VI INTRODUCTION
l'autre sur l'Apocalypse ; — une édition grecque de l'Apocalypse, en forme d'appendice à ce dernier ouvrage ; — deux récits de voyage en France, dont l'un a été traduit en français; — un travail intitulé la Grèce pittoresque^ dont la 6"^^ édition vient de paraître, et qui a été également traduit en français par M. E. Régnault, avocat à la Cour Royale de Paris (Paris : Curmer, 1841) ; — une description d'Athènes et de l'Attique qui est déjà parvenue à sa 3™« édition ; — une étude sur les inscriptions des murs de Pompéi, qui a eu deux éditions, et qui a reçu les éloges les plus flatteurs de la part de plusieurs savants archéologues français;^ — deux
^ Voici, par exemple, comment s'exprime le père Garrucci dans son ou\Tage intitulé : Inscriptions gravées au trait sur les murs de Pompéi (Bruxelles : De Mortier, 1854, p. 12) : " L'étude des inscriptions cursives, '' dit-il, paraît avoir été peu suivie jusqu'à l'apparition de l'ouvrage de " M. Wordsworth.
** Cet heureux voyageur aperçut le premier sur le mur extérieur de la " basilique de Pompéi des inscriptions métriques gravées à la pointe. Il les " recueillit avec soin et les publia en Angleterre, avec des notes plutôt " littéraires qu'archéologiques. Son petit recueil parut sous ce titre : In- " scriptiones Pompeianœ ; or, spécimens and fac-similés of ancient inscriptions *' discovered on the wall of buildings at Pompéi. London, 1837. Lorsque '* l'élégant volume envoyé par l'auteur à l'Académie d'Herculanum parvint à *' Naples, la surprise et l'admiration furent grandes. J'ignore si notre illustre '* Avellino avait connaissance de ces monuments, lui qui, dès 1831, avait " montré combien il appréciait des inscriptions au stylet beaucoup moins " importantes. Ce qu'il y a de sûr, c'est que, dans son zèle infatigable pour *' la gloire de son pays, il fit alors détacher de la basilique les inscriptions ' ' illustrées par Wordsworth et les fit transporter à l'abri dans le Musée ** royal, ainsi que beaucoup d'autres, gravées sur des enduits trop exposés h " Pompéi. Et dirigeant dès lors plus particulièrement ses études sur ce ** genre de monuments trop longtemps négligé, il fit paraître dès 1840 un ** mémoire sur des inscriptions cursives jointes h, des scènes de gladiateurs. " Pour voir à quel point les inscriptions au stylet intéressaient notre grand " archéologue, il n'y a qu'h, parcourir les six volumes du Bulletin Archéolo- " gique, où il a pris la peine avec un soin jaloux de communiquer aux savants ' ' périodiquement tout ce qui se découvrait en ce genre à Pompéi. Il en est " résulté une série précieuse que la mort seule a pu interrompre en 1847.
INTRODUCTION. Vil
volumes de Lettres sur le caractère de l'Eglise Romaine, adressées à M. Jules Goudon, ancien rédacteur de l'Univers; — la correspondance, en partie inédite, du célèbre Docteur Bentley, Principal du Collège de la Sainte-Trinité à Cambridge, avec plusieurs savants, entre autres avec Montfaucon et la congrégation de Saint-Maur ; — une édition de Théocrite, dont M. Diibner a fait l'éloge et dont il s'est servi pour son édition des œuvres de ce poëte publiée par Didot ; — une Grammaire latine ; — un travail sur saint Hippolyte et l'Eglise de Rome,
" J'ai maintenant à examiner pins en détail l'ouvrage de M. Wordsworth. " Il renferme trente inscriptions, la plupart en vers. Le commentateur eu '•' fait connaître les aiiteurs et jette du jour sur les textes par d'heureux " rapprochements. Sa lecture est ordinairement excellente, et je n'aurai " guère qu'à la confirmer."
M. François Lenormant, de son côté, dans son Examen de l'ouvrage du père Garrucci (Paris : Douniol, 1854), parle 9,insi de l'opuscule du docteur Wordsworth, p. 7 : " On voit que cette mine si riche était restée inexploitée, ." lorsqu'en 1837 .... un savant anglais plein d'esprit et d'érudition, " M. le docteur Wordsworth, revenant de Naples, fit paraître à Londres ** une brochure intitulée Inscriptiones Pompeianœ. Ce curieux volume " était un choix de trente inscriptions presque toutes métriques et d'un " intérêt capital, que l'habile voyageur anglais, en explorant les ruines de " Pompéi, avait découvertes sur les parvis de monuments bien des fois vus, " revus et étudiés par les savants de Naples et du reste de l'Europe, •* particulièrement sur celles de la Basilique.
" Loi'sque F élégant volume envoyé par V auteur à V Académie d'JTerciilanum " parvint à Naples, dit le P. Garrucci, la surprise et l'admiration furent " grandes. C'était, il faut en convenir, une leçon assez dure pour les anti- " quaires napolitains. Il était humiliant pour eux de voir un étranger " découvrir, sur les murs de monuments dont ils étaient disposés à con- " sidérer l'étude comme leur apanage exclusif, des textes d'une haute " importance, dont ils n'avaient seulement pas soupçonné l'existence. ** L'éveil avait été donné à l'Europe par M. Wordsworth, les Allemands " s'empressèrent de profiter des nouveaux renseignements que fournissait " son travail, et, dès 1840, M. Massmann, dans son ouvrage sur l'écriture " cursive latine, publia un grand nombre de fac-similé de graffiti qne lui " avait envoyés de Naples un de ses amis, le docteur Boekl."
Yin INTRODUCTION.
à propos de la découverte des Fhilosophumena ; — deux Tolumes sur l'Inspiration et l'Interprétation des saintes Ecritures ; — enfin, le Theophilus Ânglicanus^ que nous présentons maintenant au lecteur français.
Bien que l'Eglise d'Angleterre soit riche eu Catéchismes et en expositions de la doctrine chrétienne, elle manquait cependant d'un traité spécialement destiné à l'enseignement théologique supérieur et adapté aux circonstances actuelles. Le Theojyhilus Anglicanus vint combler cette lacune. Aussi, peu après sa publication, ce livre reçut-il de feu Monseigneur Blomfield, Evêque du diocèse, l'approbation flatteuse qui suit :
"FuLHAM, 28 Octobre 1843.
" Cet ouvrage sera un manuel précieux pour les étudiants
" en théologie et pour nos jeunes élèves, tant dans nos univer-
" sites que dans nos écoles publiques, et, je puis ajouter aussi,
" pour les jeunes gens qui ont terminé leurs études.
" CHARLES-JAMES, Evêque de Londres.'*
Sa Grâce, Monseigneur Howley, alors Archevêque de la Province et Métropolitain de l'Angleterre, avait déjà donné sa haute approbation au Theophilus Anglicanus, et l'avait fait dans les termes suivants :
"Addington-Park, 21 Octobre 1843.
" Cet écrit sera un manuel fort utile pour tous ceux qui " désirent se former une juste opinion à l'égard de l'Eglise, et " spécialement pour les étudiants en théologie.
"WILLIAM, Archevêque de Cantorbéry."
Le succès répondit à l'attente des illustres auteurs de ces lettres élogieuses; le Theojyhilus Anglicanus ne tarda pas à être,