‹ Théopneustie; ou, Inspiration plénière des Saintes ÉcrituresChapitre 4 sur 44 · L'ÉCRITURE ET NON L'ÉCRIVAIN · texte numérisé non relu

L'ÉCRITURE ET NON L'ÉCRIVAIN

savons pas, que nous ne devons pas le savoir , et que c’est dans la même ignorance et dans une foi toute semblable que nous recevons la doctrine de la régénération ou de la sanctification d’une âme par le Saint-Esprit. — Nous croyons que l'Esprit illumine cette âme, la purifie, la relève, la console, l’attendrit; nous reconnaissons tous ces effets ; nous en savons et nous en adorons la cause; mais nous avons dû nous résigner à en ignorer pour tou;ours le moyen. — Qu'il en soit donc ainsi de la théopneustie.

Et si l’on nous demandait encore de dire au moins ce qu'éprouvèrent les hommes de Dieu dans leurs organes , dans leur volonté, ou dans leur intelligence, pendant qu'ils tracèrent les pages du livre sacré, nous répondrions que les puissances de l'inspiration ne furent pas ressenties au même degré par chacun d'eux, et que leurs expériences ne furent point uniformes ; mais nous ajouterions que la connaissance d’un tel fait est à peu près indifférente aux intérêts de notre foi, parce qu'il s’agit pour elle du livre, et non de l’homme. C’est le livre qui est inspiré, et qui l’est entièrement. Cette assurance nous doit suffire.

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