CHAPITRE IX. 48i
cas où la valeur du temps t augmente de plus en plus, et pour simplifier cet examen, employons d'abord l'équation
qui représente la diffusion de la chaleur dans une ligne infinie. Supposons que la chaleur initiale est contenue dans une portion donnée de la ligne, depuis x = — h jusqu'à x—-\- g, et que l'on attribue à a- une valeur déterminée X, qui fixe la position d'un certain point m de cette ligne. Si
le temps t croit sans limite, les termes -jj- et -f- -~ qui
entrent dans l'exposant deviendront des nombres absolus de plus en plus petits, en sorte que, dans le produit
On pourra omettre les deux derniers facteurs qui se confondent sensiblement avec l'unité. On trouvera ainsi,
C'est l'expression de l'état variable de la ligne après un temps très-long ; elle s'applique à toutes les parties de cette ligne qui sont moins éloignées de l'origine que le point m.
L'intégrale délinie f d % /a désigne la quantité de chaleur
totale B contenue dans le solide, et l'on voit que la distribution primitive n'a plus d'influence sur les températures
48a THÉORIE DE LA CHALEUR.
après un temps très -long. Elles ne dépendent plus que de la somme B, et non de la loi suivant laquelle la chaleur a
été répartie.
Si l'on suppose qu'un seul élément <* placé à l'origine a reçu la température initiale f, et que tous les autres avaient
la température o , le produit <*f sera équivalent à l'intégrale
d*fa ou B. La constante / sera extrêmement grande,
puisqu on suppose la ligne *> très -petite.
L'équation v= * - - . w f représente le mouvement qui
aurait lieu, si un seul élément placé à l'origine eût été échauffé. En effet, si l'on donne à x une valeur quelconque
«, non inOniment petite, la fonction -p=- sera nulle lorsqu'on supposera £=o. Il n'en sera pas de même si la valeur
de x est nulle. Dans ce cas la fonction -p=- reçoit au contraire une valeur infinie, si r=o. On connaîtra distinctement la nature de cette fonction , si l'on applique les principes généraux de la théorie des surfaces courbes à
la surface qui aurait pour équation z=~^. j
L'équation v— a J,- ^- .<*./ exprime donc la température variable d'un point quelconque du prisme, lorsqu'on suppose toute la chaleur initiale réunie dans un seul élément
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