‹ Théologie pastoraleChapitre 131 sur 209 · Jésus, Marie, les Juifs · texte numérisé non relu

Jésus, Marie, les Juifs

Marthe : Seigneur, si vous eussiez été ici, mon frère ne serait point mort ! Quelle impression ces paroles pleines de confiance, cette plainte si douce dans la bouche d'une amie en peine durent produire sur le cœur de Jésus,c'est ce que montre la suite (n°8).

Jésus : Lorsqu'il vit Marie et les Juifs pleurer, il frémit dans son âme; son cœur fut touché/4et il pleura (n0s 1,8). Gomme ces larmes sont honorables pour Fhumanité ! Il ne rougit pas de verser des pleurs, le Frère des hommes ! Comme ces larmes d'un ami sont honorables pour l'amitié ! Il pleure comme un ami , cet Ami des hommes. Gomme ces larmes nous font pénétrer profondément dans le cœur aimant de Jésus !

Où Favez-vous mis ? Cette question m'enlève ta respiration ! Le Seigneur ne demande pas en vain. — Il veut sécher les larmes (n°H, 8).

Les jugements des Juifs : yoyez comme il l'aimait ! Et : Ne pouvait-il pas empêcher qu'il mourût, lui qui a ouvert les yeux à un aveugle-né ?

Le premier jugement est inspiré par la sensibilité ; le second vient du manque de réflexion, et montre de la rigueur. Le premier montre l'homme tel qu'il est ; le second révèle l'homme faible et ignorant. Le premier montre l'homme compatissant ; l'autre nous le fait voir précipité dans ses jugements. Se taire et attendre en confiance vaudrait mieux ici que se prononcer (n° 8) .

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