‹ Théologie pastorale (volume 2)Chapitre 55 sur 172 · DU PÉCHÉ · texte numérisé non relu

DU PÉCHÉ

Votre misère, c'est votre péché, et le péché, c'est l'éloignement de Dieu, et cet éloignement de Dieu est une privation de la lumière, de la charité, de la vie. Le péché engendre les ténèbres, la mort, Tenfer.

Ne soyez donc pas étonné que le péché obscurcisse votre intelligence, souille votre âme, affaiblisse votre volonté, et soulève contre vous votre conscience et la nature tout entière.

Ne soyez pas étonné que le péché détruise votre corps ; car après avoir tué la vie de l'esprit, comment ne tuerait- il pas la vie du corps ?

Ne soyez pas étonné que péché et misère soient une seule et même chose; car le péché ne saurait régner en vous sans que vous deveniez son esclave. Le péché vous divise avec vous-même et avec les hommes, après avoir mis la division entre vous et Dieu. Le péché ne saurait produire que le trouble, la crainte, la damnation ; car il élève un mur de séparation entre vous et le vrai bonheur, entre vous et Dieu.

Les frayeurs de la mort , Fhorreur de l'éternité, les terreurs de Tenfer, la fureur du désespoir marchent à sa suite.

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