CHAPITRE I
LES DLSPOSITIONS LINEAIRES.
i56. Une portion quelconque d'une rangée marginale ou diamétrale ne constitue pas à proprement parler une disposition figurée : sa construction est celle de la rangée et sa forme-enveloppe une portion semblable de la forme indéfinie de la rangée; il fautd'autres conditions restrictives et spéciales pour que cette portion devienne une disposition réellement finie et qui implique une unité ou un plan de disposition.
Les rangées possèdent :
i** Une directrice indéfinie, droite ou courb;?;
2^ Une enveloppe-rectangulaire :
3"^ Un nombre indéfini de motifs ou d'éléments ;
4^ Une succession uniforme.
En restreignant ces caractères et les limitant, on a :
i^ Une directrice limitée, droite, arc, recourbée, anse, etc.;
1^ Une forme-enveloppe finie ;
3^ Un nombre limité d'éléments;
4*^ Une succession déclinée.
Les conditions de symétrie et de conjugaison restent invariables dans les rangées et les dispositions limitées.
La directrice droite, étant limitée, a deux extrémités, un milieu virtuel ou centre de figure et des subdivisions symétriques de part et d'autre du milieu; ou bien, à ne considérer la direc-
iricc que dans un seul sens, la droite a un commencement et une extrémité ou une fin, les subdivisions de Tintervalle étant graduées en progression et par la déclination des motifs qui se suivent. La droite, dans une seule direction, entraîne la parité d'un côté et de l'autre; la directrice devient un axe de symétrie. La droite, dans les deux directions, entraîne la symétrie pairement paire ou écartelée. Taxe longitudinal et Taxe transversal se coupant au centre de figure.
La forme-enveloppe, rectiligne ou curviligne, selon le caractère de la déclination, est une figure impaire, paire ou écartelée, diagonale ou contrariée. Cette forme-enveloppe est ouverte, et alors angulaire ou ovalaire, ou bien fermée, et alors rectangulaire, losange, ovalaire, etc.
L'ordre linéaire horizontal exige de la 'symétrie, c'est-à-dire un milieu connaissable et des ressemblances de part et d'autre.
La contemplation de face exige essentiellement un milieu où, comme à un point fixe, on puisse rapporter tout ce qui se trouve d'un côté ou de l'autre. Selon le caractère de la disposition qui peut être un ornement ou une ordonnance monumentale, cet ordre linéaire est capable de la symétrie marginale ou de la symétrie écartelée, ou diamétrale ; en outre, les extrémités y sont plus ou moins accusées. D'après cela, le diagramme dernier de cet ordre est la droite limitée, de symétrie écartelée, où il faut considérer un axe longitudinal, un axe transversal passant par le milieu, par suite ce milieu, et les deux extrémités.
Dans l'ordre vertical ou de haut en bas, c'est à la base que Ton rapporte la disposition, c'est le point fixe ou de départ. 11 n'y a plus alors qu'une succession régulière de haut en bas, sans que Tesprit éprouve le besoin de penser au milieu idéal de la ligne. L*ordre linéaire vertical a donc pour diagramme dernier une droite considérée seulement suivant une direction unique et symétrique de chaque côté de la longueur.
Plus généralement et indépendamment de toute localisation de l'espace, ces deux espèces d'ordre peuvent être ainsi dénom-
mées : i^ l'ordre linéaire symétrique ; 2^ Tordre linéaire continu, suivi, ou unilatéral.
La directrice étant un arc, c'est-à-dire une portion de circonférence, -a, comme la droite, un milieu ou centre de figure (qu'il ne faut pas confondre avec le centre de courbure), des extrémités et des subdivisions symétriques, ou bien, comme la droite unilatérale, un point de départ et un point d'arrivée. La formeenveloppe est une figure impaire ou paire, ouverte ou fermée, comme dans les colliers, les guirlandes, etc.