‹ Théopneustie; ou, Inspiration plénière des Saintes ÉcrituresChapitre 20 sur 44 · CHAPITRE 1. TES EXAMEN DES OBJECTIONS · texte numérisé non relu

CHAPITRE 1. TES EXAMEN DES OBJECTIONS

= | A .. Onobjecte que la faillibilité des traducteurs de la & Bible rend illusoire l’infaillibilité de son texte origi- AE — — on objecte que l’usage, fait par les apôtres, Fe 9 de la version tout humaine des Septante, rend plus. “que suspecte leur théopneustie. — On objecte des

. # . variantes dans les manuscrits , des imperfections Fe … dans les raisonnements et dans les doctrines , des. | erreurs dans les faits. — On objecte des Géinbats | b & donnés par les auteurs sacrés aux lois aujourd'hui ieux connues de la nature. — On objecte enfin ce % à quoi veut appeler des aveux de saint Paul. — ? de Nous allons répondre successivement à ces diff =. hs ‘ cultés ; et nous pourrons examiner ensuite quel-. ques-unes des théories par lesquelles on cher ne

à échapper au dogme d’une pleine théopneustie.

Secrion I'e, — Les Traductions.

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paroles même du texte original, nous dit-on quelquefois ; mais à quoi pourrait servir cette exactitude verbale de fa parole sainte, puisqu'après tout

la plupart des chrétiens ne peuvent faire usage que de versions plus ou moins inexactes ? Le privilége d’une telle inspiration est donc perdu pour l'Église moderne; car vous nirez pas jusqu'à dire qu'au-. cune traduction soit inspirée.

Nous avions d'abord quelque répugnance à signaler cette difficulté, à cause de son insignifiance: mais il a bien fallu l'indiquer , puisqu'on nous assure qu'elle se répète parmi nous, et qu'elle y trouve quelque crédit. |

La première remarque à faire sur cette objection , c’est qu’elle n'en est pas une. Elle ne s'élève point contre le fat de l'inspiration verbale des Écritures; elle n’en conteste que les avantages. A l'égard du plus grand nombre des lecteurs, nous.

-« -ditselle, le bienfait d'une telle intervention de Dieu serait perdu, parce qu’au lieu des mots infaillibles de l'original , ils ne pourront jamais avoir que les

. mots faillibles d’une traduction, — Mais on n’est pas en droit de nier un fait, parce qu’on n’en aperçoit pas d’abord tout l’usage ; et l’on ne peut repousser un dogme par la seule raison qu’on n’en

. apas reconnu l'utilité. -— Toutes les expressions, . parexemple, ettoutes les lettres des Dix Comman-

dements furent certainement écrites du doigt de Dieu, depuis l’a/eph qui les commence, jusques au caph qui les termine : oserait-on dire cependant que la crédibilité de ce fait miraculéux soit infirmée par la nécessité où se trouvent aujourd’hui la plupart des lecteurs illettrés de lire le Décalogue dans quelque traduction ? — Personne n’oserait le dire. — Il faut donc reconnaitre que cette objection, sans attaquer directement le dogme que nous défendons, ne révoque en doute que ses avantages : ils Se perdent à notre égard par le travail des versions, nous dit-elle ; ils disparaissent dans cette métamorphose. | |

Nous allons donc montrer combien cette assertion même, lorsqu'on l’a réduite à ces derniers termes, est encore mal fondée.

1, parole divine, que la Bible nous révèle, passe par quatre formes successives avant d'arriver à nous dans une traduction. — Elle était d'abord de toute éternité dans la pensée de Dieu. Ensuite, elle a été versée de Lui dans celle de l'homme. En troisième lieu, sous l'opération du Saint-Esprit, et par une traduction mystérieuse, elle a passé de la pensée du prophète dans les moules et les symboles d'un langage articulé ; elle s’y est formulée par des mots. Enfin, quand elle a eu subi cette première traduction aussi importante qu'inexplicable, les hommes l’ont reproduite et contrecalquée par une

traduction nouvelle, en la contretirant d’un lan gage humain dans un autre langage humain. — De ces quatre opérations, les trois premières sont divines; la quatrième seule est humaine et faillible. — Dira-t-on que, parce qu'elle est humaine, la divinité des trois autres nous doive être indifférente? — Remarquez cependant qu'entre la troisième et la quatrième , je veux dire entre la première traduction de la pensée par les signes sensibles d’un langage humain , et la seconde traduction des mots par d’autres mots, la différence est énorme. — Entre les doutes qui peuvent nous rester sur l'exactitude des versions, et ceux dont nous serions travaillés quant à l'exactitude du texte original (s'il n’était pas inspiré jusque dans son langage), la distance est infinie. — On dit : Que m'importe que la troisième opération se fasse par l'esprit de Dieu, si la dernière ne s’accomplit que par l'esprit de l’homme ? En d’autrestermes, à quoi me sert que le langage primitif soit inspiré, si les versions ne le sont pas? Mais on oublie, en parlant ainsi, que nous sommes infiniment plus assurés de l'exactitude des traducteurs, que nous ne pourrions l'être de celle du texte original, dans le cas où toutes les expressions n’en auraient pas été données de Dieu. |

On s’en assurera cependant par les cinq considérations survantes.

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