiam nata sunt movere, et ideo potest contingere, lU confessainus talia quirens, et sibi et confitentœ noceat;
d. Afin de ne point rendre son ministère odieux ;
e. Afin de ne point se ravir à lui-même un temps nécessaire à la conduite des âmes.
24. S'il agit dans l'esprit de l'institution de la confession, il se permettra de faire quelques légères questions, qui le mettront en état de savoir ou que le pénitent est incapable de les résoudre, ou que leur solution réelle n'a aucun rapport avec la connaissance de l'état du pénitent, ni avec la tranquillité, l'instruction et les conseils qu'il réclame. Le retour du pécheur à Dieu et sa réconciliation avec lui sont l'œuvre de l'Esprit de conseil, qui fixe tous les actes du confesseur, et qui rend superflues les questions interminables.
Remarque. Plus le confesseur entrera au confessionnal avec
des yeux clairvoyants, moins il aura besoin de questionner
longuement.
1^ 25. Si le confesseur agit dans l'esprit de l'institution de la
[ confession, il sera non-seulement modéré dans ses questions,
I mais encore juste dans son jugement ; c'est-à-dire qu'il ne jugera
pas de la grandeur des péchés accusés d'après ses idées de confesseur;, mais d'après la conscience du pénitent et d'après la conviction que celui-ci avait lorsqu'il commit le péché.
Pour la conduite future^ le confesseur peut donner au pénitent une balance juste; mais pour le passée il faut qu'il le pèse sur la balance même du pénitent.
26. Si le confesseur agit dans Tesprit de Tinslitution de la confession, il ne se mettra pas lui-même, par une appréciation trop rigoureuse des fautes de détail, dans Timpossibilité de développer la cause unique et fondamentale de la dépravation de la nature humaine : Tapostasie de Dieu, le péché de Tarbre aux trois branches, qui sont la volupté des sens, la cupidité et Torgueil, et de montrer à l'âme du pécheur brisé de douleur et de repentir, le Sauveur qui lui tend les bras.
L'apôtre de Jésus-Christ ne doit pas s'abaisser au rôle humiliant d'énumérateur oisif des péchés. Ce n'est pas pour compter les péchés, mais pour les détruire, que le Sauveur est apparu. Imitez-le aussi en cela.
Si le confesseur ne doit pas ignorer certains degrés qui existent dans le péché, et si saint Jérôme a dit : Primum peccatum, | cogitasse quœ mata sunt ; secundum^ cogitationibus acquievisse > perversis ; terflum , quod deterius, opère complétée; quartum, in suo sibi complacere delicto [Lib. I, in Amos), le confesseur ) sait néanmoins que la seule volonté de Thomme commet le péché, attendu :
a. Qu'elle s'arrête par un consentement intérieur à la pensée du mal;
b. Qu elle donne son plein assentiment au plaisir du mal ;
c. Qu'elle introduit dans la vie ce plaisir coupable, et
d. Qu'en outre elle s'arrête avec complaisance au péché déjà commis.
Si Tapôtre de Jésus-Christ, non content de connaître les degrés du péché, met aussitôt la cognée à la racine ; si l'esprit de Dieu ne veut rien moins qu'extirper la racine du mal : l'égoïsme de la volonté détachée de Dieu, et transformer le sens intérieur
de rhomme, le confesseur ne doit pas se proposer un but moins élevé.
Il sait, en effet, que la transformation de Tâme tout entière communique une direction et une vie nouvelles à toutes les pensées, désirs et actions particulières; tandis que le changement du détail n^entraîne jamais celui de Fensemble. Et c'est précisément parce qu'il n'a en vue que cette transformation de l'homme intérieur tout entier qu'il échappe à tous les pièges où tombe le commun des moralistes, qui ne savent retirer ni soi ni les autres âmes inquiètes du labyrinthe où les jette cette inutile supputation des péchés, et sont incapables de fermer l'abîme du mal.
27. Si le confesseur agit dans l'esprit de institution de la confession, il trouvera surtout, dans cet effort unique et vivant pour ramener les pécheurs à Jésus-Christ et par Jésus-Christ à Dieu, pour préparer et hâter la transformation du sens intérieur, moins de loisir pour s'occuper des petites escarmouches de casuistique qui se livrent dans les écoles. En invitant son pénitent à interroger sérieusement sa conscience, à répondre fidèlement à ses questions, et à n'agir jamais que lorsqu'il sera convaincu que ce qu'il fait est bien; en insistant partout sur la souveraineté de la reconnaissance et de l'amour, qui préfère, avec Zachée, rendre quatre fois le bien d'autrui, plutôt que de posséder la moindre chose injustement; en éclairant les âmes candides de la lumière toujours croissante de l'Évangile, en s'efforçant d'instruire les ignorants, il pourra non-seulement ignorer prudemment les défis qu'on se jette dans les écoles pour ou contre le Probabilisme, le Probabiliorisme, le Tutiorisme, etc., mais il pourra encore les rendre superflus par une sage conduite des âmes.
28. Le confesseur qui agit dans l'esprit de l'institution de la confession ne voudra imposer comme devoir à son pénitent ni plus ni moins que ce que prescrit l'Ëvangile, et ce que la reconnaissance et l'amour acceptent volontiers. On a vu sur le champ du Seigneur des ouvriers qui voulaient
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être plus sévères que FÉvangile-, et plus doux que la Charité. Ceux-là se sont divisés. Les premiers s'appelaient rigoristes, les seconds laxistes. Le libéré se doit tout entier à son Libérateur : voilà, je pense;, qui est assez sévère ;
Le libéré ne peut faire autre chose qu'aimer, et Tamour reconnaissant est Tunique sacrifice qui plaise à Dieu : voilà, je pense, assez de douceur.
Chers amis, s'écrie le véritable évangéliste par la bouche de chaque confesseur, nous ne devons pas vouloir être plus sévères que notre Évangile, ni plus doux que TAmour éternel.
Il est dit aux hommes violents ; Vous ne sauriez hériter du royaume des cieux ; aux repentants : Venez, tels que vous êtes, à Jésus-Christ ; il vous accueillera, il vous fera tels que vous devez être et tels qu'il vous veut avoir; aux convertis : Ne péchez plus, et complétez dans Tamour ce que vous avez négligé; réparez le dommage que vous avez fait, — autant que vous pourrez : le registre des dettes a été déchiré sur la croix.
29. Si le confesseur agit dans Fesprit de Tinstitution de la confession, il se montrera aussi l'économe du Seigneur quand il s'agira de lier et de délier. Il priera, avertira, conjurera, menacera au nom de Jésus - Christ ; mais avant tout et toujours, il proclamera ce grand mot de grâce : Réconciliez-vous avec Dieu ! Puis il liera et déliera comme s'il était en présence de Dieu, aussi éloigné de la légèreté que de l'inquiétude, d'une bonté aveugle que d'une sévérité cruelle, toujours assuré que ce qu'il déliera au nom de Jésus-Christ, et le regard fixé sur Tâme repentante, croyante et attachée à Dieu, sera aussi délié dans le ciel, et que tout ce qu'il liera, le regard fixé sur lecœur hypocrite, incrédule et ennemi de Dieu, du pécheur, sera aussi lié dans le ciel.
30. Si le confesseur agit dans l'esprit de l'institution de la confession, il saura si bien adapter aux besoins et aux nécessités de chacun cette médecine universelle qui a été donnée au genre humain malade ; « Hâtez- vous de retourner à Dieu, conduit par la main de Jésus-Christ qui vous a saisi, et ne lâchez pas sa
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main avant d'être devenu un avec Dieu dans la Charité, » qu'il n'y aura point pour chaque malade de moyen plus sûr d'obtenir la guérison, que cette médecine qui lui sera préparée.
31 . Si le confesseur agit dans l'esprit de l'institution de la confession, il n'imposera point au pénitent d'autre pénitence que celle qui nourrit et fortifie l'esprit de pénitence [Spintuni pœmtentiœ], qui amène le convalescent à un état complet de santé et l'y maintient.
Remarque, Cette question, vu son importance, recevra un développement spécial dans le premier Appendice.
32. Le confesseur qui veut être en état d'agir dans l'esprit de l'institution de la confession, devra posséder toute la confiance, non-seulement de ses ouailles, mais encore et surtout de ceux qui veulent lui dévoiler leur propre cœur. Il devra se faire la réputation d'un homme qui cherche avec un amour impartial le bien éternel de tous et de chacun, d'un homme pur des souillures de l'avarice et des taches de la volupté, tenant le milieu entre ces zélateurs aveugles qui rejettent toute nouveauté, et ces novateurs enthousiastes qui répudient tout ce qui porte la marque de l'ancienneté, et n'ayant d'autre but que de gagner à Dieu tous les membres de sa communauté.
Quelques-uns soutiennent que le monde, lui aussi, se gouverne par la confiance, et mieux peut-être que par l'argent et l'éloquence.
Quoi qu'il en soit, il est hors de doute que l'œuvre de l'amélioration de l'homme ne prospère et ne peut prospérer que dans l'élément de la confiance.
33. Le confesseur qui veut être à même d'agir dans l'esprit de l'institution de la confession, devra considérer comme sacré le sceau de la confession, non-seulement parce que tout secret con fié oblige déjà de soi-même au silence, non-seulement parce que le secret delà confession est un secret de l'homme intérieur qui veut rester caché aux regards d'un tiers, non-seulement parce que la violation du secret de la confession pourrait blesser de la manière la plus sensible l'honneur du pénitent; mais
encore parce que ce secret est quatre fois sacré et d'une inviolabilité absolue, parce que la confiance des fidèles dans des questions qui concernent Tétemnité, de même que la dignité de la religion^ l'honneur du ministère des âmes^le salut des pécheurs en dépendent essentiellement . Ex confessione scitum est quasi nescitum. (Thom. Aquin.]
34. Le confesseur qui veut pouvoir agir dans l'esprit de Finstitution de la confession, doit non-seulement être en état de diriger sa propre conscience, il doit encore posséder Tart d'appliquer à la conscience d'autrui sa science et son talent.
Remarque, Les inquiétudes habituelles de conscience [status mentis scrupulosœ)^ sont un état de minorité propre à tout chrétien, mais elles rendent un confesseur tout à fait incapable de remplir son ministère. Il est vrai qu'il y a une inquiétude qui conduit au calme, et un repentir dont on ne se repent jamais ; mais les inquiétudes de conscience telles que nous les entendons ici, sont par rapport à la raison pratique ce que la minutie est par rapport à la raison théorique, c'est une maladie de l'âme. Or, un malade ne saurait jamais faire les fonctions de médecin. 35. Celui qui veut pouvoir agir dans l'esprit de l'institution de la confession devra pratiquer cette sorte de prudence pastorale qui consiste à
Écouter paisiblement^ Décider sans scrupule, Conseiller promptement.
Avertir avec à-propos, Consoler doucement.
Guérir sûrement.
îl sera ce qu'indique le mot de son emploi, non un tyran des^ consciences, mais un père qui ne se permet point une parole dure là où une parole douce suffit; non un ministre de la justice pénale, mais un pasteur aimant qui ne veut que retrouver ce qui était perdu, faciliter et adoucir par tous les moyens possibles le retour au bercail ; non un saint prétentieux qui a bâti l'édifice de sa sainteté sur son propre fondement, mais
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fOO THÉOLOGIE PASTORALE.
un homme composé de chair et de sang, comme les autres hommes, un pécheur qui a trouvé grâce, et qui chaque jour a hesoin de la grâce qui remet les péchés ; non pas un despote des âmes, mais un ami de Tépoux auquel elles appartiennent.
36 . Le confesseur qui remplit la mesure de son ministère est donc tout patience quand il écoute, tout modestie quand il interroge, tout compassion quand il dépeint les maux qui naissent du péché ; il est plein d'une douce sévérité dans les instructions, exhortations, prières, avertissements, menaces, châtiments, et plein d'une douceur sévère dans Fannonce des promesses divines. Il n'est autre chose que :
« JÉSUS AU MILIEU DES PÉCHEURS, w
Jusqu'ici nous avons montré la haute dignité du confesseur, considéré comme exemplaire vivant de Jésus-Christ. Ceux qui sont formés sur ce modèle n'ont plus hesoin de mes conseils, et volontiers je me soumettrais à délier les cordons de leurs souliers, gi je m'en croyais digne. Quant à ceux qui n'ont pas encore le sentiment vivant de leur vocation, les observations suivantes ne leur seront pas inutiles .