DE LA SUCCESSION DES SAINTS OKDRES
Fart. II. admis par l'autorité légitime, avec des prières publiques et avec l'imposition des mains. Ainsi donc, pour que ces ordres puissent être continués dans VEglise Unie d^ Angleterre et cV Irlande, nul ne sera reconnu ni considéré comme légitime Evêque, Prêtre, ni Diacre dans l'Eglise Unie d'Angleterre et d'Irlande, et il ne lui sera permis d'y exercer aucune des dites fonctions, qu'après avoir été appelé, éprouvé, examiné, et y avoir été admis, selon la Forme suivante, à moins qu'il n'ait déjà reçu le sacre ou l'ordination éimcopaW — Voyez aussi VAct of Uniformity, xiii. xiv.
®» Et cette série n'a jamais été interrompue ? id. Non; jamais.^
^ Bramhall, Eeplication to the Bishop of Chalcedon, Œuvres, t. ii. p. 203. Oxford, 1842. " Nous n'avons point établi de nouvelles chaires, ni de nouveaux autels, ni de nouvelles successions, mais nous avons continué ceux qui existaient depuis le commencement,"— Mason, Vindiciœ Eccles. chap. viii. xvii. — Voyez Casaubon, plus loin. Part. ii. chap. vii. p. 232.
L'histoire de l'Ordination de notre premier Evêque sous le règne de la Reine Elisabeth, Ordination qui a été présentée comme ayant eu lieu à la taverne du Nag's-Head dans Cheapside, examinée avec soin et démontrée pur des preuves n'être qu'une fable inconséquente, contradictoire en elle-même, et absurde, &c. par Thomas Browne, Bachelier en Théologie, ex-Agrégé du Collège de Saint-Jean, de Cambridge, 1731, 8». — Courayer, Dissertation sur la Validité des Ordinations des Anglois. 1733. — Bull, Vindication of the Church of England. Œuvres, t. ii. p. 204. " L'histoire de l'ordination au Nag's Head est une fable si vile que les Papistes les plus instruits et les plus sincères ont aujourd'hui honte d'en faire usage " [et il en est de même des Puritains ; voyez Neal, i. iv. p. 99]. — Perceval, On the Apostolical Succession, avec un Appendice sur les Ordres Anglicans, Ed. 1841. — Voyez aussi la récente et très-remarquable Préface des Œuvres de l'Archevêque Bramhall, publiée dans VÂnglo-Catholic' Library, t. iii, p, 4. Oxford, 1844 ; et Pearson, sur la validité des Ordres Anglicans, tant sous le rapport de la forme que de la matière, Minor Theological Works, t. i. p. 296. Oxford, 1844; Prideaux, Tracts, p. 72—144. Ed. 1716 ; Bramhall, t. i. p, 271.— Voyez également Bramhall, sur la nouveauté dans la forme des Ordres de l'Eglise Romaine, t. ii. p, 36, 40,
Voici quelques témoignages de membres de l'Eglise Romaine en faveur de la validité des Ordres de l'Eglise Anglicane : Colbert,
DANS l'église d'angleteeee. 223
Evêque de Montpellier, dans le Catéchisme publié sous son autorité Chap. VI. à l'usage du Clergé de son Diocèse, 1701, part. i. sect. ii. chap. iii. § 7, p. 297, éd. 1795, s'exprime ainsi: "Demande. Vous ne pouvez pas nier au moins que la succession Apostolique ne convienne à plusieurs Evêques de YEglise qu'on nomme Anglicane, même depuis qu'ils se sont séparés de la communion de l'Eglise Romaine ? Réponse. Je conviens qu'il peut y avoir quelques-uns de ces Evêques qui aient cette succession." — Quant au témoignage de Bossuet sur ce sujet, voyez Courayer, Preuves Justificatives, § 1 ; Palmer, Treatise on the Church, t. ii. p. 453 ; et la Préface de l'ouvrage du Cardinal de la Luzerne sur les Droits des Evêques, écrite par feu l'Archevêque de Paris (Affre) : " L'Eglise Anglicane fut la seule des sectes Protestantes qui conserva son épiscopat." Paris, 1845. — Lingard, History of England, t, viL note 1, dit : " La cérémonie (de la consécration de l'Archevêque Parker) fut célébrée, quoique avec une légère différence, selon l'Ordinal d'Edouard VI. Deux des consécrateurs, Barlow et Hodgskins, avaient été ordonnés Evêques, conformément au Pontifical Romain ; les deux autres, selon l'Ordinal Réformé. (Wilkins, Concilia, iv. 198.) Il ne saurait exister aucun doute sur cette consécration, qui eut lieu le 17 Dêcemhre 1559."
^. L'Eglise Eomaine donna-t-elle donc un mandat apostolique à ces docteurs qui prêchèrent contre elle ?
.3^, Non. Ce ne fut pas Eome, mais c'est Jésus- Christ, et Jésus-Clirist seul, qui donne le mandat de prêcher et d'envoyer des prédicateurs, et qui prescrit ce qu'il faut prêcher, savoir : son propre Evangile. L'Eglise de Eome n'était que l'un^ des canaux par lesquels ce mandat fut transmis, et non la source d'où il était sorti.
1 Bramhall, t. ii. p. 94. " Avant Augustin, il existait dans la Grande-Bretagne des Evoques Bretons et des Evêques Ecossais, auxquels il ajouta des Evêques Anglais. Ces trois successions, à la suite du temps, finirent par s'unir en une seule; de sorte que chaque Evêque Anglais dérive maintenant sa succession des Evêques Bretons, Ecossais et Anglais."
(^, Et ce mandat conserva sa validité malgré les erreurs de ceux par les mains desquels il passa, de