‹ ThéophileChapitre 12 sur 48 · KLEOIES ET SONNETS QQ · texte numérisé non relu

KLEOIES ET SONNETS QQ

Ef sans que mon travail puisse changer d'objet, Mille l'ois sans dessein je change de projet. Toute celte beauté, dans nies sens ramassée, Tant^^t ses doux regards présente à ma pensée, Quelquefois son iieau teint, et m'offre quelquetbis Les œillets de sa lèvre et l'accent de sa voix : Tantôt son bel esprit, d'une superbe image, Tout seul (le mes écrits veut recevoir l'hommage. Confus je me retire, et songe (pi'il vaut mieux Consoler autrement et mon Ame et mes yeux. Je m'en vais dans les champs pour voir s'il est possible Qu'un bienheureux hazard me la rendît visible; Je m'en vais sur les bords de ces publicjues eaux Dont le dos nuit et jour est chargé de bateaux, Et tout ce que je vois descendre sur la rive Me fait imaginer que ma Caliste arrive. Bref, contre tout espoir mon omI n'est jamais las De travailler en vain à chercher du soulas * ; Quoique le temps prescrit à cette longue absence Pour tout ce que je fais d'un seul point ne s'avance, Je veux persuader à mon ardent amour Qu'il voit à tout moment l'heure de son retour. » Ainsi dit Mélibée, et pâle, et las, et triste. Acheva sa journée en adorant Caliste.

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