‹ Théorie de l'unité universelle (volume 3)Chapitre 11 sur 163 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

D«t trait Ordm de Biue Eofluiee.

J'ai désigné yaguemeot (III, 440), soas le nom de bam^ bins et poupons, toute la classe aa-dessoos de THannonie aetire , tout ce qui n'a pas atteint 4 ans 1/2. Maintenant qn'il s'agit de décrire le système de leur éducation, nous aurons besoin de désignations plus détaillées.

Je ne comprends dans la basse enfance , que ce qui est au-dessous de 4 ans 1^. Si un enfant atteignait 3 ans sans remplir les conditions exigées pour être admis à la tribu des chérubins, il serait considéré comme idiot, ou du moins être subalterne. On le rangerait dans les complémentaires ou tribus accessoires, G(III,440), composées des caractères et personnages les moins actifs de corps ou d'esprit : il s'en troure nécessairement quelques-uns que l'Erangile a consolés d'ayance , dans le yerset Beati pauperes spiritu.

La basse enfance est diyisée en trois catégories; Sayoïr : '< 1. Les Nourrissons , igës de 0 ^ 18 mois, S. T. ^ ft. Les Poupons, igës de 18 ^ 56 mois, S. T. K 5. Les BamUns , âg& de 96 ^ M mois , T. Ces derniers sont les seub qui commencent à fréquenter comme sectaires les ateliers et réunions industrielles. On y Toit bien quelques poupons de 30 à 33 mois , mais qui n'ont pas rang de néophytes admis. De là vient que j'ai

donné aux ordres 1 et 2 le nom de sous-tribu, S. T. Les bambins sont une tribu, T.

Nous trouverons même subdivision dans l'autre classe extrême» qui est celle des vieillards, des infirmes et des malades ;

Malades > , Infirmes ^ , Patriarches 3.

Les patriarches forment une tribun^. 16, opposée en degré à celle des bambins u9. 1. Les malades et infirmes équivalent à des sous-tribus iùactives , comme les poupons et nourrissons. Il y a dans toutes les distributions harmoniennes correspondance exacte , mais sans égalité.

Chacun des trois ordres de bambins, poupons ou nourrissons, doit se subdiviser en trois genres, qui sont trèsdistincts dans les Séristéres , fonctions et salles : par exemple, quant aux ftges, on peut classer comme il suit et inégalement , par 5 , 6 et 7 mois.

Les Sous-Bambins, ftgés de 36 à 41 mois, 5 m. Les Mi-Bambins, âgés de 41 à 47 mois, 6 m. Les Sur-Bambins , âgés de 47 à 54 mois, 7 m.

Si Tarcbitecte et les fondateurs d'un canton d'épreuve négligeaient de spéculer sur toutes ces graduations , et d'échelonner de même les dimensions de leurs salles , il arriverait que les Séristéres seraient faussés , inconvenants; que l'Attraction ne pourrait pas se développer , et qu'il faudrait employer la science des Algériens et des Philosophes, la contrainte. On ne fera une bonne épreuve d'Harmonie qu'autant qu'on aura bien calculé toutes les graduations matérielles et passionnelles qu'établit la nature. Etudions-les donc sur l'enfance , où elles sont plus faciles à analyser que sur l'âge mûr.

Outre ces classements d'âges, nous aurons à indiquer des classements de facultés dont on parlera au chapitre

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soÎTadt. Commençoiis à bien subdiyiser les (rois ordres oa catégories de bambins » poupons et nourrissons » afin de prëroir et prërenir les erreurs qu'on pourrait commettre dans la construction de leurs Séristères. Tout serait manqué en Harmonie » si on manquait Téducation , soit en matériel» soit en passionnel.

Au contraire » le mécanisme marchera sans peine et les difficultés seront aisément surmontées , si on distribue aiec intelligence tout ce qui touche aux relations des six tribus de Tenfance. Elles ont la plus forte influence en Attraction industrielle ; et sur ce point la hiérarchie sexuelle s'établira en sens inverse de la force physique , c'est-é-dire ,

Que le sexe masculin qui est le plus fort est au dernier rang d'influence en Attraction industrielle. Les enbnts tiennent le premier rang sous ce rapport. Les femmes Tiennent en 2®. ligne » et ensuite les hommes.

Je place les hommes au 3®. rang , parce que l' Attraction par contraste avec la violence doit opérer du faible au fort. L'état de choses qui produira Attraction industrielle, entraînera les enfants plus activement que les pères et mères , et les femmes plus vivement que les hommes ; de sorte que ce seront les enfants qui, dans Tordre sociétaire» donneront la principale impulsion au travail. Après eux, ce seront les femmes qui entraîneront les hommes à l'industrie .

On voit par ces aperçus , combien il importera , dans la Phalange d'essai, d'apporter le plus grand soin à l'organisation des enfants , à la distribution opportune de leurs Séristères, à l'assortiment proportionnel des nombres et des âges.

Si les règles d'Attraction et l'échelle progressive sont bien observées, on verra dans la i'®. Phalange , au bout

16 ASSOClAf lOM GOHPOSis^

de trois mois » Tenfant de 4 ans se montrer en état de pleine liberté , plus prudent et plus expert que n'est chez OOQS l'homme de 30 et 40 ans. En Harmonie, on bambin de 4 ans 9 fût-il fils d'un monarque, sait gagner sa rie à pfaisieurs métiers , exercer proportionnément tous ses membres , s'assurer en tout point le rapide progrés de vigueur et le plein déyeloppement de facultés corporelles ei spirituelles ; enfin , subordonner toutes ses actions aux conTenances d'intérêt général.

Combien nos méthodes» en fait d'éducation, sont loin d'un pareil résultat! Quel est parmi leurs éléies de 15 ans et même de 30, celui qui pourrait faire preuve de cette perfection , qu'on trouve en Harmonie chez tout bambin de 4 ans.

J'insiste sur ces aperçus, pour intéresser le lecleor à la méthode qui va^élre décrite, et qui réalisera en éducation tout l'ensemble des biens dont on ose à peine aujourd'hui rêver quelques détails sans pouvoir en réaliser aucun , sans savoir former autre chose que des légions de petite Vandales y qui dans leur enfance épient toutes les occasions de détruire au lieu de produire, et qui, parvenus à l'adolescence , iront sous l'égide de la morale s'organiser en légions de grandi Vandalet , pillant , violant , brûlant , massacrant , pour l'équilibre des saines doctrines du commerce , et la perfectibilité des abstractions métaphysiques.

Tels sont les fruits d'un ordre social où Téducation ne tend qu'à étouffer l'Attraction , travestir la nature et les caractères. Nous allons enseigner à opérer en sens contraire, à développer rAltraction. Si elle est sagement distribuée par Dieu, elle doit entraîner l'enfant à l'industrie productive , puisque Dieu nous donne la richesse pour

uTEsn. SEcnomu. 17

premier foyer d'AUraelioa, Or» dans la solotioo de cet étrange problème » de cet art d'attirer l'enfant libre à rindustrie » on doit s'attendre à des moyens bien différents de ceox ioventés par nos sciences morales et politiques , habiles à former des Tibères et des Nérons » ou tout au plus des oisifs.

Parmi ces moyens que je détaillerai au chapitre suivant, en?isageons dés à présent le principal ; l'émulation naturelle ou progressive » dont on na aucune idée en civilisation ; elle tient aux dispositions matérielles du nouvel ordre ; elle ne peut donc pas nattre dans l'état actoel.

Je n'en cite que le principal ressort» l'aspect des tribus chèmbiques n®. 2» et séraphiques n®. 3 : elles sont le point de mire de la basse enfance. Un enfant n'admire que ce qui est à sa portée ; [un lutm,] un bambin» voit ces chœurs de chérubins et chérubines » hauts et puissants seigneurs de 4 1/2 à 6 ans 1/S » portant déjà de grands panaches d'autruche » et figurant dans les manœuvres de la grande parade. Cet aspect est pour le bambin» ce qu'étaient les trophées de Miltiade pour Tbémistocle» à qui ils taisaient perdre le sommeil.

Dans l'espoir de parvenir bientôt au rang de chérubin» il fera cent prouesses industrielles ; mais il ne voudra pas même planter un chou si c'est pas ordre du père ou du précepteur. Les conseils les plus sages n'auront sur lui aucune influence : en vain le précepteur lui représenterat-il que nos idéei naissent des perceptions de sensation pour le bien du commerce ; tout ce jargon scolastique ne servira qu'à désorienter l'enfant et le rebuter de l'industrie ; il a besoin d'un enthousiasme qu'on ne sait pas lui créer » et qui ne pourrait nattre que de l'aspect des tro-

18 ASSOCUTION GOMPOSÊe.

phée$ de UUtiade » ou trophées des chœurs des cbënibins et chémbines.

A défaut de ce yëhicule , on cherche à lai en créer d'autres dans des affections imaginaires , dans la piété filiale y dans l'amour de la simple nature et de la morale douce et pure ; fadaises dogmatiques ! L'enfant civilisé manque du seul ressort qui puisse l'entraîner au bien , c'est l'aspect des tribus chérubiques et séraphiques déjà trèshabiles en industrie. Elles sont les seuls modèles qui plaisent à l'enfant. L'intervention des pères et des pédants ne fera de lui qu'un petit rebelle » un hypocrite feignant de la soumission , et brûlant d'impatience d'aller , avec ses pareils , tout briser , tout saccager , dès que le pédant se sera éloigné.

Sur ce» nos habiles analystes s'écrient : Les enfants sont à^petiU diables : eh non ! ce sont les pères qui sont de grands sots, de n'avoirpas su inventer le régime d'éducation attrayante ou sociétaire , qui [en Harmonie] est déj& terminée avant que celle des civilisés ne puisse commencer.

En effet , on ne peut guère entreprendre avant F%ge de 5 ans l'éducation d'un enfant civilisé ; et dans l'état sociétaire , il a dés l'Âge de 4 ans ij2 reçu en plein la première éducation dite antérieure » au moyen de laquelle il peut déjà voler de ses propres ailes» s'entremettre dans vingt travaux utiles , y gagner plus qu'il ne dépense , y former son corps à la vigueur , son esprit à l'unité sociale , à h pratique de la vérité : combien ces résultats sont préférables à ceux de nos vaines théories !

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