NOTRE PREMIER DISPENSAIRE PREMIER LABORATOIRE PUBLIC DE CHIMIE
On voit, par tout ce qui précède, quels développements inattendus avait pris en peu d^années le Bureau d'adresse; mais c'était toujours et avant tout, dans la pensée de son fondateur, une institution charitable.
« Chacun sait, dit-il dans un de ses factums, combien de milliers de pauvres personnes se sont retirées de la mendicité, ou Tont évitée, par les emplois qu'elles ont rencontrés et qui leur sont tous les jours donnés audit Bureau d'adresse. Mais, pource qu'il n'y a point de pauvreté plus à plaindre que celle des malades, ce Bureau s'est particulièrement adonné à leur traitement. »
Renaudot, en effet, y consacrait tout le temps et tout l'argent dont il pouvait disposer; il lui en coûtait tous les ans « plus de 2,000 livres du sien, outre son temps, son industrie et sa peine, pour donner à ces pauvres malades les consultations et les remèdes dont ils avaient besoin ».
Ces consultations attirèrent bien vite un concours de population qui allait chaque jour grossissant, si bien que Renaudot dut songer à se
LE PHILANTHROPE. 6l
faire assister par d^autres médecins, et finit par organiser, dans cette élastique maison du Grand- Coq, sous le nom de Consultations charitables pour les malades^ ce que nous appelons aujourd'hui un Dispensaire.
Il avait, dit-il, fait appel aux médecins de l'école de Paris. Quelques-uns étaient venus -au commencement, mais le blâme qu'ils en avaient reçu de leur corps — nous dirons bientôt pourquoi — les en avait fait retirer. Les docteurs en médecine de Montpellier et des autres Universités fameuses qui se trouvaient à Paris, au nombre de quatre-vingts ou cent, et qui ne cédaient point aux autres en doctrine et expérience^ les surpassèrent en charité; ils venaient alternativement, tous les jours, donner leurs conseils gratuits à tous les pauvres malades, qui s'y trouvaient en telle foule pour y recevoir du soulagement en leurs maladies, qu'ils étaient contraints de se partager en plusieurs bandeSj afin de leur donner plus promptement secours, sans faire attendre leurs ordonnances, — qui se faisaient en latin.
Il s.erait inutile d'insister sur Pimportance de cette nouvelle « invention » de la charité de Renaudot. A cette époque, le nombre des docteursmédecins était encore fort restreint; à Paris, on Th. Renaudot. a**
en comptait à peine un cent. De plus, les médicaments étaient d^un prix assez élevé. Enfin, les personnes qui n'étaient, pas assez riches pour se faire traiter chez elles avaient beaucoup de répugnance à se rendre à l'hôpital, où on était alors fort mal soigné. G^était donc rendre un grand service aux gens peu aisés que de leur fournir gratuitement, ou pour une somme très modique, les remèdes dont ils avaient besoin. Tel était, en effet, le but des Consultations charitables. Voici^ d^ailleurs, comment Renaudot exposait le mécanisme de cette nouvelle institution :
« Gomme il n'y a pas de conclusion plus universellement approuvée de tous les peuples et religions du monde que celle-ci : qu'il faut soulager les pauvres, — ainsi faut-il renoncer à l'humanité pour en réprouver le dessein ; et pour ce que, de toutes les professions destinées au bien et soulagement des hommes, il n'y en a point de plus nécessaire que la médecine, car, ayant été créée de Dieu pour remédier à leur plus pressante nécessité, qui est la maladie, c'est pourquoi, tandis que je minute en mon esprit les moyens de réduire en pratique les règlements approuvés pour soulager toute sorte de pauvres, je tends l'une de mes mains aux malades, et invite de l'autre tous ceux qui me peuvent aider en ce charitable projet, le succès
duquel a déjà tellement répondu à ce que je m'étais promis, qu'il y a grande apparence que Dieu autorise de sa sainte bénédiction une si louable entreprise (i).
« Car, encore que les pauvres malades aient toujours reçu de moi l'assistance gratuite qu'ils m'ont demandée, si est-ce que, vaquant plus assiduement, depuis quatre mois, à consulter pour leurs maladies, je puis assurer qu'il ne s'en est renvoyé depuis ce temps-là aucun, non seulement sans l'ordonnance des médecins fameux qui ont voulu exercer chez moi cette charité, mais encore sans qu'on leur ait fourni de quoi payer les remèdes ordonnés, quand ils l'ont désird ou qu'il est venu à notre connaissance qu'ils en avaient besoin. Nonobstant laquelle charité, il se trouve de l'argent de reste, de la largesse des malades qui ont voulu contribuer quelque chose pour les pauvres.
« Ceux, en effet, qui viennent chercher céans assistance en leurs maladies, sont de trois sortes :
(i) Cet appel à la charité était bien naturel et assurément très légitime. Mais où les ennemis de Renaudot n'auraientils pas trouvé à mordre? Aussi ne manquèrent-ils pas de s'attaquer à cette « boëte mercenaire et honteuse, laquelle a toujours été dans les Bureaux des Consultations charitables, attendant les effets de la charité des malades, que l'on se vante d'assister si libéralement et gratuitement. »
« Les uns sont riches et accommodés, lesquels, après avoir reçu le conseil que leur ont donné par écrit tant de gens d^onneur qu'ils voient présents, ou qu'étant absents ils ont envoyé consulter, sur un mémoire contenant le récit de leur mal et des remèdes qui leur ont été administrés, sans dire leurs noms, qui ne sont de rien à la guérison des malades : ces premiers exercent fort volontiers libéralité de quelque chose qu'ils destinent à faire médicamenter les pauvres, qui n'est pas la moitié de ce que leur coûterait ailleurs une consultation.
« Les autres sont si peu accommodés qu'ils n'ont pas moyen de faire aucune charité; toutefois leur pauvreté ne va pas jusqu'à avoir besoin d'aumône, et n'est pas telle qu'ils ne puissent avoir de quoi payer à leur apothicaire et chirurgien les remèdes qu'on leur a ordonnés ; et ceux-là s'en retournent avec leur ordonnance, sans faire aucune charité ni en recevoir d'autre que celle d'un conseil qu'on leur a donné ; même offrent souvent de donner aux pauvres quelque témoignage de leur reconnaissance, laquelle on refuse lorsque leur incommodité est connue , encore qu'il s'en trouve quelques-uns de cette seconde sorte qui donnent malgré nous quelque petite aumône, sur l'opinion que leur charité redoublera la bénédiction de Dieu sur les remèdes qu'on leur a ordonnés.
« Les troisièmes sont pauvres mendiants, ou qui sont retenus de mendier par la seule honte, lesquels, avec Fordonnance, reçoivent,^ ou leur chirurgien ou apothicaire pour eux, la somme à laquelle on a composé pour leurs remèdes, les faisant ressouvenir qu^ils travaillent pour des pauvres, sur lesquels ils se doivent simplement indemniser de leur déboursé. En quoi j^ai véritablement à me louer du zèle et affection que les maîtres apothicaires et chirurgiens de cette ville ont témoignés, en toutes les occasions qui se sont présentées, de servir les pauvres, n'y en ayant aucun qui ne se soit volontairement offert à contribuer gratuitement sa peine et son industrie à ce bon œuvre. »
Il est à croire que les apothicaires y trouvaient leur compte. Le grand art de Renaudot avait été de se faire des alliés de ces éternels ennemis de la Faculté de médecine.
Les Consultations charitables furent officielle-^ ment reconnues par des Lettres patentes du roi en faveur des pauvres, et particulièrement des malades, donnéQs à Chantilly, le 2 septembre 1640, et que nous croyons devoir reproduire :
« Louis, etc. Notre très cher et bien amé Théophraste Renaudot, Docteur en médecine, l'un de nos conseillers et
médecins ordinaires, maître et intendant général des Bureaux d'adresse de France, s'étant de longue main employée la recherchede plusieurs inventions et moyens pour l'emploi des pauvres valides et traitement des invalides, et généralement à tout ce qui est utile et convenable au règlement desdits pauvres, pour lequel nous l'aurions mandé exprès dès le mois d'octobre de l'an 1612, et à icelui permis et accordé par notre brevet dudit jour de mettre en pratique et établir toutes sesdites inventions, avec défenses à tous autres qu'à ceux qui auront poavoir exprès de lui de les imiter, altérer ou contrefaire; même icelui pourvu de la charge de commissaire général des pauvres de notre royaume par arrêt de notre Conseil d'Etat du 3 février 1618. Ledit Renaudot n'aurait pas seulement vaqué à la perquisition des secrets et choses les plus cachées en l'art de médecine, dont il fait profession depuis 35 ans, mais encore, depuis l'établissement desdits bureaux d'adresse reçu en iceux toutes les personnes curieuses qui y font expérience de plusieurs inventions utiles au public, et particulièrement auxdits pauvres, lesquels y reçoivent gratuitement conseil et assistance en leurs maladies et incommodités, par la charité des médecins, chirurgiens et apothicaires qui s'y assemblent à cette fin.
« Et d'autant qu'une partie des expériences qui s'y font sont des remèdes tirés des plantes, animaux et minéraux, pour la préparation desquels il est obligé de tenir toute sorte de fourneaux, alambics, matras, récipients, et autres vaisseaux et instruments de chimie et spagy/ie, pour extraire, par les opérations dudit art, toutes sortes d'eau, huiles, sels, magistères, extraits, quintessences, chaux, teintures, régules, précipités, et généralement tous les autres effets dudit art de chimie, lesquels se trouvent fort
Utiles à la guérison des maladies, lorsqu'ils sont méthodiquement administrés selon les préceptes de la médecine.
« Désirant favoriser cette louable institution et donner sujet à tous ceux qui auraient quelque invention utile au public de ne l'en pas vouloir frustrer, mais plutôt lui en faire voir l'expérience, nous avons par ces présentes permis et accordé, permettons et accordons à tous ceux qui auront quelque invention ou moyen servant au soulagement des dits pauvres, tant valides que malades et mvalides, mêmement quelque remède tiré des végétaux, animaux et minéraux, par le régime du feu ou autrement, le pouvoir faire en la maison dudit Renaudot et en sa présence, et non ailleurs. Et, pour cet effet, avons permis audit Renaudot de tenir chez lui lesdits fourneaux, et y faire toute sorte d'opérations chimiques servant à la médecine seulement.
Nous reviendrons sur ces lettres patentes, dont l'importance, surtout dans leur dernière partie, n'aura échappé à personne. Il paraîtrait^ en effet, que ce ne fut pas sans quelque difficulté que Renaudot obtint cette permission de tenir «toute sorte de fourneaux et alambics )) ; Jal va jusqu'à dire qu'il aurait été obligé, pour en venir à ses fins, d'acheter une charge de conseiller à la Cour des monnaies, qui avait sous sa surveillance tout ce qui touchait à la distillerie, et qu'il aurait pris rang dans cette Cour le 29 juillet 1639
Nous verrons plus tard ce que vaut cette étrange assertion, si fort en opposition avec ce que nous savons de Renaudot,
Toutes ces opérations, tous ces services, devaient attirer journellement au Bureau d^adresse une affluence dont on se fera facilement une idée. Mais il avait encore d^autres attractions, dont nous avons remis à parler, pour ne pas interrompre l'histoire de son développement comme institution charitable.
G^était d'abord la Galette, dont la création avait suivi de près celle du Bureau lui-même, et qui devait naturellement y amener les nouvellistes.
C'était ensuite une académie des sciences au petit pied, qui attirait les érudits et les curieux.
« On peut se figurer d'après tout cela ce qu'était, au milieu du vieux Paris, cette maison du Grand- Coq de la rue de la Calandre, toujours pleine d'allants et de venants : malades attendant une consultation, étudiants, apothicaires, crieurs publics, gens de toute sorte, venant porter ou demander des renseignements ; pauvres honteux, fripiers ou marchands ambulants ; dans les cours et dans les salles, un pêle-mêle d'objets bizarres
et disparates : des fioles, des fourneaux et des alambics, tout Pattirail d'une grande imprimerie, des monceaux d'objets de toute nature, étiquetés et classés par un peuple d'employés; et, au milieu de tout cela, un seul homme veillant à tout, répondant à tous, distribuant à chacun sa besogne, enseignant, distillant, vendant ou achetant, lisant les nouvelles politiques , rédigeant tour à tour une consultation, un article de journal ou un bordereau, et trouvant encore le temps de visiter des malades au dehors, et de remplir ses devoirs de courtisan et d'homme du monde. »
Ce tableau, quelque peu fantaisiste, est de M. Raynaud, qui s'était inspiré, dans cette circonstance, d'un autre beaucoup plus accentué, que nous rencontrerons sous la plume d'un ennemi de Renaudot. Il y a bien dans cette amplification un fonds de vérité; mais je l'ai citée surtout pour montrer la facilité avec laquelle les meilleurs esprits se laissent aller à la tentation de forcer les couleurs.
Quoi qu'il en soit, Paris, la France, n'avaient assurément rien vu encore de pareil à cette maison du Grand-Coq, et je ne sais si l'on trouverait dans la suite de notre histoire un autre établissement qu'on lui puisse comparer.
Et pour ce qui est de Renaudot, bien qu'il ne
rédigeât point de bordereaux, comme bien on le pense, qu'il ne s'entremît d'aucune façon dans les achats et les ventes, combien pourrait-on citer d'hommes qui aient déployé, dans la poursuite du bien, plus de dévouement, plus d'ingéniosité, plus d'activité, et aussi plus de patiente énergie? car tout ce bien ne se fit pas sans lutte, on l'a déjà vu, et on le verra mieux encore tout à l'heure, sur un autre terrain.
J'aurais voulu donner quelques détails sur la maison qui pouvait suffire à tant et de si divers emplois; mais je n'ai absolument rien trouvé là-dessus dans les descriptions de Paris, pas plus dans les nouvelles que dans les anciennes, et aujourd'hui la trace même en a complètement disparu. Elle a été rasée, ainsi, du reste, que la rue de la Calandre tout entière, pour faire place à ces énormes casernes qui s'étendent entre le boulevard du Palais et la rue de la Cité, et qui ont à jamais enseveli sous leur masse tant de précieux vestiges.
L'enseigne du Grand-Coq, évidemment, avait depuis longtemps disparu quand eut lieu la démolition de ce vieux et pittoresque quartier. On pourrait même dire qu'elle avait cessé d'exister dès l'installation, sous son couvert, du Bureau
d'adresse, effacée, annihilée, en quelque sorte, par le grand éclat de cette nouveauté, dans laquelle Tusage engloba toutes les autres créations de Renaudot.
J'ai déjà dit la vogue qui s'était attachée dès le premier jour à ce premier office d'informations et de renseignements; j'en veux donner, en terminant ce chapitre, une nouvelle preuve, aussi curieuse que significative.
Dès le carnaval de i63i, un faiseur de « ballets », sorte de pièces moitié dansées, moitié chantées, assez semblables à nos revues de fin d'année, où toutes les nouveautés, toutes les actualités, étaient mises en scène, s'avisa de prendre pour types l'établissement de Renaudot et ses clients. Le sujet prêtait admirablement, et s'il n'en tira pas tout le parti qu'en tirerait un faiseur d'aujourd'hui, il réussit assez bien pour que le roi voulût que la représentation en eût lieu devant lui, et pour qu'ensuite, après avoir été dansé et chanté, il fût imprimé, sous ce titre « : Ballet du Bureau de rencontre, donné au Louvre devant Sa Majesté; » ce qui était le comble du succès. J'ai rencontré à la même date des Vers du Ballet du Bureau d''addresse, qui ne se trouvent pas dans le Ballet, et qui en sont probablement une variante
condensée. Une courte analyse donnera une idée de ce genre de pièce, où abonde le sel gaulois.
L'auteur s'adresse d'abord aux Curieux:
En ces lieux il vient (^arriver Un homme qui sait tout trouver ^ Et che:{ qui de tout se fait monstre, Sans dire ny quoy ny comment.
Son registre ne faut ne ment.
Il tient le Bureau de rencontre.
Par lui vous aure:{ des laquais ; Et, pour faire de bons acqué.ts, Vous saure:( les terres en vente, Les offices à résigner, Les deniers qui sont à donner Et prendre à intérest ou rente.
Aussi vous sere^ advertis Qu'il enseigne les bons partis Pour assortir un mariage, Et fait, comme bien entendu, Retrouver ce qu'on a perdu, Fors des filles le pucelage.
Pour les femmes, il est adroit A leur trouver loi bon endroit.
Nourrice fiu servante à les suivre.
En son fait il est diligent, Et ne couste guère d'argent A se faire inscrire en son livre.
Vient ensuite un « Récit pour le Maistre du Ballet » :
Filles qui cherche^ maris,
Beaux garçons qui cherche:^ femmes,
Voici l'unique à Paris
Pour satisfaire lios âmes.
Donne:{ trois sols tant seulement.
Vous aure^ contentement.
Il fournit tout ce qu'on veut, Sa courtoisie est commune. •
Après, se sauve qui peut, Avec la blanche ou la brune.
Donne:{ trois sols tant seulement.
Vous aure^ contentement.
Tel rCa pas la liberté
Ny de parler ny d'escrire A quelque fière beauté A qui tout il pourra dire Donnant trois sols tant seulement.
Vous aure^ contentement.
Puis paraissent : la Mère et la Fille, qui dialoguent d^une façon quelque peu égrillarde: — la Femme qui prête à usure; — Celle qui cherche une nourrice; — la Nourrice, qui fait son petit récit.
Enfin le tout se termine par ce bouquet aux Dames :
Beaute:(, le flambeau de nos âmes,
Sans qui les amours sont réduits j
Qui faites, de vos douces flammes,
Des fours de nos plus sombres nuits. L'on nous vient d'advertir qu'ion avait icy contre Estably depuis peu le Bureau de rencontre,
Th, Renaudot, 3
Nous le cherchons afin (V apprendre
Oïl loge Vamour asseuré.
Qu'à chacun l'on a fait entendre
S'estre dans vos cœurs retiré.
Si, devant que partir, vous nous en faites monstre, Nous ne ferons jamais de meilleure rencontre.
Il parut l'année suivante une nouvelle édition de ce livret, augmentée comme Findique le titre : a Ballet du Bureau de rencontre., ensemble les remerciements du Maistre du Bureau d'addresses à ceux qui dansent son Ballet. »
Disons enfin qu'un autre Ballet du Bureau d'addresses, tout différent du précédent, fut donné à Dijon, le 3o décembre 1640, devant Monseigneur le Prince, par Monseigneur le duc d'Enguién. Les principaux personnages en sont : le Maître du Bureau, la Renommée, la Vérité et le Mensonge. Il n'y a pas moins de vingt-six entrées.
Tout cela prouve l'opportunité, l'excellence de l'idée que Renaudot avait mise en pratique dans l'établissement des Bureaux d'adresse, et la faveur persistante dont la nouvelle institution jouissait auprès du public.