et qui est le seul Potentat, le Roi des rois, et le Sei
d'encourager la vraie foi. 285
gneur des seigneurs ; par qui les rois régnent et les S^^'^- "-, jyrinces font des lois justes ; et Dieu a promis que les Rois seront les nourriciers, et les Reines les 23^.* ^^^{^^ nourrices de son Eglise. Le second Psaume, qui ^^^'^- ^"^ prophétise l'événement même que nous venons de mentionner, je veux parler de Jésus-Christ comparaissant devant Pilate, où, il faut aussi l'observer, Notre -Seigneur parla du pouvoir officiel de Pilate comme étant dérivé d^en haut (avcùôev) (c'est-à-dire de Dieu lui-même'*) conclut par une exhortation que le Eoi Prophète adresse aux Eois et à tous ceux qui possèdent l'autorité, les engageant à être sages et à servir le Seigneur avec crainte, et à baiser le Fils, ps. a. 12. c'est-à-dire à révérer le Christ, comme leurs sujets les révèrent eux-mêmes. Louez le Seigneur, dit-il ^^- cxiviii. encore, vous, Rois de la tei^re et tous les peuples, princes, et tous les juges de la terre. Dans l'Apocalypse les vingt-quatre anciens jettent leurs couronnes Apoc. iv. 10. devant son trône; et les voix dans le Ciel disent: Le royaume de ce monde est devenu le royaume du Apoc. xi. 15.
•^ ^ ^ Apoc. xix.
Seigneur et de son Christ. Il ne peut être que ^6; xxi. 24. glorieux pour les Eois et les nations de faire ce qui, étant fait, sera chanté par les Anges dans le Ciel, comme contribuant à la gloire du Christ.
^ S. Iren. v. 20. "Cajus jussu na-scuntur homines, Hajus jussu et reges constituuntur." — Tertull. Apolog. 30. " Ideo magnus est imperator, quia cœlo minor est , inde est imperator unde et homo ; inde potestas illi unde et spiritus." — Âd Scap. 2. "Imperator homo à Deo secundus, quicquid est à Deo consecutus ; et solo Dec minor, omnibus major, dum solo Deo minor." — S. August. iv. 722, 1141. " Jam in fronte Regum Crux illa fixa est," &c.
^ Hooker, Ecdesîastical PoUty, liv. VIII. chap. iv. 6. " Il n'y a Rom. xiii. l. point de puissance, dit l'Apôtre, qui ne vienne de Dieu, et rien ne vient de Dieu que par l'intermédiaire de Notre-Seigneur Jésus-
Part. III.^ Christ. . . . Toute autorité humaine est dérivée de Dieu par Jésus- Christ, et les Chrétiens doivent reconnaître qu'on ne peut la tenir que de Dieu et sous lui." — Voyez Overall, Convocation Book, liv. i. chap. 2. XXXV. xxxvi. — Casaubon, De Lih. Eccles. c. 11. iv. 3 S. August. In Psalm. xxix. et xxxii. t. iv. p. 195 et 287.
<îâ. Mais si une nation est obligée d'encourager la religion, ne doit-elle pas adopter quelque forme religieuse, forme qui sera en opposition avec celle de plusieurs de ses membres, dans les points où ils diffèrent à l'égard de leurs opinions religieuses ?
<Cl. La nation se compose d'hommes, qui sont Eph. iv. 5. tenus à professer la vraie foi, qui est une}
1 S. Hieron. In Esai. xix. " Unum al tare dicitur, sicut unafides, et unum baptisma, et una Ecclesia.*' — Voyez plus haut, p. 30 — 33, et plus loin, Part. iii. chap. iiL
^» Mais lorsqu'ils diffèrent dans leur croyance, comment ceci peut-il se faire? N'est-ce pas une chose très-difficile à réaliser ?
Ps. cxxxiii. 1^, Toutes les bonnes choses sont difficiles : et
2 Cor. xiii. . . , '