PRINCIPES GÉNÉRAUX. II
Volta a démontré par l'expérience que la différence entre les potentiels Yj^ et V,. est la même que si les deux corps A et F étaient au contact l'un de l'autre. Si donc F est un métal identique à A, il aura le même potentiel que A.
Courants permanents dans deux conducteurs hétérogènes entre eucCy
qui se touchent,
10. Supposons deux conducteurs homogènes A et B qui se touchent, formés de deux métaux différents et traversés par des courants permanents. Désignons par V et V, le potentiel dans A et B; V et V, satisfont aux équations
AV rzz O, AVi ^ o.
Désignons par x et x^ la conductibilité électrique dans A et B, et par dn et dn^ les éléments de normale à la surface co de contact dans A et B. La quantité d'électricité qui, dans l'unité de temps, sort de A en traversant d(ù est égale à dta multipliée par la composante normale du courant ou à
X — r— ao) ; an
d'autre part, la quantité d'électricité qui entre dans B dans le mémo temps par rfw est
--- /.i -;— ao);
en écrivant que ces deux quantités sont égales, nous avons l'équation de condition
•/ -1 \- X, -y— r-: O sur to;
an dn^
nous avons aussi, d'après le principe de Volta,
V — V,i -C sur 03,
G étant la tension entre les deux métaux qui forment les conducteurs. Ensuite nous aurons sur les surfaces libres de A et B
dW__ dV,
dn ' dnx
12 aiAPITftE I.
Enfin supposons, comme précédemment, que le potentiel soit donné sur les surfaces par lesquelles entrent et sortent les courants. On pourra, à l'aide de toutes les équations obtenues, déterminer V et V<.
Travail procfuù par le mouvement de l'électricité.
11. Nous supposons encore les courants permanents. Si nous désignons par dx^ dy, dz les composantes du déplacement d'une molécule dm d'une des deux électricités dans le temps cfc, nous aurons, pour le travail effectué par cette molécule pendant cet instant,
.-- dx dm ,— dY dm 7- dz dm ;
dx dy " dz
mais, dans un élément de volume dts, il y a des molécules d'électricité des deux signes, animées de vitesses de sens contraire; on a donc pour le travail produit pendant^/ sur toutes les molécules situées dans dm
dW d\ dW
d^ 7ZZ. j— 2 dx dm r— — dv dm ;- 2 dz dm,
dx dy " dz
le signe S s'étendant à toutes les molécules situées dans dxs. Or on a (n" 3)
; dm = ^ -7 ^'''» TO dxs =^ ^ -7- ^'w, C fl^ — ^ T" ^^>
et il en résulte
dr- fd\.. d\ dv\^
Donc, en désignant par T le travail effectué sur le conducteur entier dans l'unité de temps, on aura
l'intégrale étant étendue à tout le volume du conducteur. Or on a
dV ,, rfV „^ rfV