LIVRE II. 3W
habilité par celle de la condition elle-même, on aura la probabilité que l'erreur du premier résultat sera comprise dans des limites données, lorsqu'on est certain que la condition a cfFectivement lieu; cette probabilité est donc
fdx c-^*-''-^''('"-'7''~°"'''"~9'''~- ■ •
l'intégrale du numérateur étant prise dans les limites données, et celle du dénominateur étant prise depuis x = — ce jusqu'à x = ^ . On a
g2^2 + g'2 (^ -qY + ê"2(:r - q'Y + . . . Soit
la probabilité précédente deviendra
l'intégrale du numérateur étant prise dans des limites données, et celle du dénominateur étant prise depuis t ^— co jusqu'à / = oc . Cette
dernière intégrale est
En faisant donc
la probabilité précédente devient
La valeur de t' la plus probable est celle qui répond à t' nul, d'où il suit que la valeur de x la plus probable est celle qui répond à ^ = o; ainsi la correction du premier résultat, que l'ensemble de toutes les obser-
valions s, s', s", . . . donne avec le plus de probabilité, est
g2 4^~2-:jrg"2 + . . . ■
Cette correction, ajoutée au résultat A, donne, pour le résultat qu'il
faut choisir,
Aê2 4- (A + «7)g^2 + (A 4- g']B"^+.. .
La correction précédente est celle qui rend un minimum la fonction
Or la plus grande ordonnée de la courbe des probabilités du premier
résultat est, comme on vient de le voir, -^; celle de la courbe des pro-
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habilités du second résultat est —, et ainsi de suite; le milieu qu'il
faut choisir entre les divers résultats est donc celui qui rend un minimum la somme des carrés de l'erreur de chaque résultat multipliée par la plus grande ordonnée de sa courbe de probabilité. Ainsi la loi du minimum des carrés des erreurs devient nécessaire, lorsque l'on doit prendre un milieu entre des résultats donnés chacun par un grand nombre d'observations.
24. On a vu précédemment que, de toutes les manières de combiner les équations de condition pour en former des équations finales linéaires, nécessaires à la détermination des éléments, la plus avantageuse est celle qui résulte de la méthode des moindres carrés des erreurs des observations, du moins lorsque les observations sont en grand nombre. Si, au lieu de considérer le minimum des carrés des erreurs, on considérait le minimum d'autres puissances des erreurs, ou même de toute autre fonction des erreurs, les équations finales cesseraient d'être linéaires, et leur résolution deviendrait impraticable, si les observations étaient en grand nombre. Cependant il est un cas qui mérite une attention particulière, en ce qu'il donne le système dans