‹ Theorie catholique des sciences par m. LaurentieChapitre 5 sur 6 · Ü2 THÉORIE CATHOLIQUE · texte numérisé non relu

Ü2 THÉORIE CATHOLIQUE

sens lui sont un instrument de connaissance, la raison lui est un moyen de réflexion sur la connaissance même.

Avec cette interprétation chrétienne la distinction des sciences directes et réfléchies, présentée par M. d’Alembert, eût pu servir de hase à tous les travaux de la philosophie. Mais observons que c’est surtout dans notre nomenclature scientifique qu'elle trouve ses applications.

Dans le premier ordre de sciences en effet, dans celles qui ont pour objet l’homme, la société, l'humanité, la transmission traditionnelle des idées est plus sensible ; car là se trouvent précisément indiqués et saisis les rapports des êtres, et ces rapports, parce qu’il sont nécessaires, dérivent, comme science , d’un enseignement qui les fait connaître. •

Dans le deuxième ordre au contraire il semble que la réflexion a comme une puissance de création, qui fait la science humaine. C’est que dans cet ordre de connaissances, la raison découvre son objet, ou sa vérité relative, par l’étude, et par l’examen.

Et toutefois les deux principes d’autorité et de réflexion se trouvent combinés dans les deux ordres de sciences que nous avons marqués, mais avec une action diverse.

Dans la science de l’homme et de l’humanité, l’autoritéest plus entière. Dans la science des applications la réflexion est plus indépendante. Puis dans la première, la raison intervient comme instrument de développement, dans la seconde l’autorité se montre comme instrument de certitude.

De sorte, que l’autorité et la raison marchent de concert dans ce travail constitutif de la science, afin que la liberté de l’homme apparaisse jusque dans les conditions intellectuelles où il semble que la raison a le plus besoin de rester soumise.

Ces observations étaient nécessaires pour servir de transition an deuxième ordre de sciences que nous avons à résumer en très peu de mots.

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