Scène drconatique où un acteur parle seid
Dans un monologue, les scènes de fi^r^ursioi de passions exagérées exceptées , il ne feMfPi mais employer autant de vcttx que daiisi la scènes dialbguées .
£n général , dans les réflexions et dans lèi monologues y très-peu de gestes; cfe^ pbiDâil dk la tête,, que des bras, qufil faut agir.
B ne' £aut jamais qu'un acieuv déUte imisic^ nelogue en parlant aux spectateurs y et seule ment pour leur apprendre <|aelqii8fr Giqcaow tances qu'ils doivent savoir ;. mais* il' fautr q^i cherche dans la vévitaderactionfquelqueobldM qui L'ait pu obliger à faire ce discours?^ - .j
Les traifts^dle la physionomie en moiweiiUQÉ et les geste» qui expriment Inactivité, répOB éent aux: difFérens états de la pensée* et di sentîmem. L'expression esttoujours>]D«aucoiii pliTs froide, pkxs^ modérée, lorscpie lâi tètoofee pas^ agitée et H>urmentëe par les. infiénâtlisl di
MANUEL THÉÀTRÂt. 2^3
Cœur et par les orages des passions ; la discussion, le monologue, doivent même se ressentir de cette différence. Hamlet , dans une position terrible , et raisonnant avec un effroi mêlé d'horreur sur le suicide , doit être autrement affecté que le philosophe qui méditerait sur le même sujet dans le silence du cabinet.
Cest particulièrement contre là règle de analogie , observée presque partout dans la nature, que les acteurs pèchent le plus sou^ vent dans les scènes de raisonnement , et par conséquent dans les monologues.
MONOTOlfŒ.
Uniformité; Défaut de ceux qui parlent toiopurs sur le même ton,
ta monotonie est un poids qui nous accablé ^t BOUS précipite dans la langueur. Elle est à' la voix ce que le défaut de variété e^t au 'style'; ^Ue ennuie , elle assoupit : étant naturel on ne peut être monotone- " '
Trop de précipitation dans le débit conduit ^cessairement à la monotonie; car 1^ vivacité ^e.la prononciation s'oppo$e à ce qu'onpuisse varier 1^ inflexions. . -
ÏÏ y a trôi^ sortes de monotonie dans* Jai Vôik : *^ perséiéraface dans là même modulatioriy la
ressemblance dans les chutes fitiales , et la pétition fréquente des mêmes inflexions.
Un des moyens propres à éviter la mo^ tonie, c'est de ne jamais commencer la phr ^ suivante siu: le même ton avec lequel on a f la phrase précédente ; c'est une règle généra et dictée d'ailleurs p^r la nature. Deux phrase de suite ne signifient jamais la même chose donc il doit y avoir naturellement changemeni de toa. "-
Ce qui nous charme dans le spectacle de l'univers , c'est après l'ordre admirable qui y règne , cette variété que la nature a répandue dans les différentes parties qui le composent, cette diversité d'objets et de couleurs qui se soutiennent , qui se relèvent les \ins pai les autres , et qui récréent la vue sans la fatiguer ni l'éblouir. Il faut donc que nous trouvions dans le jeu et dans la diction des acteurs, des contrastes heureusement amenés.