‹ Théorie analytique du système du monde (volume 4)Chapitre 70 sur 73 · i.SaSôo · texte numérisé non relu

i.SaSôo

ainsi donp la quantité ^ étant plus grande que Tunité^ la densité de la Terre va en croissant de la surface au centre, ce qui est conforme aux expériences de Cayendish et aux lois de THjdrostatique, qui exigent que si la Terre était originairenient fluide, les parties les plus denses soient en même temps les plus voisines du centre.

47* Si Ton embrasse maintenant d*un même regard les résultats que nous venons de recueillir par tant de moyens difiereus sur la figure de la Terre, sans doute on sera surpris de leur parfait accord, et convaincu qu'ils. ne peuvent être que les effets d\ine même cause qui lie entre 'eux tous les phénomènes qui dépendent de la nature et de la coui^titution du glol>e. La mesure des degrés des méridiens terrestres, qui parait ta méthode la plus simple que la :nature noys ait indiquée pour déterminer la figure de notre planète , n'est cependant pas celle dont on doive attendre deG résultats plus certains ; toutefois, en combinant avec adresse des observations faites à des latitudes très distantes pour diminper Feffet des irrégularités de la Terre dans quelques-unes de ses parties, on détermine, par ce moyen, la valeur très approchée de son aplatissement. Cette valeur s'accorde d'une manière remarquable avec celle qui résulte des observations * dû pendule, méthode d'investigation fi^ûio^ directe, mais plus sûre que la précédente, et que Thomme n'a due qu'à son génie. Les phénomènes de la précessipn et de 1^ nutation ne font pas connaître la valeur absolue de la fraction qui exprime l'aplatissement de la Terre ; ils déterminent

seulement deux limites , que cette fraction ne peut pas dépasser , et les valeurs que lui assignent ]a mesuré des arcs du méridien et les longueurs du pendule sont comprises entre ces limites. Les mêmes phénomènes fournissent des notions précieuses sur la constitution intérieure du sphéroïde terrestre ; ih ne donneint point , il est vrai^ la loi rigoureuse des den^ sites des couches qui* le composent^ et Ton peut cn« core satisfaire par une infinité d'hypothèse à l^uniqlie condition qu'ils imposent , mais ils indiquent un ac*« croissement dans les densités à mesure que l'on approche du centre: résultats que confirment les phénomènes de la stabilité de l'équilibre des mers ^ le peu de déviation qu'éprouve le fil-à-plomb par l'attraction des montagnes y les mesures directes des arcs du méridien et des longueurs du pendule , qui nous ont montré que la Terre est plus aplatie que dans le cas de l'homogénéité ; résultat enfin qui est une suite nécessaire des lois de lHydrosta tique, lorsqu'on suppose que la TeiTC était originairement fluide, et que ses élémens ont conservé , en se durcissant , la même disposition qu'ils avaient dans leur premier état.

L'admirable concordance de tous ces résultats n'est pas sans doute ce qu'ofire de moins merveilleux la théorie de la pesanteur univei^elle. Si son, influence se. montre d'une manière moins manifeste et moins régulière dans les phénomènes qui dépendent de la figure des corps célestes et de leurs mouvemens autour de leur centre de gravité, que dans ceux qui se rapportent aux mouvemens de ces centres dans

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l'espace 9 c'est que cette influence , comme nonsFayons vu , est 9 dao^ ces phénomènes , modifiée sans cesse par les circonstances particulières dépendantes de la constitution île ces corps. Le géomètre, par la même raison , a éprouvé plus d'obstacles pour les sàumettre au calcul ; mais le snccès a couronné ses efforts. Un homme de génie avait deviné la cause secrète qui met en mouvement la matièi'e ; l'analyse mathématique f en ramenant à ce principe unique tous les phénomènes de l'univers, cetix même qu'il parais^ sait le plus difficile dy soumettre , « démontré, par la preuve la plus irréfragable, qu'il était la véritable loi de la nature.

Fm DU SECOIMD VOLUME.

DU SYSTÈME DU MONDE. ^^g

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