DES RITES ET DES CEREMONIES
Part. IV. nécessaires, l'une des premières c'est Tobéissance à s.'^Matth'* ^' l'^^torité légitime dans toutes les choses non illégiïxii' l\'- times/ c est-a-dire dans toutes les choses non contraires aux lois générales de la Nature et de la Baison, et aux lois positives de la Sainte Ecriture. Le précepte et l'exemple de notre adorable Seigneur, qui était obéissant à la loi pour V amour de Vhomme, sont concluants sur ce point.^
1 S. August. Ep. 36, t. ii. p. 101. " In his rébus, de quibus nihil certi statuit Suriptura divina, mos populi Dei vel instituta majorum pro lege tenenda sunt."
S. Hieron. Ep. xxriii. Ad Lucinîum Bœticum. "Ego illud te bre- Titer admonendum puto, traditionea Ecclesiasticas (prsesertim quse fidei non officiant) ita observandas, ut à majoribus traditse sunt : nec aliorum consuetudinem aliorum contrario more subverti. Sed unaquseque provincia abundet in suo sensu, et prcecepta majorum leges Apostolicas arhitretur."
^ Hooker, Ecclesiastical Polity, liv. II. chap. viii. 6, 7 ; III. vi. et III. vii. 2—4 ; III. xi. 14 ; V. Ixx. 6 ; V. Ixxi. 7.
'Andrewes, On the Decalogue, p. 209, 271.
^. Mais si j'ai un scrupule de conscience sur la légitimité d'une cérémonie, dois-je m'y conformer ? Voyez plu» |^ n est Certainement vrai que notre conscience
haut, p. 287 ^
—289. nous oblige, même lorsqu'elle s égare; mais cependant elle ne nous met pas alors à l'abri de la culpabilité et du châtiment de l'erreur. C'est pourquoi nous devons avoir tout le soin possible que notre conscience ne s'égare point, mais qu'elle soit justement instruite et éclairée. Et, dans ce but, nous devons considérer que l'autorité légitime a prononcé un jugement public en faveur de la Cérémonie, quand elle l'a ordonnée; et en charité, humilité et discrétion Chrétiennes, nous ne serons pas disposés à douter que ce jugement public n'ait pas plus de valeur que notre
ou l'on eefute des objections. 375
propre opinion privée. Nous devons nous rappeler .^"^J"-. que la conscience puhlique vaut mieux que notre conscience privée;'^ et c'est pourquoi il est de notre devoir de tâcher de mettre la dernière en harmonie avec la première. Nous devons ensuite ne pas perdre de vue que la chose est établie, et que, dans l'intérêt de la paix, elle ne doit pas être mise en question par des particuliers sans une urgente nécessité; que l'ordre, qui en prescrit l'observance, est le jugement de l'autorité compétente, envers laquelle nous devons, d'après la Parole de Dieu, faire preuve d^ohéissance dans toutes les choses qui ne sont jms évidemment illégitimes, non-seulement par la crainte de la punition, mais aitssi'S'Om.xm.^. à cause de la conscience; que le commandement est clair, mais qu'il w'en est pa^ ainsi de notre refus (et in dubiis rehus iuiioT pars est eligenda) ; et enfin, qu'il Jér. xxxv. y a plusieurs choses qu'il peut ne pas être expédient J^io"' "" pour les autres de commander, auxquelles néanmoins il est absolument nécessaire que nous obéissions, lorsqu'elles sont commandées.
1 Hooker, J5'cc?esiasiîcaZi'oZr<7/,liv. IV. chap.iv,2. "Leurs sentences . ne seront pas grandement respectées, lorsqu'ils opposent leur il me semble aux ordres de l'Eglise d'Angleterre."
2 S. August. Contra Faust. Man. xxii. 75. " Reum facit superiorem iniquitas, imperandi, innocentem subditum ordo serviendi."
Audrewes, On the Decalogue, p. 340.
^. Mais saint Paul ne dit-il pas : Que chacun soit i^om- xiv. s pleinement persuadé dans son propre esprit; et encore: Tout ce quon ne fait pas avec foi est péché V
1^. Saint Paul dans ces passages parle de matières indifférentes, c'est-à-dire de matières ni prescrites ni défendues par Dieu, et sur lesquelles \ autorité publique légitime n'avait prononcé aucun jugement, et par rap-