DES RITES ET DES CEEEMONIES
Part. IV.
S. Luc, xxii.
Act. vii. 60.
Phil. ii. 10.
Eph. iii. 14.
Exod. xxii.
Act. xxiii.
2 S. Pier. ii.
S. Jude, 8.
1 Tira. i. 4 ; vi. 4, 20.
2 Tim. ii.
1 Cor. xiv.
Tit. i. 10.
S. Matth.
xxiii. 23.
S. Luc, xî.
la loi divine : tô vo^lkov BtKatov est cet ô ef àpyfjf; ovBèv Biacpépet, orav êe ôœvrai, SLa^épei.^ In mediis rehus lex posita est ohedientiœ. La raison naturelle même nous dit que certains états du corps accompagnent et montrent d'une manière appropriée certaines affections de l'esprit/ et qu'ils contribuent à l'édification générale ;' et, pour recommander certaines attitudes dans les dévotions, nous avons l'autorité des exemples de Y Ecriture; et dans le culte public d'une Eglise les diversités doivent être évitées, et Ton doit grandement désirer de posséder l'uniformité, comme tendant à amener V Unité. Bien qu'en vérité telle ou telle cérémonie particulière soit un objet de peu d'importance, cependant il faut qu'il y ait quelques cérémonies ; cela est essentiel au maintien de la Eeligion ; et lorsque l'autorité a fait certaines lois prescrivant certaines cérémonies, nous ne sommes plus libres de les mettre en pratique ou de les négliger, comme bon nous semble ; car l'obéissance à l'autorité légitime est si loin d'être un objet d'indifférence,® que rien n'est plus nuisible à une société, ni plus déplaisant à Dieu, qui est l'Auteur non de la confusion mais de la paix, que son absence. En outre, si ces choses sont, comme certaines personnes l'allèguent, des questions indifférentes, rien ne peut être plus frivole que les disputes sous ce rapport. En un mot, quand nous disputons, au lieu d'ohéir, nous recueillons, comme conséquences, le mépris pour l'autorité légitime, la perte du temps et du travail ; nous nuisons à la paix et à la charité, et nous négligeons les choses les plus importantes de la loi^
ou l'on eefute des objections. 371
1 s. August. ii. 186, 188, 291. {Epist. liv. Ixxxii.) .^"^^•^^- Barrow, cité dans les Christian Institutes, t. iii. p. 157. — Mason,
Ibid. t. iv. p. 463, 487.— Sanderson, Ibid. t. iv. p. 574.— Bingham, Origines Ecclesiasticœ, XVI. i. 15.
2 S. Iren. Ap. Euseb. v. 24. La ^lacpwvla dans les cérémonies de différentes Eglises rrju ôfiâyoïav ttjs iriVrecos <Tvi'l(Xrit]<riv. — S. Greg. Mag. Ep. i. 43. " In unâ fide nihil officit Ecclesiœ consaetudo diversa." — Hooker, Ecclesiastical Polity, liv. IV. chap. xiii. 3.
3 XXXIX Articles, Art. xxxiv. Des Traditions de F Eglise. " Il n'est pas nécessaire que les Traditions ni les Cérémonies soient partout les mêmes, ni complètement semblables ; car h, toutes les époques elles ont été diverses, et on peut les changer selon la diversité des pays, des temps et des mœurs des hommes, pourvu qu'on n'ordonne rien qui soit contraire à la Parole de Dieu. Chaque Eglise particulière ou nationale a l'autorité d'instituer, de changer et d'abolir les Cérémonies ou les Rites de l'Eglise, prescrites seulement par l'autorité de l'homme, à condition que tout soit fait en vue de l'édification."
^ Préface du Livre des Prières Publiques. — XXXIX ÂHicles, Art. xxxiv.
^ Aristot. Ethic. v. 10. — Saint Bernard, Ep. vii. — Canons de 1603. Can. 30. '* Les choses indifférentes en elles-mêmes changent en quelque sorte de nature, quand elles sont ou commandées ou défendues par un magistrat légitime, et l'homme ne peut s'en dispenser selon son bon plaisir, contrairement à la loi, quand elles sont ordonnées, ni les mettre en pratique lorsqu'elles sont interdites."
Hooker, Ecclesiastical Polity, liv. V. chap. viii. 2. " Les matières rituelles sont avec juste raison du domaine de l'autorité."
^ Hooker, Ecclesiastical Polity, liv. V. chap. xxx. 2. " Lorsque nous faisons profession de notre foi, nous restons debout ; lorsque nous reconnaissons nos péchés, nous nous prosternons, parce que la posture de la fermeté nous convient mieux dans le premier cas ; et dans l'autre, celle de l'humilité." — Ibid. liv. chap. Ixviii. 3. " En nous agenouillant à la Communion, nous prenons une posture de piété : qu'est-ce qui convient mieux à notre corps que d'être le représentant sensible d'un esprit sincèrement humble?"
7 Hooker, Ecclesiastical Polity, liv. VI. chap, i. 3.
^ XXXIX Articles, Art. xxxiv. — Mason, cité dans les Christian Institutes, t. iv. p. 463, et notes. — Sanderson, Ibid. p. 557, 623, et Wall, Ibid. p. 464.
^ Hooker, Ecclesiastical Polity, liv. V. chap. xxxi. 1. " Quant h,.