V-i, V* et V
. Il ne s*agira plus que de déterminer les quantités F(a) et E(a). Pour cela, si Ton veut les calculer directement, il faudra , conformément à ce qui précède, former la suite des modules décrôissans <t/f et*, etfll9 etc. , jusqu a ce quon soit parvenu à une valeur peu différente de zéro; on en déduira les valeurs de K et L par les formules (jc) et (£) ti° 22, et en substituant cés deux quantités dans les formules (a), on aura les valeurs de F (a) et E (a). Mais il sera plus simple de déterminer ces deux fonctions par le moyen des tables de Legendre.
Enfin, si Ton voulait faire dépendre comme dans le n° 5i du livre II, la détermination des quantités
b \ , b[^ , etc. , de celle des deux quantités
et ^ont les développemens en série sont plus
convergens, on aurait:
(o) I f'iir . /• — — ■■ — 1 ■
b x — - f d(D V 1 — COS<P + CL *
"a TT J o
b \ = - d(p cos<p V x 1 — 2acos^-f-at*
DU SYSTÈME DU MONDE. io5
Expressions qui, par des transformations 1res simples, se ramèneront à la forme des fonctions elliptiques.
Les formules précédentes sont , à ce qu’il me semble , les plus commodes que l’on puisse employer pour le calcul numérique des premiers coefîiciens
b\ , . bt , etc., et cette manière de les déterminer
me paraît à la fois plus simple et plus exacte que celle des séries. Elle réussit surtout lorsque cl est une très petite quantité , en sorte que la quantité i — et ne diffère que très peu de l’unité , et l’on n’a besoin dans ce cas de calculer qu*un petit nombre de termes de la série ay, aJt, <x/jr etc. , pour arriver à des résultats aussi exacts qu’on peut le désirer. Lorsque la différence i — et est au contraire très petite, on est obligé de pousser plus loin la série des modules; mais le nombre qu’il en faut calculer n’est jamais bien considérable ; et d’ailleurs la théorie des fonctions elliptiques offre alors des moyens de profiter de cette cir- 1 constance même, pour simplifier les calculs et rendre les approximations plus rapides. On peut aussi alors faire usage des formules relatives à la suite ascendante des modules et l’on doit remarquer en outre qu’alors et étant supposé très peu différent de l’unité , ce cas est celui où l’on ne peut employer la méthode des séries à cause de leur peu de convergence.
Eu fin , comme nous , l’avons dit, des tables très exactes ayant été construites pour les fonctions elliptiques, on pourra déterminer par leur moyen , presque immédiatement et sans aucun calcul, les valeurs des quantités F(a) et E(a), quel que soit le module a.
io6 THÉORIE ANALYTIQUE
et les valeurs des coefficiens bf* , b\'\ bf\ Si ' , s’en
déduiront par les formules 'v 1 8) et (19).
Pour appliquer ce procédé à un exemple particulier, supposons qu’il s’agisse de développer les trois
fonctiôns(i — 2acos<p-j-«*)“» , (i — aacosa-f-<p*)~ * et
( i — 2 a. cos <p + a*) ~ * , relatives à l’action réciproque de Jupiter et de Saturne. On aura dans ce cas
a. = o , 5453io24 ,
et par les tables des fonctions elliptiques on trouve
relativement à cette valeur du module
Ces valeurs, substituées dans les formules (18), donnent
b ^ = o.62o633oo, d’ou l’on conclut
- •èi°)= 4. 55828700,
bf = 3.i8538554,
et par suite
bf\ = 1 3 . 7985poo , ■
fi
. . bKP = 12.4x80486.. ..
Au moyen de ces valeurs on pourra déterminer , par les formules du n° 2 1 , le coefficient de l’un quelconque des termes du développement en séries des
trois fonctions ( 1 — 2«cos<p+a*) *,(ï — 2acos<p-f-a*) a
JJ • t‘ •'
et (i — • 2acosp-f-aa)~ 2 , quel que soit l’ordre de ce
terme. . . ,
24. Connaissant par ce qui précède les valeurs des quantités b^, b[^ , etc. , bf \ ! b^ , bf^ , etc.,
a 'a a a ^ . à fi
^5 5 b®, etc., et de leurs coefficiens différentiels
fi 3 a
successifs, il sera facile den conclure les valeurs des quantités A(o) , Aco, Ac0, etc. , BCo), B0), B°°, etc. , CCo), C(,), CCa), etc., et de leurs différences successives tant par rapport à a que par rapport à a'. En effet , nous avons supposé
(a* — iaa' cos$ -f- a'a)”"* — ■ a C~--9 ss - A(°>-4-A0)co5a-f-A(*)co8 aa-f^tc.,
et en faisant a =
(1 — a* cos 0 -f- a,3) ft = - bi cos p+b± cos a^-l- etc.
On aura donc généralement f en Comparant ces*
deux séries ,