‹ Theophilus anglicanusChapitre 55 sur 91 · LA REFORME EN ANGLETERRE · texte numérisé non relu

LA REFORME EN ANGLETERRE

Part. IT. 2 Canons de 1603. Canons 5, 6, 7, 9, 36.

* ' 3 Canons 48, 49. ■* Canon 53.

^ Cosin, Scholastical History of tke Canon of ScHpture, Table, ad fin. appelle cette injonction "la règle d'or de l'Eglise d'Angleterre." — Voyez aussi sur ce Canon, Beveridge, Serm. vi. Œuvres, t. L p. 126. Oxford, 1844. "Notre Eglise s'est si bien prémunie contre les nouveautés, que si cette seule règle avait été observée avec le respect qui lui est dû, l'hérésie ou le schisme aurait été une chose inconnue parmi nous; nous aurions, au contraire, continué k professer la doctrine et la discipline de l'Eglise universelle, et nous aurions ainsi gardé fermement la formule des saines paroles, selon le conseil de l'Apôtre." — Voyez également Grotius, De Imperio Sum, Pot. circa Sacra, vi. 8. " Non possum non laudare prœclarum Angliae Canonem, Imprimis," &c.— Voyez aussi Pearson, Minor Theological Works, t. i. p. 436.

(Bl. Mais si l'Eglise de Borne peut être accusée d'erreur et de corruption en doctrine et en discipline, l'EgUse d'Angleterre n'est-elle pas elle-même entachée d'erreur et de corruption, puisqu'elle doit tant à celle de Rome ? Et si elle veut être une Eglise pure, ne devrait-elle pas renier et détruire complètement ce qu'elle a ainsi reçu ?

3^. Supposons, au point de vue de l'argumentation, que l'Eglise d'Angleterre ait reçu plusieurs choses de l'Eglise primitive par l'intermédiaire de celle de Eome, plutôt que par celui des anciennes Eglises Bretonne, Irlandaise et Ecossaise, et quelques autres de celle de Eome elle-même. Mais la nature des premières, comme, par exemple, les Sacrements, la Parole de Dieu, les Ordres Sacrés, le gouvernement épiscopal, les Prières, les Symboles, les lieux destinés au culte Divin, l'observation du Jour du Seigneur, des jours de Jeûnes et de Fêtes, ne s'est point altérée par la transmission ; et si, parce que l'on avait abusé ^ de ces choses, eUe les avait perdues,

elle se serait perdue elle-même ; car Vahus d'une v^f^^^lZl chose ne la prive pas de son usage légitime, mais, au contraire, Is confirmât usum, qui tollit ahusum. Les dernières, telles que certaines prières et cérémonies, ne furent pas dérivées des Eomanistes, en tant que tels, mais en tant qu'hommes raisonnables et Chrétiens sur ces points ; et l'Eglise d'Angleterre, en conservant les unes et les autres, a prudemment, charitablement et pieusement revendiqué et rétabli les choses de Dieu au service^ de Dieu ; tandis que si elle avait permis que cette association accidentelle du bien et du mal la privât du bien, et qu'elle eût voulu détruire au lieu de rétablir, elle se serait rendue coupable de la folie et du péché d'encourager la cause du mal contre le Dieu tout-puissant et contre elle-même.'^

1 Ornions de 1603. Canon 30. — Voyez pour de plus amples détails plus loin, Part. iii. chap. ii. avant-dernière question.

2 Hooker, Ecclesiastical Polity, liv. IV. chap, iii.

^ Hooker, Ecclesiastical Polity, liv. IV. chap. vii. 6. "Lorsque Dieu par l'inspiration de son Esprit disposa nos cœurs à, nous réformer d'abord nous-mêmes (ce qui fut la cause de la séparation), et ensuite à travailler par toutes sortes de bons moyens b, leur réformation, si nous ne nous étions contentés de nous délivrer de leurs corruptions, mais si encore nous nous étions séparés d'eux dans les choses indifférentes, qui ne voit combien une telle conduite eût été nuisible à une si bonne cause?" — Voyez aussi Sanderson, Préface to Sermons, § xv; et Hooker, Ecclesiastical Polity, liv. IV. chap. viii. ix. 2 ; IV. x. ; V. xii. 6 ; V. xvii. ; V.

Part. II.

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