Tome III
Si l’on suppose que l’équation précédente se Apporte à la Terre, qu’on applique le même résultat à la Lune, en nommant O., sa distance moyenne à la Terre, et n,t. son moyèn mouvement sidéral , t exprimant un nombre d’années juliennes r son équation séculaire due à la transmission de la gravitation ,
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L’équation séculaire de la Terre , due à la transmission successive de la pesanteur, serait donc égale à un sixième environ de celle de la Lune due a la même cause , et comme celle-ci ne parait point sensible, on peut regarder la première comme tout-àfait inappréciable. . ' * • ■ ;V.
En comparant les deux équations séculaires de la . Lune, l’une due à l’impulsion de la lumière solaire, l’autre à la transmission du fluide gravîtique , on trouve qu’il faut supposer au fluide gravitique une vitesse aü moins cent millions ^d* fois plus grande que celle de la lumière; on peut donc supposer, comme on le fait ordinairement, cette vitesse infinie.
> Quant à la nature même du pouvoir attractif de la matière, une question;. importante s’est agitée dans
DU SYSTÈME DU MONDE. 3<rç
ces dernière temps parmi les astronomes , à savoir, si le ^ pouvoir attractif de là matière était identique pour loifs les corps rapportés à l’unité de distance et à l’unité de masse , ou si la force de. la gfivitation variait comme les affinités chimiques,, suivant la nature des différons corps qui agissent les uns sur les autres. On avait cru nécessaire d’admettre cette dernière supposition pour expliquer la différence qui existe entçe les valeurs de la masse de Jupiter déduite des inégalités du mpuveinent de Saturne, et celle qui résulte des inégalités des petites planètes et des élongations de ses satellites d’après les nouvelles observations. Mais nous verrons qu’dû .peut rendre raisqn de cette différénce sans être obligé d’admettre une hypothèse aussi contraire au principe fondamental de la loi de la gravitation telle qu’on l’a délinie jusqu’ici , hypothèse démentie d’ailleurs par les phénomènes que la pesanteur terrestre développe continuellement sous nos yeux , par ceux qui résultent des inégalités du mouvement de la Lune, et par ceux enfin qui se rapportent aux oscillations de la mer ou de l’atmo9phère. Tohs ces phénomènes , en effet , concourent à nous montrer que le pouvoir attractif du Soleil , de la Terre et de la Lune, est le même sur l’air, l’eau et tons les corps solides; on est donc en droit d’étendre par induction la même loi à toutes les planètes, quelle que soit la nature des substances qui lés composent, jusqu’à ce que des observations irréfragables aient prouvé qu’elle ne leur est pas applicable. ■ trilir.'O irh blqmo1» tosfoïv novsr m>>T . nelq ,«r> r.
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