LIVRE IV. SECTION VU
roi, utiles au travail productif, sont rétribués h ce titre d'uu dividende qjuelconque. Dans cet état de choses» le roi y loin de consommer en lirais de maison le produit de ses propres domaines» peut au contraire ajouter à ses épargnes toute la somme qu'il reçoit pour liste civile ou traitement de royauté.
Je m'attache à établir dans ce prélude» que les rois mêmes sont excessivement restreints en ésssor d'ambition. Cette vérité une fois établie » on n'aura pas de peine à conclure que les particuliers sont encore plus restreints . On eo jugera plus loin» par le tableau d'un seul des rai* liements d'ambition» celui des trônes de divers degrés, et notamment des trônes du monde que chacun peut et doit convoiter en Harmonie.
Le vice des civilisés n'est donc pas d'avoir trop d'ambition» mais d'en avoir trop^eu ; et le vice de la civilisation est de ne fournir aucun moyen de satisfaire les médiocres ambitions qu'elle excite. Ces deux torts qu'il fallait préalablement signaler vont être pleinement dénK)qti:és par la théorie de ralliement et équilibre d'ambition , dont je viens de poser le principe.