L'ordre est. la forme dans la discontinuité
La forme est Tordre dans la continuité.
L'idée de l'ordre intervient pour la détermination architectonique, et à la suite des combinaisons ou des arrangemenfc des objets distincts qui dérivent de la nature même des matériaux combinés. C'est le lien abstrait ou artificiel qui relie lu discontinuité et détermine des groupes, ou des composition^ architectoniques, par le rapprochement des matériaux premiers. Cette relation est plus ou moins essentielle ou homogène, accidentelle ou hétérogène, selon le degré d'indépendance, d'unité ou d'individualité de chacun des termes.
Les combinaisons déterminées ou exactes, c'est-à-dire logiques ou mathématiques, n'emportent pas nécessairement l'idée de beauté. Au contraire, ces combinaisons esactes, rendues souples et mouvantes par la présence et l'interveotion ^[|)raa$c des causes esthétiques de variation, peuvent devenir la matière ou l'étoffe d'une dtspo^tion, d'une forme, d'un ornement, duce qui détermine cette disposition, cette forme, cet prneoieat, est la suite d'une délibération expresse ou personnelle, ou bien, au contraire, est un des résultats de. cette sorte d'instiiKt supérieur aux individus qui conduit dans lem* voie les races, 4es civilisations, les peuples et les corporalions : toutes associations qui ont un principe de vie supérieur à la délibération huoiaine, capable seulement de vues méthodiques et de combinaisoas réfléchies.
Cette idée supérieure de Tordre, qui est la flamme secrète de rhumanité artiste, n'a point encore été formulée comme elle mérite de Têtre. A côté donc des sciences logiques et mathématiques, nous proposons d'ajouter les sciences architectoniques, qui ne sont plus seulement des sciences positives et rationnelles, mais des sciences rationnelles et esthétiques.
Reprenant, à d'autres fins, une maîtresse indication proposée par un philosophe éminent, A. Cournot, nous inscrirons hardiment le tableau suivant :