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« venez-vous des paroles qui ont été dites AuPA- « RAVANT par les saints PROPHÈTES., et des com- «mandements que vous avez reçus DE NOUS qui « Sommes APÔTRES du Seigneur et Sauveur. »
Les écrits des Apôtres étaient donc ce qu'’étaient ceux de l’Ancien-Testament ; et, puisque ceux-c1 sont une PROPHÉTIE ÉCRITE , C'est-à-dire une parole tout entière de Dieu, ceux-là ne le sont pas moins.
Mais, nous l'avons dit, l’Écriture va plus loin, dans le rang qu’elle assigne aux écrivains de la Nouvelle-Alliance. Elle nous apprend à les considérer comme supérieurs même à ceux de l’Ancienne, soit par l'importance de leur mission, soit par la gloire des promesses qui leur ont été faites , soit par la grandeur des dons qui leur furent conférés, soit enfin par l’éminencé du rang qui leur est assigné.
1. Qu'on reconnaisse d’abord ce qu'était leur mussion, comparée à celle des anciens Prophètes ; et l’on verra, déjà par cet endroit, que leur inspiration ne pouvait être inférieure à celle de leurs devanciers. |
« Quand Jésus envoya les apôtres qu'il avait
« choisis (est-il écrit }, il leur dit : Allez donc faire « disciples toutes les nations, leur enseignant à « observer toutes les choses que je vous ai com- « mandées; et voici, JE SUIS AVEC. VOUS jusqu’à la
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«fin du monde, amen !.»—« Vous recevrez le « Saint-Esprit qui viendra sur vous, et vous me « servirez de témoins dans Jérusalem , dans toute « la Judée, dans la Samarie, et jusqu'aux extré- « mités de la terre ?. » — « La paix soit avec vous! « COMME mon Père M'A ENVOYÉ, moi aussi, JE VOUS « ENVOIE %. »
Telle était leur mission. — Ils étaient les envoyés (éroarüo) immédiats du Fils de Dieu; ils allaient à toutes les nations ; ils avaient la garantie que leur Maître serait à jamais présent avec le témoignage qu'ils devaient rendre de lui dans les saintes Eeritures. — Leur fallait-1l donc moins d'inspiration , pour aller jusqu'aux extrémités de la terre , «et « pour faire disciples toutes les nations, » qu'aux Prophètes pour aller à Israël et pour enseigner le seul peuple des Juifs? — N’avaient-ils pas à promulguer toutes les doctrines, toutes les ordonnances, tous les mystères du royaume de Dieu? — N'avaient-ils pas à porter « les clefs du royaume des cieux, » de telle manière que «tout ce qu'ils «auraient lié ou délié sur la terre füt lié du délié « dans les cieux #? » — Jésus-Christ ne leur avaitil pas expressément conféré pour cela le Saint- Esprit, «afin que les péchés fussent remis ou rete-
(1) Matth,, xxviu, 19, 20. —(2) Act., 1, 8.—(3) Jean, xx, 2{.—(4) Maub., xvur, 185 xvi, 19.
«nus à l'égard de ceux auquels ils les auraient «remis ou retenus: »— N’avait-il pas soufflé sur eux, en leur disant : « Recevez le Saint-Esprit? » — N’avaient-ils pas à révéler le caractère inouï de la Parole faite chair, et du Créateur anéanti jusqu’à prendre la forme d’une créature, et jusqu’à mourir sur une croix ? — N’avaient-ils pas à rapporter ses inimitables paroles ? — N’avaient-ils pas à remplir, sur la terre, les fonctions miraculeuses, intransmissibles, de ses représentants et de ses « ambassa- « deurs, comme si c’eût été Christ qui parlât par «eux 1?» — N’étaient-ils pas appelés à une gloire telle « qu'en la grande et dernière renaissance , « quand le Fils de l’homme sera assis sur le trône «de sa gloire, eux aussi seront assis sur douze « trônes , jugeant les douze tribus d’fsraël ?? » — Si done il fallait l'Esprit prophétique aux premiers hommes de Dieu, pour montrer le Messie sous des ombres, ne le leur fallait-1l pas bien plus, à eux, pour le produire dans la lumière , et pour « le portraire comme crucifié au milieu de nous à ; » tellement que « celui qui les rejette le rejette, et que celui qui les reçoit le reçoit #? » — Qu’on juge, par tous ces traits, quelle a dû être l’inspiration du Nouveau-Testament, comparée à celle de l’Ancien ;
(1) 2 Cor., v, 20.—(2) Matth., x1x, 28.— (2) Gal., nn, 1. — (4) Luc, x, 16.—Matth., x, 40.
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et qu’on dise si, tandis que celle-ci fut entière et toute prophétique, celle du Nouveau put lui être inférieure. |
2. Mais ce n’est pas tout: qu’on écoute encore les promesses qui leur ont été faites pour l’accomplissement d’une telle œuvre. — Il n’est pas de langage hunain qui puisse exprimer avec plus de force l'inspiration la plus absolue. — Ces promesses leur ont surtout été adressées dans trois grandes occasions : d'abord, quand ils furent envoyés pour la première fois prêcher le royaume de Dieu 1; — en second lieu, lorsque Jésus prononça lui-même des discours publics sur l’évangile, devant une foule immense, assemblée par myriades autour de lui?; — en troisième lieu, lorsqu'il fit entendre ses dernières dénonciations contre Jérusalem et le peuple des Juifs.
« Quand ils vous livreront, ne soyez point en «Souci Sur LA MANIÈRE ni Sur LES CHOSES dont « vous parlerez (rës à ri); car il vous sera donné, « à l'heure même, ce que vous aurez à dire.» — « Ce nest pas Vous, en effet, qui parlez, mais c'est « L'ESPRIT de votre PÈRE qui PARLE EN VOUS. ».
« Quand donc ils vous mèneront devant les con- « grégations et devant les magistrats, ne SOYEZ
(1) Mauh., x, 19, 20,—(2) Luc, xu, 12. — (3) Mare, xt,