CHAPITRE IX
—Uî-z** OU t^-fff-r),
et si la plus grande valeur g que puisse recevoir la variable a
est très -petite par rapport à x, on aura
On voit par ce résultat que plus les points dont on veut déterminer la température au moyen de l'équation réduite , sont éloignés de l'origine, plus il est nécessaire que la valeur du temps écoulé soit grande. Ainsi la chaleur tend de plus en plus à se distribuer suivant une loi indépendante de l'echauiïement primitif. Après un certain temps, la diffusion est sensiblement opérée, c est-à-dire que l'état du solide ne dépend plus que de la quantité de la chaleur initiale, et non de la distribution qui en avait été faite. Les températures des points assez voisins de l'origine ne tardent pas à être représentées sans erreur par l'équation réduite (y): mais il n'en est pas de même des points très -distants de ce foyer. On ne pêot alors faire usage de la même équation que si le temps écoulé est extrêmement long. Les applications numériques rendront cette remarque plus sensible.
Supposons que la substance dont le prisme est formé, est le fer, et que la portion de ce solide qui a été échauffée a un décimètre d'étendue, en sorte- que ^=0,1. Si l'on veut connaître quelle sera, après un temps donné, la température d'un point m dont la distance à l'origine est un mètre , et si l'on emploie pour ce calcul l'intégrale approchée (j), ou commettra une erreur d'autant plus grande que la valeur du temps sera moindre. Cette erreur sera plus
petite que la centième partie de la quantité cherchée, si le temps écoulé surpasse trois jours et demi.
Dans ce cas la distance comprise entre l'origine o et le point m dont on détermine la température, est seulement dix fois plus grande que la portion échauffée. Si ce rapport est cent au lieu detre dix, l'intégrale réduite {y) donnera la température à moins d'un centième près, lorsque la valeur du temps écoulé surpassera un mois. Pour que l'approximation soit admissible, il est nécessaire, en général, i° que la
quantité a ne puisse équivaloir qu'à une très -pente
fraction comme ttt: ou rrz au plus; a° que l'erreur qui en doit résulter ait une valeur absolue beaucoup moindre que les petites quantités que l'on observe avec les thermomètres les plus sensibles.
Lorsque les points que l'on considère sont très - éloignes de la portion du solide qui a été primitivement échauffée , les températures qu'il s'agit de déterminer sont extrêmement petites ; ainsi l'erreur que l on commettrait en se servant de l'équation réduite, aurait une très -petite valeur absolue; mais il ne s'ensuit pas que l'on soit autorisé à faire usage de cette équation. Car si l'erreur commise, quoique très-petite, surpasse ou égale la quantité cherchée ; ou même si elle en est la moitié ou le quart , ou une partie notable , l'approximation doit être rejetée. Il est manifeste que dans ce cas l'équation approchée (jr) n'exprimerait point l'état du solide, et que l'on ne pourrait point s'en servir pour déterminer les rapports des températures simultanées de deux ou plusieurs points.