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LES FORMES FONDAMENTALES DES A-PLATS

75. Appliquant ensemble ou séparément les trois modes fondamentaux de la génération des à-plats aux diagrammes^ ou plans de disposition des formes ou des ornements, c'est-à-dire attachant l'extension circulaire, la prolongation linéaire et la déclination à des lignes simples ou composites qui traduisent le plan de disposition, on engendre une infinité de formes qui toutes se ramènent par l'analyse ou la décomposition aux formes fondamentales suivantes (fig. 16 et 17) :

I® Le cercle, — Unité absolue et noyau fondamental des formes, rapporté tout entier à un point directeur; sa grandeur varie avec la longueur du rayon d'extension ( i ) .

2® Vove angulaire. — Si, partant du cercle, on conçoit la fluxion déclinée de l'à-plat suivant une droite directrice, issant du point directeur et finie à son autre extrémité, et suivant la forme de cette déclination qui peut être rectiligne, suraiguë ou renflée, on obtient les trois formes principales de l'ove angulaire (2) (3) (4). Ces déclinations angulaires sont des désinences f car les à-plats y ont une fin actuelle. — Si Ton prend un arc directeur, ou une recourbée, au lieu d'une droite, on a la quatrième forme de l'ove angulaire, l'ove recourbé ou crochu (5). Le caractère et l'accent de ces formes varie

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avec Tamplitude de la déclination guidée par la longueur de la directrice.

3® Vove proprement dit. — Partant du cercle, si Ton conçoit la fluxion déclinée de Tà-plat suivant une droite directrice issue du point directeur et finie harmoniquement à son autre extrémité, c'est-à-dire possédant à cette extrémité un point

Fig. i6.

directeur d'où irradie un nouveau cercle, on a les oves proprement dits (6) (7) (8) qui, à rencontre des oves angulaires, possèdent un caractère d unité plus relevé, c'est-à-dire harmonique à la forme. L'unité des oves angulaires consiste dans une fin actuelle d'à-plat. Les extensions circulaires des extrémités de la ligne directrice peuvent passer ensemble ou séparément par tous les états de grandeur. Si le cercle de désinence est trèspetit, l'ove tend à se rapprocher de l'ove angulaire.

Si la directrice était un arc de cercle ou une recourbée , on aurait l'ove recourbé (9).

4® Uovale, — Partant du cercle, si l'on conçoit la fluxion ovalaire comme s'étendant symétriquement de chaque côté du point directeur, suivant un diamètre, on a l'ovale ( i ) qui est

Fig. 17.

une forme écartelée ou pairement paire, et qui possède un centre de figure et deux points directeurs qui lui sont Jsymé-

lo6 THÉORIE DE L'ORNEMENT.

triques, Si les cercles des extrémités étaient réduits à un point, on aurait un ovale angulaire (2).

5^ La crosse. — La droite et les arcs, étant de composition uniforme, sont des lignes indéfiniment symétriques ou paires, La recourbée , étant indéfiniment variée d'un point à un autre de son parcours, est une ligne impaire ou assymétrique. Si donc Ton conçoit un cercle à Tune de ses extrémités , et la fluxion déclinée de Tà-plat suivant le cours de la ligne, selon que la déclination aura lieu dans un sens ou. dans l'autre de la recourbée directrice, on déterminera deux formes distinctes (i) (2). Dans (i), la grandeur de l'espace va déclinant dans le sens du départ à la désinence ; dans (2), la grandeur de l'espace va déclinant dans le sens de la désinence au départ , Si le cercle de l'extrémité était réduit à un point, on aurait les crosses à désinence angulaire.

Si la directrice devenait un enroulement, la déclination de l'espace aurait lieu nécessairement, et exclusivement, du départ à la désinence, à cause de l'obstacle des spires indéfiniment rentrantes. La volute ionique est un exemple remarquable de cette forme.

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