‹ Theophilus anglicanusChapitre 79 sur 91 · DES EUES ET DES CEREMONIES · texte numérisé non relu

DES EUES ET DES CEREMONIES

Eglises anciennes ou étrangères ; de telles Cérémonies ayant été prescrites par ces Eglises, comme étant édifiantes et bienséantes ?

iR. Non ; aucune personne privée^ soit laïque soit ecclésiastique, ne possède la liberté de rien introduire dans une Eglise de sa propre autorité ; ce n'est point dans ses attributions, mais c'est exclusivement la fonction de l'Eglise, à laquelle il appartient de prescrire les Cérémonies que ses membres doivent observer ; et, soit que ces nouvelles cérémonies, que vous avez mentionnées, proviennent d'une pratique ancienne, soit qu'elles aient une origine moderne, elles constituent également une innovation et une usurpation au détriment de l'autorité de l'Eglise, et leur introduction est aussi irrégulière que présomptueuse. Ce n'est pas moins un acte d'orgueil et de désobéissance de la part d'un individu d^ introduire dans une Eglise ce qui ?i'est pas autorisé par l'autorité légitime, que de mépriser ce qui Yest!^

^ Livre des Prières Publiques. Des Cérémonies. " Quoique l'observance ou l'omission d'une cérémonie, considérée en elle-même, soit une chose de peu d'importance, cependant ce n'est pas une légère ofifense aux yeux de Dieu, que d'enfreindre et de violer volontairement et avec mépris un ordre ou une discipline régulièrement établie. Que toutes choses se fassent parmi vous, dit saint Paul, avec bienséance et avec ordre. Et comme ce n'est point à de simples particuliers qu'il appartient d'établir cet ordre, nul homme ne doit avoir la témérité, ni la présomption de prendre sur lui d'établir ou de changer aucun ordre public et général dans l'Eglise de Jésus- Christ, à moins qu'il n'y soit légitimement appelé, et qu'il n'ait autorité pour le faire." — Voyez aussi le Canon 14. Le Clergé fait la promesse expresse de conformité. Can. 36.

2 S. August. Régula ad Servos Dei, 3 (i. p. 1273). " Nolite cantare nisi quod legitis esse cantandum ; quod autem ita scriptum est ut non cantetur, non cantetur."

ou l'on eefute des objections. 369

Hooker, Eccksiastical Polity, liv. V. chap. Ixxi. 7. " Nous préférerions glorifier et bénir Dieu à cause du fruit que nous voyons recueillir tous les jours par les lois que son Esprit Divin permet à la mûre sagesse de notre Eglise Nationale de produire, que de nous vanter vainement de nos propres inventions particulières et privées, comme si l'habileté d'un régime profitable avait laissé l'habitation publique de cette Eglise se trouver d'une manière retirée avec un petit nombre d'hommes de notre choix ; nous ne faisons pas nos appels puérils tantôt de notre propre Eglise à celles de V étranger, tantôt de l'une et des autres à des Eglises plus anciennes que ni l'une ni les autres; en effet, nous n'en appelons pas toujours de tous les autres à nous-mêmes ; mais, comme il convient à ceux qui siiivent en toute humilité les sentiers de la paix, nous honorons, nous révérons, immédiatement après Dieu, la voix de l'Eglise de Dieu, dans laquelle nous vivons, et nous lui obéissons."

Chap. H.

CHAPITEE II.

où l'on EÉFUTE DES OBJECTIONS.

^. Mais ne peut-on pas dire que — comme ces Rites et ces Cérémonies sont des choses^ indifférentes, et qu'elles peuvent varier dans diverses Eglises, et cela même d'une manière^ très-raisonnable et trèsavantageuse, et qu'on peut les changer de temps en temps dans la même Eglise^ — il est peu important (pie nous nous y conformions ou non ?

il. Non ; car, s'il en était ainsi, toute autorité humaine cesserait d'exister.^ Les choses indifférentes sont, à proprement parler, celles dont le Dieu toutpuissant w'a parlé dans aucune loi, ni en leur faveur ni contre elles ; et l'indifférence (àStacfiopia) est le caractère spécial des objets qui sont légitimement du ressort de la loi humaine, en tant que distinguée de

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