‹ Théologie pastoraleChapitre 132 sur 209 · Jésus en face du tombeau · texte numérisé non relu

Jésus en face du tombeau

Il arrive ému auprès du tombeau. Ce tombeau était couvert d'une pierre. Jésus était occupé de la grande idée de la résurrection des morts. Il voulait réfuter par une seule parole, mais qui fût la plus magnifique action, les jugements des Juifs , préjudiciables à son honneur (nos 1 , 9). Qui ne désirerait d'avoir vu ce Dieu-homme au moment où il s'approcha du tombeau, et d'avoir été témoin delà victoire que la vie remporta sur la mort !

Maintenant tout se tait. Le moment approche où ce grand acte va s'accomplir !

l'acte même de la résurrection.

Jésus : i Otez cette pierre ! » Ce qui peut se faire par les hommes doit se faire par eux. Ce que Dieu seul peut faire, Jésus le fait (n° 9).

Marthe: « Seigneur, il sent déjà mauvais! aussi hien il y a quatre jours qu'il est là! » Voici de nouveau la nature en lutte avec la foi. Les choses inférieures combattent sans cesse contre les choses supérieures. Il est si difficile à l'homme, esclave des impressions des sens, de rester attaché aux paroles de la vérité (nos 8, 7) !

Jésus : « Ne vous ai-je pas dit que si vous croyez vous verrez la gloire de Dieu? » Il insiste constamment sur la foi. C'est à la foi qu'est promise la vue de la gloire de Dieu (nos 4,8).

« Ils ôtèrent donc la pierre. Jésus, levant les yeux au ciel, rendit grâces à son Père. Mon Père, je vous rends grâces de ce que vous m'avez exaucé. Je sais hien que vous m'exaucez toujours : mais je dis ceci pour ce peuple qui m'environne, afin qu'ils croient que c'est vous qui m'avez envoyé. » — Cette prière d'actions de grâces renferme une foule de choses pour les esprits qui réfléchissent.

«Jésus rendit grâces.» Cette circonstance montre la valeur des actions de grâces. Jésus-Christ attribue à son Père tout le bien qu'il fait. Ici se révèle l'esprit de la véritable humilité chrétienne. Jésus-Christ rend grâces à cause du peuple, afin de le convaincre que tout ce qu'il fait, il le fait au nom de Dieu, dont il est l'Envoyé ! Tous les discours et tous les actes publics du Sauveur sont des discours et des actes d'un ambassadeur du Très-Haut, et prouvent qu'il est son Envoyé (n08 8, 1 , 9).

«Jésus pria. » Il savait que toutes ses prières étaient exaucées. L'un est pour nous une recommandation de prier, et l'autre est une preuve de l'union étroite qui existe entre Dieu et celui qui prie.

THÉOLOGIE PASTORALF.. 409

« Jésus cria crime voix forte : Lazare, sortez dehors! — Et Lazare sortit, ayant les pieds et les mains liés de bandes, et le visage enveloppé d'un linge. »

Quel spectacle émouvant, instructif surtout (n08 1 , 8, 9) !

Quel est celui qui de sa voix puissante rappelle un mort à la vie ?

Nous voyons maintenant la confirmation de ces paroles : « Je suis la résurrection. » Maintenant nous en comprenons le sens. « Je suis la résurrection, » c'est-à-dire : Je vis et je puis faire vivre. Cette satire de l'incrédulité : « Celui qui a ouvert les yeux à un aveugle-né, ne pouvait-il empêcher qu'il mourût, » est confondue par un fait irréfragable. Maintenant la foi des deux sœurs de Lazare a reçu sa récompense : puisqu'elles ont cru, elles ont vu la gloire de Dieu. Maintenant les larmes sont séchées : Marie ne pleure plus, ou du moins si elle pleure, ce ne peut être que de joie et de reconnaissance. Maintenant il est prouvé que Jésus est véritablement l'Envoyé du Père. Maintenant il est attesté par un fait qu'il y a réellement une résurrection. Celui qui a ressuscité Lazare peut ressusciter tous les morts ; il les ressuscitera tous, selon sa promesse; il me ressuscitera aussi.

41 . Après avoir consigné ses observations d'après les points de vue que nous avons indiqués, on pourra les classer sous certaines catégories plus générales, et en mettre quelques-unes dans une plus grande lumière.

Les observations que l'on peut faire sur ce récit concernent : i. La personne qui opère la résurrection, ii. Et le fait même de la résurrection.

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