‹ Theorie de l'art du comédienChapitre 62 sur 131 · INGÉNUITÉ · texte numérisé non relu

INGÉNUITÉ

Ce gui est ingénu est simple j franc, sans dé^ guisement et sans finesse.

Beaucoup d'actrices croient imiter Tingé^ nuité en baissant la tête de côté soit à ganche soit à droite; elles se trompent étrangement; elles marquent TafFéterie et la manière, mais non le naturel. Qu'elles observent mademoiselle Mars, elles imiteront la nature; elles

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Airine et non de co ' ^^^^ Quel

fois en )oaant des m^« „es fort

^nAoir représenter r ^^gnt ,

^««^«« •' '2 là le ton plus simple , oyant avoir paTi

^sçïRA-no».

«ui entraîne au point t dominateur q"'^ *= ^^,ent le

Sentiment domi ^^ sow

de are et à. fréterait n'avoir m faites

nu>n.nt d'après ,

dites. , .. maître des P«^'^^' ..

Vesçùt, et dans 1 ^^^ ^^ ^^^ .,,..e ,

L'.nnelesa.epas. • ,^i,aûons est de se

T nven d'avoir des ^^«^ ^ue attentton Le moyen »■ j^y ^cuon , c est c livrer t^t entier

soutenue qui les IP^-^^^q^eV acteur doit ses p C'est à l'inspiration q

beanxtnomens. ^.emière fois , «^^^^""^

Quand, pour la ^^^f ^^le de Mérope ' o^

se^e Dvmesna. ^^f^ scène pour voler au

' secours d'Egyste prêt à être immolé , en ^'écrîant : I

Barbare il 'est mon fils. 'ÎC

Tous les specteurs furent surpris de ce mou'"*^ment si contraire aux usages reçus jusqu'alor Js. On s'était imaginé que la tragédie aurait per"^u de sa noblesse , si l'acteur en marchant n'ay^^t pas mesuré et cadencé ses pas.

L'inspiration du moment produit quelqcv-^fois un effet surprenant; on peut s'y abando^Qner , mais ce sont des épreuves qu'il faut bi^a se garder de chercher à répéter.

L'inspiration se peint en suspendant tou'f^ ^ coup le sentiment dont on était animé, comrKi® pour se fixer tout entier à la nouvelle idée tfy^'^ frappe l'imagination aussi promptement q^^ l'éclair.

Le plus parfait des ouvrages dramatiqts- (^Athalie) perdrait une partie de ses beauté si Joad n'était inspiré , en disant :

Gieux , écoutez ma voix ! terre , prête l'oreille.

Les théologiens définissent l'inspiration a grâce céleste qui éclaire l'âme, et lui don des connaissances et des mouvemens extrao dinaires et surnaturels.

vthmmi. TUÉA.TRAL. a57

mSTINGT.

/;; sentiment intime; preniier mouvement. \i certain que dans les beaux^artSy il y a \mat qm dirige l'artiste. C'est ce sei^i- |ai constitue la délicatesse et la finisse À'^ cnez la plupart des acteurs dont les s du théâtre ont conservé la mémoire, r^ux naturel avait suppléé à l'éducation p Hianq,uait. C'est à l'instinct de lea^ l ^ que des acteurs et des- actrices doivent V£ un rôle après l'avoir seulement apans ce cas> cette qualité'^ leur tieut lieu L Fleury avait l'instinct de la comédie rnier degré. Mademoiselle Dumesii^ :iertaiaaement aussi eejiui dô la tr4igâ41e.

IHTELLIflENaE»

indement j Jaculêé inteHectiàe- ^ çsomwUtk? substance spirituelle.

ui mérûjâ vràînierïSlè iSûb d'inteliigenun des premiers talens au théâtre , et

'<i&&K sanB lesquels il li'est paS'de-gvands

lens.

: fi^tiffit/ pas d'eftlendu^ le^s'^ disoours^ qu'un a^ jxm ùoms^ notre bouche , et- de; m ^»

25S MANUEL THÉATtlAL.

les rendre à contre-sensj il faut encore concevo: à chaque instant le ï'apjport que peut avoir i que nous (lisons avec le caractère de not: rôle , avec la situation où nous met la scèn^ et avec Tefifet que cela doit produire dans Pb tion totale. C'est par cette intelligence à q rien n'échappe , que Texcellent cqpiédien ^ supérieur au lecteur , et même à l'homme d'< prit. Car tous ceux à qui la nature a dom: de l'esprit seraient en état de jouer la coicm die , si cette qualité entraînait nécessaireme l'intelligence dont on parle ici j mais on a tni d'expérience du contraire, et nous avons "^ plusieurs comédiens qui , avec beaucoup d'€ prit et d'éducation , n'entendaient jamais len rôles.

LaThorillière, père de celui qui était au thé^ tre en 1760 , ne croyait pas qu'un seul monc syllabe fût inutile dans son rôle ; un oui, vc non , dans sa bouche , marquait sans cesse l situation et le caractère.

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