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LES PENSÉES SANS LES MOTS. 417 les pensées de Dieu ; et l’on re peut pas être prophète sans avoir sur ses lèvres les paroles de Dieu. | | |
Dans le langage de la Bible (nous l’établirons bientôt), un Prophète ést un homme à qui Dieu met pour un temps dans la bouche les paroles qu'il veut faire entendre à la terre. Un tel homme ne prophétisait que par intervalles, « selon .que l’'Es- « prit le faisait parler. » On pouvait n’être prophète, comme le roi Saül, que deux fois en sa vie; et, comme ses soldats, qu'une seule fois ?. On pouvait alors prononcer les paroles de Dieu en les comprenant, ou sans les comprendre, souvent même sans l'avoir prévu, et quelquefois encore sans l'avoir voulu. |
Quand Daniel eut tracé ses dernières pages, il ne comprit point, nous dit-il lui-même, ce que l'Esprit lui avait fait écrire 3. — Quand Caïphe fit entendre des paroles prophétiques , il ne les dit « pas de son propre mouvement: » il avait le vorloir, mais il n'avait ni la conscience ni l’éntelligence de ce que Dieu lui faisait prononcer #. — Quand Balaam s’avança par trois fois sur lé sommet du rocher pour maudire Israël, et que, par trois fois, des paroles de bénédiction sortirent de
(1) Act., 11, 4, —(2) 1 Sam., x, x1x.—(3) Daniel, xn1, 8, 9. — (4) Jean, x1, 51. |
ses lèvres , comme malgré lui, « parce que l’Éter- « nel était venu à lui, et avait mis ses paroles en « bouche f, » il en avait la conscience, mais iln’en avait ni la pleine sntellisence ni la pleine volonte. — Quand les hommes d'armes de Saül eurent cherché David à Rama , et que l'Esprit de l'Éternel fut venu sur eux , en Sorte qu ils prophétisèrent , eux aussi; et quand Saül, par trois fois, en eut envoyé d’autres, qui jusqu’à trois fois prophétisèrent , eux aussi ; et quand le profane Saül s’y fut rendu luimême jusqu’à la grande fosse, à Najoth, et que Dieu (pour faire éclater sa puissance, et pour nous manifester mieux ce que c'est qu'un prophète et ce que c’est que sa parole) eut fait aussi tomber son Saint-Esprit sur cet homme infidèle; quand alors il continua sa route en prophétisant ; quand la parole du Seigneur fut dans cette bouche ordinairement profane, et qu'il prophétisa devant Samuel tout le jour et toute la nuit: « qu'était-il arrivé au fils de Kis ? ? » — « Saül lui-même était-il donc entre les prophètes?» — Oui; et Saül avait la conscience de son état et de son rôle de prophète; mais il n'en avait eu ni la pleine volonte, ni la prévision, ni probablement la pleine zntelligence. — Quand le vieux prophète se fut assis amicalement à table avec l’homme de Dieu qu'il
(1) Nonibres, xxit1, 16. — (2) Samuel, xix, 23, 24.
venait de détourner de son chemin par une bienveillance incrédule et charnelle, et quand tout d’un coup, par une force d’en haut, des paroles menaçantes sortirent à grande voix de sa bouche contre son hôte imprudent et coupable £, il prophétisait avec la conscience de ce qu'il faisait, mais il prophétisait sans l'avoir voulu. — Que dis-je ? Dieu n’a-t-il pas fait éclater sa voix dans le vide, devant Moïse et devant tout le peuple, sur la montagne de Sinaï? Ne l’a-t-il pas fait entendre au chevet d’un enfant, dans le tabernacle de Silo ? aux oreilles des trois apôtres et des deux saints réveillés de l’Adès, sur la montagne du Tabor? à saint Jean-Baptiste et à tout le peuple, sur les rives du Jourdain ? |
Qu'on le comprenne donc bien, ce sont les saintes lettres (rà isp& ypéppare, 2 Tim., 111, 15); c’est tout ce qui est écrit, c'est-à-dire les phrases et les mots qui sont divinement inspirés, qui sont Geérveuaror. — [1 s’agit donc de la parole et non des hommes qui l'ont écrite. — Quant à ceux-ci, cela vous régarde peu. L'Esprit a pu plus ou moins associer leur individualité, leur conscience, leurs souvenirs, leurs affections à ce qu'il leur faisait dire; et vous n’êtes nullement obligé de savoir ce qui en est : mais ce qu’il faut que vous sachiez,
(1) tefois, cie, 2f"
426 ÉVASIOXS.
c’est (comme l’a dit saint Pierre) « qu'aucune « PROPHÉTIE ÉCRITE ne fut apportée par une vo- « lonte d'homme ,» mais que «c’est poussés par le « Saint-Esprit que les saints hommes de Dieu par- « lèrent !. » — Et de même qu'au souper de Belsatzar on s’inquiétait assez peu de savoir ce qui se passait dans les doigts de cette main terrible sortie de la muraille à l’endroit du chandelier, tandis qu’au contraire toutes les pensées des convives étaient tournées vers ces mots qu'elle traçait sur l’enduit de la muraille : Mene, menée, thekel, upharsin ; parce qu'ils savaient bien que ces mots étaient de Dieu : de même 1l vous importe peu, quant à la foi, de pénétrer ce qui se passait dans la pensée de Marc, dans la pensée de Jean, dans la pensée de Luc, dans la pensée de Matthieu, pendant qu'ils écrivaient le rouleau des Évangiles. Il faut plutôt que tous vos regards se tournent vers ces mots qu'ils ont écrits; parce que vous savez que ces mots sont de Dieu. —— Que le prophète soit saint comme Moïse, sage comme Daniel, ennemi de Dieu comme Caïphe, ignorant la langue dans laquelle il me parle, comme les prophètes de Corinthe, impur comme Balaam, que dis-je ? insensible comme la main de la muraille au palais de Babylone; sans forme, sans corps, sans âme,
“(1).9) Pier. 1,21:
comme le vide de l'air où se fit entendre la voix de Dieu (sur Sinaï , sur les rives du Jourdain, ou sur le Tabor...), peu importe, encore une fois (si ce n’est dans les cas où leur personnalité même se trouverait engagée jusqu'à faire partie essentielle de leur révélation). Ta pensée, d mon Dieu, ta pensée et tes paroles, voilà ce qui m'importe! :
SEcTsoN II. — Excepterait-ou de linspiration les livres Bistoriques ?
On admettra, nous dit-on, que l'inspiration ait pu s'étendre jusqu’au choix des expressions, partout où cette œuvre miraculeuse aura été nécessaire : pour formuler des dogmes, par exemple, pour prophétiser l'histoire d’un passé plus ancien que la naissance des montagnes, ou pour annoncer un avenir que Dieu seul peut connaître. Mais iraiton jusqu’à soutenir que les hommes contemporains aient eu besoin du Saint-Esprit pour nous réciter les faits dont ils avaient eux-mêmes été les acteurs et les témoins, ou qu’ils avaient oui rapporter à d’autres : l’humble mariage de Ruth dans la bourgade de Bethléem, par exemple, ou les émotions d’Esther dans les palais de Susan , ou les nomenclatures des rois d'Israël et de Juda, leurs règnes, leurs vies, leurs morts, leurs généalogies! —
Luc, qui, depuis Troas, avait accompagné l’'Apôtre dans Jérusalem, dans Césarée, dans l’ile de Malte, et jusque dans Rome, n’avait-il pas assez de ses souvenirs pour nous réciter comment Paul fut saisi sous les portiques du temple; comment son neveu lui révéla, dans la forteresse , la conjuration des quarante Juifs; comment le capitaine mena le jeune garçon au tribun ; comment le tribun, le prenant par la main, le conduisit à l’écart, et lui demanda tout ce qu’il savait? Lui fallait-il donc, pour des faits si simples et si bien connus, une continuelle intervention de la puissance d'en haut? On ne le pense pas; et l’on soutient au contraire qu'il n’est ni nécessaire, ni raisonnable de croire que tous les chapitres historiques des deux Testaments sotent divinement inspirés.
A de telles objections notre première réponse sera toujours très-simple. « Toute l’Écriture, disons-nous , est divinement inspirée. » — Tu as la connaissance des saintes lettres, d Timothée : eh bien, «toutes ces saintes lettres , toutes les Écri- « tures sont données par le souffle de Dieu 1 » — Nous n’avons entendu l’Esprit-Saint faire d’exception nulle part à ces déclarations : nous ne reconnaissons donc à aucun homme, ni à aucun ange, le droit d’en hasarder aucune.
(4) Tim., 11, 14-16.
Mais nous dirons plus.—S'il était permis de mettre un livre de Dieu avant un autre livre de Dieu; sil fallait distinguer, dans le firmament des Écritures, des constellations plus glorieuses et des étoiles de première grandeur, nous donnerions cértainement la préférence aux livres historiques. — En effet :
1° C’est aux livres historiques que LES TÉMOI- GNAGES les plus éelatants et les plus respectueux sont rendus par les prophètes dans l’Ancien-Testament, et par les apôtres dans le Nouveau. — Qu’y a-t-il de plus saint dans l'Ancien que le Pentateuque ; et qu'y a-t-il de plus grand dans le Nouveau queles quatre Évangiles! — N'est-ce pas uniquement des livres historiques de la Bible qu'il est écrit : « La loi de l’Éternel est parfaite; ses témoignages « sont des choses merveilleuses ; ils sont assurés ; « ils donnent la sagesse aux se ils Sont purs, «ils sont plus désirabies'que l'or; les paroles de l'Éternel sont des paroles pures; c’est un argent «affiné au fourneau de terre, épuré par sept fois «au creuset. Bienheureux donc l’homme qui y «prend tellement son plaisir qu'il . médite la « nuit et le jour?»
2° D'ailleurs, remarquez avec quel respect NOTRE SEIGNEUR LUI-MÊME LES CITE, Ct comment, en les
DS
(1) Ps. cxix, 96, 129; ns 2!
citant, il se plait à signaler des décrets divins dans leurs moindres détails, et quelquefois même dans l'emploi d'un seul mot.
30 Les histoires de la Bible n’ont pas été données seulement pour transmettre aux âges futurs les souvenirs des événements accomplis : elles sont présentées à l’Église de tous les siècles pour. lui faire connaître par des faits LE CARACTÈRE DE SON Dieu; elles sont là comme un miroir de la Providence et de la grâce; elles sont destinées à nous révéler les pensées de Dieu , les desseins de Dieu, les
choses invisibles de Dieu, son ciel, sa gloire, ses
anges, et ces mystères que les anges désirent de voir jusqu’au fond. — Il faut pour tout cela la plus entière théopneustie.
4° Remarquez encore que les Écritures historiques nous sont données pour nous révéler LES
CHOSES PROFONDES DE L'HOMME.—II a été dit de la
parole de Dieu, «qu'elle nénètre, comme une épée, « jusqu’à la division de l’âme et de l'esprit; que « tout lui est nu et découvert, et qu’elle discerne « les pensées et les affections du cœur.» Cela est vrai de la parole écrite comme de la Parole per-
sonnelle de Dieu, parce que l’une est le langage
de l’autre; mais cela est vrai surtout de la parole historique. Ne voyez-vous pas que cette parole,
(1) Pier., 1, 12.
LES LIVRES HISTORIQUES. 425 dans ses récits, est une épée à deux tranchants, et qu’elle sonde les consciences? Et de même qu'elle vous décrit ce qui se passait sur notre globe aux jours du chaos , lorsque l'esprit de Dieu se mouvait sur la face de l'abîme, elle vous raconte également les choses qui se passent dans l’abîime du cœur humain : les mystères du monde invisible, les motifs secrets, les fautes cachées , et tant de pensées qui, sans elle, n’eussent été connues que dans ce grand jour où le Seigneur fera revenir en lumière les choses ensevelies dans les ténèbres, et manifestera les desseins des cœurs. — Est-ce done ainsi que les hommes racontent? |
5° Les Écritures historiques avaient d’ailleurs besoin de la plus entière théopneustie, pour nous réciter sans aucune erreur les mystérieuses interventions DES ANGES dans les affaires du monde, dans celles de l’Église et dans celles du Giel.—Est-il un sujet plus délicat, plus nouveau, plus difficile ? — Ces créatures ardentes et pures, humbles et sublimes, dont la Bible nous a seule révélé l'existence, ne différent-elles pas de l’homme autant que les cieux diffèrent de la terre’ Rien de semblable aux anges fut-il jamais conçu par les imaginations des peuples, par leurs poètes ou par leurs sages ? Non ; ils n'en abordèrent pas même le soupçon. — On comprendra done combien il eût été impossible , sans une constante opération de Dieu, que les ré-
cits bibliques , en traitant un tel sujet, n’eussent pas porté souvent l'empreinte trop humaine de nos conceptions étroites; et que les historiens sacrés n'eussent laissé fréquemment échapper de leur plume bien des traits imprudents, en prêtant tour à tour aux anges ou des attributs trop divins , ou des affections trop humaines. Tous les peuples se sont plu à se figurer des êtres invisibles, habitants des régions célestes, et parés de toutes les supériorités qui charment le cœur de l’homme. Mais que
toutes leurs conceptions ont été rampantes, pué- riles et vulgaires , à côté de ce que sont les anges! Que tous ces êtres de nos fantaisies ont été comparativement terrestres, passionnés, égoistes, impurs et souvent odieux! — Voyez les dieux, les demi-dieux, et tout l’olympe des anciens ; voyez les fées , les génies et les sylphes des modernes ; voyez même encore les anges de l'Écriture promptement défigurés dans les livres d'homme, dans l'Apocryphe d'Enoch, par exemple, dans plusieurs Pères, dans les légendes de Rome, et jusque dans les créations plus récentes des poëtes français. Passions ailées, puérilités dévotes, idoles sacriléges , égoïsmes immortels, méchancetés célestes, impuretés déifiées ! — Mais étudiez les anges de l’Écriture : non-seulement tout y est grand, saint et digne de Dieu ; non-seulement ce caractère à la fois ardent et sublime , compatissant et ma-
jestueux, nous y est constamment rappelé par leurs noms , leurs attributs , leurs emplois, leurs demeures, leurs cantiques, leurs contemplations des profondeurs de la Rédemption et les joies ineffables de leur charité; mais ce qui doit surtout nous frapper, c’est l’harmonie parfaite de tout cet ensemble; c’est que tous ces traits concordent; c’est que tous ces attributs s’entrerépondent et se maintiennent dans les plus justes proportions. |
En un mot, toute cette doctrine, soutenue d’un bout à l’autre des Écritures, pendant quinze cents années, nous présente une unité qui déjà toute seule attesterait l’inimitable réalité de son objet, mais qui porte le plus frappant témoignage à leur entière théopneustie. |
Tandis que toutes les mythologies nous parlent des habitants de la lune et des planètes, la Bible n’en contient pas un mot : elle ne nous dit rien du second ciel; mais elle nous dépeint avec autant d’abondance que de précision les sublimes habitants du troisième ciel, ou du ciel des cieux. — Ce sujet y revient constamment et sous les formes les plus variées. — Les descriptions des anges y sont nombreuses , sans gêne , pleines de détails, indépendantes les unes des autres. On nous les montre dans toutes les situations, au ciel et sur la terre , devant Dieu et avec les hommes, ministres
des miséricordes et quelquefois aussi des vengeances , plongés dans les rayons de la gloire de Dieu , se tenant devant lui, l’adorant nuit et jour ; mais aussi s’employant au service des plus humbles fidèles, les assistant dans leurs détresses, dans leurs voyages, dans leurs prisons, dans leur lit de mort; et enfin arrivant au dernier Jour sur les nuées du ciel, avec le Fils de Phomme, pour enlever de son royaume tous les iniques, et pour rassemsembler ses élus des quatre vents.
Et quels furent ces historiens des anges’ Ne l'oublions pas : les üns, des bergers; les autres, des rois, ou des soldats, ou des prêtres, ou des bateliers, ou des commis de péage ; les uns, écrivant aux jours d’Hercule, de Jason et des Argonautes, trois cents ans avant la guerre de Troie; les autres, au siècle de Sénèque, de Tacite et de Juvénal, Et cependant on voit que celui qui raconte a partout les mêmes êtres sous les yeux. Dissemblables aux hommes, ils sont toujours semblables à eux-mêmes. Nous sommes souillés, 1ls sont parfaits; nous sommes égoiïstes, ils brülent de charité; nous sommes hautains, ils sont doux. Nous sommes vains et superbes dans un corps que les vers vont ronger, ils sont humbles dans leur gloire et leur immortalité. Nous voulons quelquefois les adorer ; garde-toi de le faire, nous disent-ils, je ne suis
que ton compagnon de service !! Nous sommes troublés de convoitises , ils sont fervents d'esprit ; ils ne prennent ni ne sont pas pris en mariage, parce qu'ils ne peuvent plus mourir ?. Nous sommes durs, ils sont compatissants ; nous laissons le pauvre Lazare gémir affamé à notre porte, .et nos chiens lui lécher ses ulcères; mais eux vont le prendre dès qu’il est mort, et le porter dans le sein d'Abraham * ; ils poussent des cris de joie à la conversion d’un pécheur ; et cependant, a dit Jésus, «l’ange même de l’un de ces petits contemple « continuellement dans les cieux la face de mon «Père #, » — Voilà l'ange de toutes les Ecritures. Maintenant, qu'on se demande comment, sans une constante théopneustie de tous les livres historiques , il eût pu se faire qu’à travers tant de siècles aucun des auteurs qui avaient à nous produire de tels êtres n'ait jamais laissé-échapper sur eux de paroles trop respectueuses, à la manière des liturgies de Rome, ou d’autres paroles trop empreintes de notre humanité, à la manière de bien des Pères; et comment aucun trait discordant, sous leur plume , ne vient altérer la parfaite harmonie de cet inimitable caractère, ni déroger à la dignité toujours aimable de cettecréationsublime.
(1) Apoc., xxu1, 9. — (2) Luc, xx, 36. — (3) Luc, xvi, 22. — (4) Mattbeu, xvin, 10.
Encore une fois, cette umté, cette pureté, cette perfection ne vient pas de l’homme; elle est de Dieu! et nous devons reconnaître qu'ici comme ailleurs il a fallu que le Saint-Esprit surveillât luimême tous les discours de ses historiens, et se rendit le garant de leur$*moindres expressions.
6° Mais ce n’est pas tout. — Voyez encore comment, à l'insu même de leurs auteurs, les histoires de la Bible sont pleines d'avenir. Tout en nous r'écitant les événements du passé, « elles sont des «types, dit saint Paul, pour nous qui vivons dans «les derniers temps ‘. » Elles racontent, il est vrai, des scènes nationales ou des scènes domesti-
ques ; mais tandis qu'elles racontent, Jésus-Christ
y est sans cesse et prophétiquement portrait sous toutes ses faces et dans tous ses caractères. — Voyez l’histoire d'Adam , de Noé , d'Abraham, d'Isaac, de Joseph, de Moïse, de l'agneau immolé, de la délivrance d'Egypte, de la colonne de feu , de la manne, du rocher qui était Christ (1 Cor. x, 4), du bouc Azazel, de tous les sacrifices, dé Josué, de David ,de Salomon, de Jonas, de Zorobabel. Il faudrait commenter l’histoire entière pour rendre justice à cette vérité. Relisez, pour l’apprécier, les pages de saint Paul sur Agar, sur Sara, sur Aaron ou sur Melchisédee. |