LECTURE
Action de lire.
La lecture est une science , au moyen de laquelle on connaît , on comprend la ligure et le son des divers caractères écrits ou imprimés de chaque langue.
MANUEL THÉATRAX. 265
Çiennepeut égaler le charme inexprimable
Que donne k la lecture un son de voix aimable j
C'est no don enchanteur , mais en le cultivant
Par trop d'afféterie on le gâte souvent.
^ela prétention c'est Pefiet ordinaire ;
On fait toujours plus mal ce qu'on veut trop bien faire. ^
Dest très -difficile de bien rendre avec le ton c[ui leur convient les divers sujets qu'on lit. Il faut tantôtélever la voix,tantôt la baisser , tantôt l'attendrir , tantôt l'altérer et tantôt l'éteindre.
M. Lemercier s'exprime ainsi à ce sujet : « Bien parler est rare, bien déclamer plus rare encore j j'oserai en exprimer le pourquoi saus^ craindre que les vrais grammairiens me con-^ tredisent , c'est que très-peu d'hommes savent lire; très -peu même parmi ceux qui: écrivent ou qui débitent en public de la prose ou des vers composés par eux. On aurait lieu de sourire ou de se récrier à cette assertion , si je ne Texpliquais : j'ai de quoi prouver néanmoins qu^on est plus frappé qu'autrefois du défaut commun aux mauvais lecteurs , depuis que se sont tant multipliés les discours. Il se signale dans nos tribunes d'état , dans nos chaires d'enseignement, et jusque dans nos académies. Pourtant du sein de ces dernières, dont l'une est spécialement instituée pour la conservation de la langue , devraient et pourraient être émisçs
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toutes les règles de correction prosodiqv Lorsque j'avance qu'on a besoin d'apprendf à lire , je n'entends pas désavouer qu'on J s'énonce pas avec une sort€ de régularité wi gaire ; mais j'entends qu'on néglige fme p reté de diction juste et supérieure qui me sei ble nécessaire aux maîtres en littérature po instruire et charma leur auditoire. »
MÉLODRABIE.
Drame mêlé de chant.
Le mélodrame est aujourd'hui tm drac accompagné de musique et mêlé de danse.
Cest le genre qui concourt dans ce momc à faire perdre en province^ et même à Paris, goût de la tragédie et de la comédie.
Il y a cependant quelques mélodrames p sables : la Pie P^oleuse, les Frères à PEpreu la Famille cPAnglade , le Fils Banni , et qt ques autres ; ce dernier , joué au théâtre TAmbigu-Comique , remplit bien toutes conditions imposées au genre : on y rit , oi pleure , on y frémit, on y chante, on y daiii on y crie, et on y meurt.
Plusieurs acteurs ont prouvé qu'on pônvi avec de l'esprit et du goût, faire un long séj< aux boulevards , et déployer ensuite sur t
scèoe plus élevée ies habitudes dugrafnd monde. D'autres acteuî^s, au contraire, sont arrives aux boule varxk en sortant de grands théâtres où ils n'étaient point supportés , et se sont fait une réputation , et même une réputation méritée, dans ces nouveaux parages. .
Le théâtre de la Gaitéest celui où l'on représente les pliis tristes mélodrames; ce théâtre est une vallée de larmes, un séjour de tristesse, un antre de douleurs , de remords , etc.