‹ Théologie pastoraleChapitre 12 sur 209 · SUR JEAN MICHEL SATLEK IX · texte numérisé non relu

SUR JEAN MICHEL SATLEK IX

Je n'ai jamais rencontré un cœur aussi large, aussi aimant, aussi dévoué que le sien. Quoiqu'il eût marché à travers les sentiers de la vie en toute pureté et noblesse (il me racontait que ce fut seulement à l'âge de vingt-deux ans, alors qu'il étudiait la théologie morale, qu'il vint à réfléchir sur les relations sexuelles), il connaissait néanmoins, en sa qualité d'habile médecin de l'âme, les plus profonds abîmes de la nature, les aberrations les plus affreuses et les ruses les plus subtiles du péché. Comme prédicateur et comme écrivain, il lutta avec un zèle tout apostolique contre la corruption du temps, contre le scandale, la séduction et l'impiété. Mais dès que l'égarement s'offrait à lui sous une forme humaine, la commisération et la bienveillance étaient sa préoccupation dominante, sa règle de conduite. « En tout homme, disait-il, à moins qu'il ne soit complètement endurci, il se trouve encore un point lumineux, un côté accessible au bien ; c'est là qu'il faut le prendre pour le relever ; ce point lumineux, se développant insensiblement, finira par dissiper les ténèbres. Si Dieu, la sainteté même, a tant de patience avec les pécheurs, pourquoi en serions-nous dépourvus ? »

Il est grand le nombre des individus, même à l'étranger, qui ont eu recours, soit oralement, soit par écrit, à ses sages conseils, qu'il a aidés, retirés du péché, du doute et du désespoir. Des centaines de lettres ont passé par mes mains, sans que j'aie connu les personnes qu'elles concernaient.

Il n'y avait pas jusqu'aux nécessités matérielles pour lesquelles il ne fût d'un puissant secours, si faibles que

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