DE LA SUCCESSION DES SAINTS ORDEES
Part. Ti.^ ^qY[q qq^^q q-Qg j^ continuité de la succession Apostolique n'a pu ainsi éprouver aucune interruption ?
ÎÉt. Oui. La fonction Divine doit être distinguée des fonctionnaires humains. La grâce des ordres sacrés qui fut transmise par eux n'était pas la grâce des hommes, mais celle de Jésus-Christ et du Saint- Esprit, et ne pouvait être infirmée par aucun défaut ni démérite personnel des Ministres qui la transî^om. xxiv. mettaient. Dans la communication des moyens de isara.x. 11. grâce établis par Dieu, 7îon mérita personarum conxxiii 2, 3. sideranda sunt, sed ojflcia sacerdotum?-
s. Jean, xi. ' •*'
Act. i.25. 1 Voyez S. Ambros. E^Dist. \. Ad Chromattum. — S. Optât, v. 4.
" Sacramenta per se sancta sunt, non per hommes^
Hooker, Ecclesiastical Polity, liv. V. chap. Ixxvii. 3. " Ce que quelques-uns ont recommandé, à propos de la rêordination de ceux qui avaient été consacrés auparavant dans des temps plus corrompus, est beaucoup moins nécessaire. Cette erreur, déjà relevée par saint Jérôme {Dialog. c. Luciferianos), n'exige plus maintenant de nouvelle réfutation."
Gerhard, De Sacramentis, t. iv. p. 233, et t. vi. p. 148, 149, cite certains passages de Luther, basant son droit aux fonctions du saint ministère sur son Ordination épiscopale sous le régime papal en 1507.
Andrewes, Of the Sending of the Holy Ghost, Serm. IX*. Œuvres, t. iii. p. 278. " L'Eglise n'a-t-elle pas positivement déclaré depuis longtemps, q\ie le Baptême administré par Pierre n'était pas audessus de celui donné par Judas, et dit par comparaison qu'un cachet de fer produit une empreinte aussi parfaite qu'un cachet d'or ? (Greg. Naz. Orat. de Baptism.) Il en est de même de ceuxci ; ceux qui par la parole, les Sacrements, le pouvoir de lier et de délier, sont pour d'autres des canaux de grâce, afin de les rendre féconds en toutes bonnes œuvres, peuvent bien jouer ce rôle, quoiqu'ils restent eux-mêmes stériles, semblables à ces tuyaux de hois ou de plomb, qui tout en conduisant l'eau font porter à un jardin des plantes et des fleurs, bien qu'eux-mêmes n'en produisent jamais. (S. August. Tract, v. in S. Joann.) Séparez les fonctions des hommes ; laissez les hommes b, Dieu, devant qui ils se tiennent debout ou tombent; que V ordonnance de Dieu subsiste fermement."
DANS L'EGLISE d'AIîGLETEERE. 225
XXXIX Articles. Voyez les observations de l'Evêque Beveridge Chap. VI.^ {Discourse on the XXXIX Articles) et du Professeur Browne {Expodtion of the XXXIX Articles) sur l'Article xxvi : L'indignité des Ministres, qui n'empêche point l'effet des sacrements de Jésus-Christ administrés par eux. — Voyez aussi plus haut, Part. ii. chap. v. p. 203-7 ; et plus loin, Part. iii. chap. iiL
CR. Mais les Eglises, dans lesquelles ces Ministres prêchaient, n'avaient-elles pas été construites et dotées par des Catholiques Romains, dont plusieurs des opinions religieuses ont été déclarées erronées par l'Eglise d'Angleterre, et ces Eglises devraient-elles à cause de ces circonstances lui appartenir ?
H. Ces Eglises, quels qu'aient été leurs fondateurs, étaient dédiées Deo et Ecclesi^ ; par la consécration elles avaient cessé d'être la possession des hommes, elles étaient devenues la propriété et la demeure du Très-Haut.^ Puis donc qu'elles n'appartenaient pas à Vhomme mais à Dieu, et puisque Dieu est la Vérité, toute doctrine et tout culte qui sont vrais, s.Jean, xiv.
-^ ' 6 ; xvii. 17.
peuvent, bien plus, doivent v être enseignés et offerts, i Tim. ii. 7.
^ ' r ' J to ^ j S Jean, v.
D'ailleurs, pour parler de l'intention qui présida à 6. leur fondation, elles furent bâties en vue de la prédication et du culte Chrétiens, et non pour l'encouragement des doctrines papales, en tant que telles, encore moins des doctrines papales, telles qu'elles devinrent au milieu du seizième siècle, à répoque du Concile de Trente, et telles qu'elles sont de nos jours. Leurs fondateurs les bâtirent et les dotèrent pour le maintien de la vérité ; mais leurs dotations, bien que faites, en vérité, dans certains cas, à une Eglise égarée, ne furent point accordées à ses égarements. De plus (comme les Eglises des Donatistes d'Afrique et leurs dotations
Part. IT.