Classes ; 2. Ordres ; 3« Genres ; %. Espèces
X Infinités; 7. Minimités; 6. Ténuités; 5. Variétés;
et déployant en infra-ligne Téchelle directe des groupes
en raison inverse du nombre des individus. Ce n'est pas
un sujet à aborder dans un article abréviatif.
Il suiBt pour initiation de recourir à un problème déjà traité sur cette matière, au Trans-Ambule (III, 135). Rappelons-le pour en tirer une conclusion du petit au grand, du connue l'inconnu.
J'y ai dépeint une traksition £n vilains gocts , c'està-dire, un ptaùant goût^ qui n'est pas encore vthm goût.
Le plaisant goût , comme celui des vieilles poules coriaces, parvient encore, dans la Phalange, à réunir un groupe complet, et former ses harmonies en interne dans le domestique même ; tandis que le vilain goût ne peut s'harmoniser qu'en liens externes pr<^essifs , selon les 12 degrés de Téchelle (344).
Le mécanisme pour les harmonies des 13 degrés de vilaùu giiûts est le même que celai que j'ai décrit pour la transition ou plaisant goût^ dont j'ai déjà obtemi un quadrille régulier d'accords cardinaux (III, 138). Nous l'obtiendrons de même de tous les degrés de vilains goûts, avec une addition d'accords externes, croissant selon les degrés, c'est-à-dire, 5 En sus chez Trissotin , 8 En sos chez PkUogime, 6EDSiischez YadioM, 13 En sus chez Iimariaif .
Quel déoMuti aux avilisseurs de passions, gens qoi croient que Dieu les a créées au hasard , sans théorie
UTRE ni. SECTIOR TI. 351
d'emploi , el qu'on doit les réprimer ou supprimer selon la fantaisie de Sénëque et Platon» qui ne manqueront pas de vouloir supprimer leurs contraires, c'est-à-dire les passions d'où on obtiendrait même dose d'harmonie que ies leurs.
Je néglige les démonstrations qui nous engageraient trop avant : je me borne à poser la thèse d'emjJoi harmonique des vihins goûts ei manies d'antipathie générale, art de les utiliser par série infinùésimale inverse. J'en conclus contre la science qui suppose des lacunes de providence en théorie de passions. J^ai démontré que Dieu sait, en mécanique passionnelle ^ changer le cuivre en or, partout où les lois des hommes n'aboutissent qu'à changer l'or en cuivre ; qu'à transformer en germes de discordes les passions les plus nobles, celles de la gloire et l'amour, quand la théorie sociétaire sait, des goûts ignobles et odieux, des bizarreries inGnitésimalesj^, faire natlre des gages d'harmonie entre 150 millions de groupes hétérogènes, c'est-à-dire entre l'humanité entière.
C'est, je pense, un puissant motif d'accueillir et étudier la théorie des vilains goûts déployés par hyper-série simpL (536), comp. (344); et comme les philosophes sont la classe la plus sujette aux fantaisies bizarres ou vilains goûts de tous les degrés , quelle gratitude ne me devrontils pas pour cette théorie de l'infinitésimal inverse qui va répandre sur toutes leurs originalités uâ lustre éclatant, les exalter à titre de contre-pivots de haute harmonie , ressorts transcendants d'unité universelle 1
Après avoir lait la conquête des philosophes sur la théorie des vilains goûts, je vais tenter celle des Français sur la théorie des jolis goûts , des raffinements de haut degré, nuancés en modulation infinitésimale.
352 A8S0CUT10H COKPOSée.
Y PASSlOnS IHFmiTÉSIlfALES DIRECTES.
Guerre majeure au gasîrosophique.
Bannissons les calculs d'an article consacré aux sujets gracieux , aux joUê goûU : cependant ne négligeons pas tout-à'fait la méthode.
On appelle jolie goûts ceux dont on peut former dans chaque Phalange au moins une série régulière d'une trentaine de personnes en minimum, selon le tableau suivant, à 2 pivots , 4 transitions et 9 groupillons.
Les jolis goûts sont de diyers degrés, selon qu'ils comprennent i/i2, S(/i2, 3;i2, 4/12, etc., de la Phalange : donnons-en deux exemples extrêmes à 1/12 et 12/12.
Les bons melons musqués sont un fruit qui plaît à peu prés à tout le monde, aux trois sexes en masse, et sans préparation culinaire. Quant aux courges, malgré l'intervention du cuisinier, elles sont un chétif aliment, bon pour la populace actuelle, et n'arrivant pas jusqu'aux bonnes tabfes .
Ainsi le melon, en Harmonie, réunira aisément en série les 12/12 de la Phalange; il sera joli goût de haut degré. La courge assemblera à peine la série de 1/12, tablée ci^haut : elle sera joli goût de bas degré, et non pas plaisant goût qui ne réunirait qu'une sous-série ou groupe régulier (343).
Les plus jolis goûts en haut degré tiennent à la bonne chère et à ramoùr. Ces jouissances dont le goût est le plus général , sont les principaux ressorts qu'emploie l'Harmonie pour intriguer les armées par série infinitésimale. De là naissent à l'armée trois rivalités ou guerres, savoir :
utiiteui. SBGTion?!. 355
La pivotale X , guerre d'intrigues en industrie. La majeure Y, guerre d'intrigues en gastrosophie, La mineure x, guerre d'intrigues en amour.
Je ne parlerai pas de celle d^amour, qui ne serait pas eompatible ayec nos mœurs ; il suffit d'un tableau de régime gastrosophique , pour faire connaître les intrigues des armées barmoniennes. ( Piège aux loties; je les en prémens,)
Supposons une grande armée de 12®. degré, réunissant des divisions tirées d'un tiers du globe , d'environ 60 empires qui ont fourni chacun 1 0,000 hommes ou femmes . Les* 60 divisions ou armées d'empire sont rassemblées sur l'Euphrate , ayant leur quartier général à Babylone.
Cette grande armée a choisi deux thèses de campagne^ dont une en industrie qui est l'art de rencaissement. Elle doit encaisser cent vingt lieues du cours de l'Euphrate, selon des méthodes quelconques.
Ladite armée étant d'ordre majeur a de plus une thèse gastrosophique; c'est la détermination d'une série des petits pâtés en orthodoxie hygiénique de 3®. puissance, à 32 sortes de petits pâtés, plus les foyers , tous adaptés aux tempéraments de 3®. puissance, conformément au tableau (314).
Les 60 empires qui veulent concourir ont apporté leurs matériaux, leurs farines et objets de garniture, les sortes de vins convenables à leurs espèces de pâtés. Quoique le globe paie les frais, chaque empire fait à son gré ses approvisionnements pour la thèse de bataille.
Chacun de ces empires a choisi les gastrosophes et pâtissiers les plus aptes à soutenir l'honneur national, et faire prévaloir les sortes de petits pâtés qu'il prétend faire admettre en série orthodoxe de Z^. puissance.
354 ÀSSOCUTIOll GCMiPOSéE.
Avant l'arrivée des 60 armées» chacune d'entre elles a envoyé ses ingénieurs disposer les cuisines de bataille qui sont relatives à l'objet de thèse et aux consommations accessoires* Les cuisines de bataille ne font pas le service journalier des subsistances ; chaque année se noiurit dans les caravenserais des Phalanges où elle est campée.
Les oracles ou juges qui siègent à Babylone sont tirés, autant qu'il se peut, de tous les empires du globe» et non pas exclusivement des fiOempires qui ^urentau concours.
L'armée forte de 600,000 combattants et 200 systèmes de petits pâtés prend position sur l'Euphrate, formant une ligne d'environ 120 lieues, moitié au-dessus et moitié au-dessous de Babylone«
Avant l'ouverture de la campagne , les 60 armées font choix de 60 cohortes de pâtissiers d'élite, qu'elles envoient à Babylone pomr le service de la haute cuieine de bataille servant le grand Sanhédrm gastrosophique. C'est un haut jury qfH lait fonction de concile oBCuméniqne sur oette matière.
En même temps on détache des 60 armées cent vingt bataillons de pâtissiers de ligne , qui se répartissent par escouades en chaque armée, de manière que chacune ait 59 escouades tirées des 59 autres armées, et fabricant les petits pâtés selon les instructions des chefs de thèse de leur empire.
Chacune des 60 armées se classe dans le centre ou les ailes , selon la nature de ses prétentions en série : L'aile droite en petits pâtés farcis , SO. \ Le centre en vols au vent à sausse , S5. > 60. L'aile gauche en miriitons garnis, 15. )
( Cette distribution, sauf erreur, car je suis tout-â-feit intrus en matière gastronomique. )
LITRE m. SECTION TI. 355
L'affaire s'engage par des fourDèes de Fim des trois corps , soit de l'aile gauche , sur les mirlitons qui sont dégustés à Babylone parle grand Sanhédrin ou congrès des oracles et oraclesses. On ne peut pas présenter au codcours plus de 2 ou 3 systèmes par jour. La dégustation deriendrait confuse si on excédait le nombre de trois.
Chaque jour, dans les 60 armées ^ les cuisines de ba* taille fabriquent et servent à leur armée les espèces présentées au jugement du grand Sanhédrin, afin que lesdites armées en aient la mémoire fratche et encore un arrière-goût , au moment où arrivera le bulletin de Babylone qui relatera les opinions du Sanhédrin sur lesdites espèces.
Au bout d'une semaine employée À la dégustation des système» de f aile gauche , le Sanhédrin rend un jugement provisoire , et le bulletin de Babylone fait connaître aux 60 armées et au monde entier» que les trois empires de Frange, Japon et Californie ont remporté un premier avantage; que tels systèmes de mirlitons présentés par eux sont admis pravisairement en aile gauche de série orthodoxe, ou adaptés aux convenances de tempérament.
Jusqu'ici la lutte est concours et non pas bataille , qui ne peut commencer qu'après une admission de série entière. Il faudra qu'un mois s'écoule , avant que le Sanhédrin puisse former un cadre provisoire de systèmes orthodoxes à i2 espèces, distinguées par 3, 5 et 4 pour le centre et les ailes, plus un pivot.
Ce n'est là qu'un préliminaire de bataille, pendant lequel chaque armée a d'autres intrigues plus actives : mais celle-ci étant la principale doit occuper la campagne entière , 5 & 6 mois.
Le cadre étant formé au bout d'un mois et notifié au globe , la bataille s'engage sur toute la ligne et en triple lutte; car chacun des 48 empires qui ont échoué au concours du cadre, conserTe les chances,
De débusquer l'un des admis ou même un corps d^aiie ou centre , en produisant de nouveaux systèmes de petits pâtés qui n'ont pas encore concouru;
D'être admis en contre*octave, lorsqu'il faudra former une gamme complète à 13 espèces majeures et 12 mineures;
De prendre place dans les 4 transitions , les 4 souspiyots et les grands pivots non encore admis.
Ces trois chances donnent une extrême activité aux ligues, et aux voyages de diplomates dans les 60 armées. Chaque jour on voit se former de nouvelles alliances entre divers empires qui jugent convenable d'associer leurs sortes de petits pâtés et de vins ou autres boissons, pour former centre ou aile , et pour livrer bataille â une masse de systèmes déjà admis.
La multiplicité de ces prétentions oblige à former 5 jurys en sous-ordre pour les dégustations et présentations. Ces jurys placés aux trois grandes divisions , à 30 lieues l'un de l'autre, sont servis comme le Sanhédrin, chacun par 60 escouades de pâtissiers d'élite. Leurs décisions sont provisoires et subordonnées aux dégustations du Sanhédrin. Dès lors la lutte devient générale, et d'autant plus variable que chaque admission ou rejet cause de nouveaux plans , produit de nouveaux cartels adressés à un ou plusieurs empires, et exige de nouvelles négociations entre les vainqueurs qui ont des attaques à redouter jusqu'à la fixation définitive de la série orthodoxe.
UV&BIII. SECTiONi'VI. 59.7
flnlre-temps , les 64 cuisines de bataille font des prodiges de talent; les voyageurs accourent de toutes part^ pour être témoins de ces luttes savantes qui vont décider sur les prétentions de tant d'empires; les bulletins de Bqbylone sont lus avidement par tout le globe; , surtout daas les empires qui prennent part au combat.
Balivernes, Jtra*4-on, vous promettez un traiteur rAsêociation, et vous débitez vingt contes d'enfants II! Patience, jusqu'au commentaire qui va suivre; et la pré* tendue baliverne deviepdra solution trés-méthodique d'un problème d'équilibre en infiniment petit» contre-poids nécessaire de l'infinihent grand : mais achevons.
A la fin de la campagne » il j aura 24 empires vaincus et 56 triomphants ; peut-être moins , car un même empire peut réussir à faire adopter 2 et 3 espèces de sa composition.
Toutefois les vaincus ne se tiennent pas pour battus; ils reproduiront leurs petits pâtés à un noij^veau Sanhédrip qui formera une série de 4^. degré à 135 espèces : jusque-là leurs méthodes sont hétérodoxes , non applicables en gamme des 32 tempéraments , non admises en hiérar* cbie gastrosophique.
Les armées débattent une foule de ces thèses en divers degrés , et chaque jour elles ont aux repas quelques lutte/i entre les empires» dont on passe en revue les procédés» moyennant les distributions de cuisiniers que chaqiji? armée fait aux autres.
Elles ont de même» 4>our leurs séances du soir^.des thèses en affaires de beaux-arts et de sympathie occasionnelle. Sur ces nombreuses intrigues» il en est qui emploient toute une campagne avant d'atteindre au déno()«» ment.
358 Àssocutum cohfos^e.
LeoTB plaisirs sont encore yariës par dirers ineidenls , comme les rencontres de caractères ou légions d'aventariers et ayentarières , qm Toyagent en déployant on caractère en sciences ou arts , et qui contiennent de nombreux virtuoses en ce genre.
A la fin de la campagne, les armées se rassemblent pendant quelque temps, d'abord en sous-divisions, puis en trois divisions , pais en masse , pour donner des fêtes unitaires dans les villes de quartier -général, rendre hommage public aux vainqueurs individaets, c'est-à-dire aux auteurs d'une production adoptée en Sanhédrin gastrosophique ou autre.
Une capitale , en Harmonie , est toujours entourée à quelque distance d'un cercle d'ombrages , ou boulevarl à plusieurs allées, dont l'emploi est d'abriter et attabler les armées.
Au jour du triomphe, les vainqueurs sont honorés d'une salve d'armée. Par exemple , Apicius est vainqueur pivotai; on sert ses petits pâtés au début du dtné; à l'instant les 600,000 athlètes s'arment de 300,000 bouteilles de vin mousseux dont le bouchon ébranlé et contenu par le pouce est prêt à partir. Les commandants font face & la tour d'ordre de Babylone, et au moment où son télégraphe donne le signal du feu , on fait partir à la fois les 300,000 bouchons; leur fracas accompagné du cri de vive Apicias retentit au loin dans les antres des monts d'Euphrate.
Au même instant Apicius reçoit du chef du Sanhédrin la médaille d'or portant en exergue : « A Apicius , triomphateur Y en petits pâtés, â la bataille de Babylone. Donné par les 60 empires, etc. » Leur nom est gravé au revers de la médaille.
LITRE m. SBCnORTl. 359
I^reil hommage sera rendu au triomphateur pirotal ioTerse , homme ou femme , dont les petits pAtës auront été adoptés en terme x. de série orthodoxe.
Pygmées gastronomiques de nos jours, osez comparer Tos obscurs trophées à ceux d'un gastrosophe d'Harmonie , dont les triomphes , mr un $ml mets , retentissent ayec tant d'éclat dans le monde entier I Tout n'est qu'arbitraire dans votre science; les Beautilliers , les Archambault, ne sont que des guides confus, cirant sans distinction des tempéraments , sans aveu d'autorités compétentes. Leurs palmes sont plutôt un sujet de facétie qu'un sentiea de gloire; celle d'Apicios réunira intérêt et gloire, car elle sera pour lui une voie d'acheminement & de hautes dignités, même à divers degrés de magnatures et de sceptres, en titre d'ambition *â, et d'institution *5 (275).
J'ai donné ces détails pour appuyer un principe, savoir, que les armées harmoniennesde tous degrés ont des fêtes si brillantes et des intrigues si actives, si nombreuses, que l'admission à l'armée est une faveur, et ne s'obtient que sur des titres fondés. Par exemple^, à cette campagne des petits pâtés, on exigera de moitié des postulants l'aptitude au travail de pâtissier, et à d'autres qui seront sujets de moindres thèses.
On établit pareille bataille sur tous les jolii goûts , soit engastrosOphie, soit en beaux arts et en amour. Or, les petits pâtés %on\, joli goût Aq très-haut degré, et jpeotêtre même du plus élevé , car on trouvera peu de gens , hommes, femmes ou enfants, qui ne soient amateurs de quelcpe sorte de petits pâtés ou mirlitons.
Ladite armée , outré ses thèses en jolis goûts , aura opéré aussi sur les vilains goûts par série divergente en
360 ÀSSOCUTIOM COVPOSiE.
retour. Les armées d'Harmonie ont une fonle ié fonctions qui toujours tendent À former des liens de toute espèce entre les régions du globe, et les établir en proportion du degré de raffinement; lorsque les ortbodoxies seront fixées, on verra dans toute armée de 10,000 hommes, des fêtes en 5®. degré; par exemple :
On se donnera des repas de tempérament, divisés par 810 compagnies , qui auront préparé chaque mets de 810 manières différentes, mais orthodoxes, pour chacun des 810 tempéraments.
Ce n'est qu'aux armées qu'on peut se donner de pareilles fêtes; car 810 compagnies à 9 ou 10 pwsonnes font déjà 8,000 personnes attablées , plus les servants : il faut donc des réunions de 10,000, pour se donner des fêtes en 5®. degré, sur les mets ou autres objets. Une armée de 30,000 peut donner des fêtes de 6®. degré, bien plus raffinées et répandant plus de charmes sur les liens dont elles sont la source.
On s'est donc lourdement trompé sur le but des passions , en prétendant les ramener & l'uniformité d'essor. Leur harmonie, leur équilibre en mécanisme sociétaire, tiennent à l'extrême variété des développements qu'on donne à une même passion.
Entendez à une table quelques civilisés manifester des goûts différents sur une bagatelle , sur une omelette : un sage croira opiner philosophiquement, en disant que toutes les omelettes sont égales en droits, et qu'on doit manger indifféremment toutes celles qui sont présentées.
Loin de là : il faut, pour harmoniser en 5^. d^réla passion des omelettes, lui ouvrir 810 voies d'essor, par un classement de 810 variétés appliquées à autant de tempéraments, et adoptées par un Sanhédrin qui transmettra
UTEEBI. SECTION y I. 361
théoriquement à tous les empires du globe les règles de fabrication de 810 omelettes dont la science-pratique sera coptmupiquëe aux susdits empires » par les légionnaires qui auront fait la campagne des omelettes de 5% degré.
Si Ton s'apercevait d'un retard de digestion dans quel* que série de tempéraments, dans ceux qui s'adonnent à l'omelette êm^fflée^ ce serait une thèse à proposer aux armées. Le congrès d'unité siégant À Coostaniinople indiquerait pour Tannée suivante une lutte d'industrie quelcooque, jointe À une bataille d'omelettes soufflées^ à donner en lieu quelconque » soit ft Paris » par une armée de divers empires, qui viendrait prendre position de Rouen à Auxerre , y débattre théoriquement et pratiquement la thèse des omelettes soufflées, et de leur assortiment orthodoxe en série des tempéraments.
Tout en s'occupant gravement de ces apparentes futilités , une armée d'Harmonie exécute d'immensea et magnifiques travaux. Qu'importe qu'elle ait , aux heures des repas, des intrigues de pâté et d'omelette? Ces rivalités qui semblent frivoles, sont branche principale en équilibre de passions, et plus on parvient ji élever les raffinements en haut degré (selon la table, 336), plus on est assuré d'établir un parfait équilibre dans les essors de chaque passion. Quel démenti è^ cette philosophie qui voulait nous ramener & la sainte égalité des goftts, à la monotonie universelle, et qui prétend^kit fonder sur l'uniformité cet équilibre de passions qu'on ne peut asseoir que sur l'essor progressif et méthodique des variétés de goAts vilains ou