‹ Théorie de l'unité universelle (volume 3)Chapitre 102 sur 163 · IV · texte numérisé non relu

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I£ÇON d'équilibre ET DE PRUDENCE.

Combien de lectears se croiront sages » en traitant de fadaise inconvenante une grare discussion sur des batailles de petits pâtés entre 60 empires ! Je les attendais à ce piège : ils auraient àû présumer que je ne choisissais pas sans dessein un thème si bizarre. Ils ont besoin qu'on leur apprenne à reconnaître sur ce sujet ou autres la fausseté de leur jugement.

J'ai traité un problème relatif à la consommation des graminées ; j'en ai déterminé l'équilibre sur un objet infiniment petit y et c'est un sujet de glose pour nos sublimes politiques ! Hais voyons si leurs grandes conceptions économiques sont autre chose que de grandes sottises / tant sur les subsistances que sur chaque branche du mécanisme social.

Prenons-les d'abord en flagrant délit sur ce qui touche à l'équilibre de consommation. Comment se fait-il qu'on voie en 1822, l'Irlande mourir de faim, quoique la paix générale permette le transport des blés qui affluent en Europe, à tel point que le fermier est dans l'indigence au sein de ses greniers encombrés? Bel éloge de ces économistes qui prétendent à la sagesse distributive en régime de subsistances, et qui fondent le bonheur du peuple sur l'industrie et |a richesse nationale ! Manque-t*il donc d'industrie et de richesse dans celte Grande-Bretagne où le peuple meurt de faim en temps d'abondance ?

Les harmoniens aussi auront des prétentions en sagesse distributive bien nécessaire chez eux , où le grand problème d'équilibre agricole sera d'élever la consommation individuelle au triple de ce qu'elle est aujourd'hui. I/énormité du produit exposerait les denrées à pourrir

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