DE LA SUPREMATIE ECCLESIASTIQUE
Z^^^iili, a droite ni h gauche. C'est pourquoi les Eois, d'après
le commandement de Dieu, dès qu'ils étaient assis
] Rois, XV. sur U trône} devaient transcrire de leur propre main
2'chron. " la loi daus un livre, pris de celui des Prêtres et des
xvii, 6 ; . , . , .
xix. 4; Lévites ; et ceux qui exerçaient cette autorite justement et fidèlement étaient bénis spirituellement et temporellement par Dieu en eux-mêmes et en leur peuple, et ils sont commémorés dans l'Ecriture avec des louanges spéciales par le Saint-Esprit. Ce pouvoir était leur épreuve, et la manière dont ils l'exerçaient était l'essence même de leur caractère.^
1 Bileon, Christian Suhjection, p. 178 — 180. "C'est pourquoi ceci n'avait point de rapport avec la conduite privée du Roi comme homme, mais avec ses fonctions de pi'înce comme magistrat." — Strype, Life of Whitgift, p. 132. Ed. in-fol. — Beveridge, Discourse upon tke XXXIX Articles, Art. xxxvii. t. ii. p. 368. Ed. Oxford,
^ S. August. Epist. ad Bonifac. 50 (al. 185). "Omnes Reges qui in populo Dei non prohibuenint nec everterunt quse contra Dei prœcepta fuerant instituta, culpantur ; qui prohibuerunt et everterunt, super aliorum mérita probantur."
Bilson, p. 262 — 271. — Hooker, Ecclesiastical Polity, liv. VIII. chap. i.
(^, Cela est vrai ; mais nous n'entendons parler de rien qui ait été fait pour l'Eglise de Jésus-Christ par les Eois dans le Nouveau Testament, ni d'aucun pouvoir exercé par eux dans les affaires ecclésiastiques ?
3^. Non. Les Eois n'étaient pas encore devenus Chrétiens, mais il étaient destinés à le devenir. Comme saint Augustin le dit,^ d'après le second Psaume, qui prophétise les gloires et les triomphes du Christianisme : Nondum implehatur illa prophetia [de ce Psaume] : Et nunc, Reges, intelligite ; erudi-
DES SOUVERAINS CHEETIENS. 317
minî qui judicatis terram ; servite Domino in timoré, .^"ap. tv.^ Mais maintenant, ajoute-t-il, que cette prophétie du Eoi-prophète a été accomplie, et qu'ils sont devenus Chrétiens, serviant Reges terrœ Christo, legem ferentes pro Christo. Et encore : Rex, quia homo est, servit Deo, vivendo fideliter ; quia vero etiam Eex est, servit, hges justa prœcipientes et contraria prohihentes convenienti vigore sanciendo.
1 S. August. ii. p. 349, 350, 357, 446, 448, 594, 970, 976, 977, 983, 1143, 1161 ; iii. 1813; iv. 388, 783, 917. Ed. Paris, 1836.
^. Saint Augustin s'ap]3uie-t-il en ceci sur quelque autorité tirée de l'Ecriture ?
3^. Oui. Ezéchias et Josias, ajoute-t-il,^ servirent Dieu en détruisant les bocages, les hauts lieux et les temples idolâtres ; le roi des Mnivites même le ^ servit en ramenant son peuple au repentir et à la sainteté de la vie ; Darius le servit en punissant les ennemis du prophète Daniel ; Nabuchodonosor même le servit par une loi sévère {terrihili lege) dirigée contre le blasphème. Qui donc, demande saint Augustin, après l'accomplissement des prophéties qui annoncèrent que : adorabunt eum omnes Reges, omnes gentes ser vient illi, — tous les Rois se prosterneront devant lui [le Christ], et toutes les nations Ps.ixxii. ii. le serviront, — " Qui osera, s'il jouit de son bon sens, dire aux Eois Chrétiens : Peu vous importe qui attaque et qui soutient l'Eglise de Jésus-Christ ; peu vous importe qui parmi vos sujets est religieux, et qui est coupable de sacrilège ? Non, ajoute-t-il, cela ne saurait être. Les Eois servent Dieu^ lorsqu'ils ordonnent ce qui est bon, et qu'ils interdisent ce qui
Part. III.