DE LA SUCCESSION DES SAINTS OEDRES
furent transférées à l'Eglise Catholique par des Empereurs Chrétiens au cinquième siècle, et cela en vertu de legibus reUgiosis^ ainsi que saint Augustin les appelle ; de même) lorsque le corps entier de l'Eglise et de l'Etat d'Angleterre, Souverain et peuple, Clergé et laïques (des doutes et des questions s' étant élevés sur divers points de doctrine et de discipline), après avoir consulté la Eaison, l'Ecriture et l'Antiquité, eurent considéré et décidé, d'une manière^ légitime et réfléchie, ce qui est la vérité et ce qui est l'erreur, et qu'ainsi l'on ne put plus invoquer le prétexte de l'ignorance sur ces matières, il eût été contraire aux devoirs des gouvernants et du peuple envers Dieu, et injurieux aux fondateurs de ces Eglises et à la nation en général, d'avoir souffert que l'erreur restât confondue avec la vérité, et qu'elle la corrompît à la fois sous le rapport de l'enseignement et sous celui du culte, pour s'y perpétuer, ay. lieu de la vérité seule. Le Panthéon de Eome fut jadis un temple païen, bâti par des païens, et dédié à tous les dieux, et il est maintenant une Eglise Chrétienne ; les membres de l'Eglise Anglicane pourraient demander aux membres de l'EgUse Eomaine, pourquoi l'on n'y offre point des sacrifices à Jupiter, si ces derniers venaient à s'informer d'eux pourquoi les saints ne sont pas invoqués ni les images adorées dans nos Eglises.
^ Ecclesia, dit la loi Anglaise, 2 Inst. 64, est donnes mansionalis Omnipotentis Dei. — Comp. Hooker, Eccîesiastical Polity, liv. V. chap. xii. 3. " La dédicace des Eglises fait abandonner le droit que leurs fondateurs auraient sans cela sur eUes, et en rend Dieu luimême le Propriétaire." — Voyez aussi South, cité dans les Christian Institutes, t. iii. p. 429.
* S. August. Epist. 50, Âd Bonifac. "Quicquid nomine Ecole-
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sianim partis Donati possidebatur, Christiani Imperatores legibus Chap. VI.^ religiosis cum ipsis Ecclesiis ad Catholicam transire jusserunt."
Sara via, De Sacrilegio, p. 88. " In Reformatione Ecclesia fit casta conjux, et vero suo Christo reconciliatur : quare bona mariti tanquam uxor sibi vendicat légitima Ecclesia."
3 Voyez plus haut, chap. v. p. 201 — 3, — Sur 9,400 membres du Clergé, possesseurs de bénéfices, 243 seulement, selon Neal, History of the Puritans, Part. i. chap. iv. ou 189, selon Burnet, History of the Reformation, Part. ii. liv. III. p. 802, refusèrent de se conformer à la doctrine et à la discipline de l'Eglise d'Angleterre, telle qu'elle fut réformée en 1559,
^. Vous avez auparavant parlé de l'Eglise d'Angleterre en tant que Protestante (p. 208) ; ne peut-on donc pas Taccuser d'inconséquence et de partialité lorsqu'elle reconnaît les ordres sacrés de l'Eglise de Eome, tandis qu'elle refuse d'admettre la validité de Préface de
T • -T. . > -, i'OrdinaL
ceux des communions Protestantes qui ne possèdent point un gouvernement épiscopaï; et ne préfère-t-elle pas, en agissant ainsi, les Eomanistes aux Protestants?
i^. Non. L'Eglise d'Ano^leter're ne préfère sous Ecciésiastiq.
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aucun rapport certaines personnes, en tant que telles, à s. Jacq. ii. i. d'autres personnes. Mais comme le Baptême administré par Judas était le Baptême de Jésus-CLrist, non moins que celui qui était administré par saint Pierre ou par saint Jean, et que par conséquent l'Eglise^ primitive ne rebaptisa point ceux qui avaient été baptisés par Judas, mais rebaptisa ceux qui avaient été baptisés par saint Jean-Baptiste ; et qu'en Act. xix. .5. agissant ainsi, elle ne préféra point Judas à saint Jean, mais qu'elle préféra le baptême de Jésus- Christ, bien qu'administré par Judas, au baptême de saint Jean-Baptiste, quoique administré par Jean lui-même; de même l'Eglise d'Angleterre préfère les Ordres Sacrés de Jésus- Christ,^ par qui que ce soit qu'ils aient