‹ Théorie de l'unité universelle (volume 3)Chapitre 119 sur 163 · LITRE IT. SECTION VII · texte numérisé non relu

LITRE IT. SECTION VII

on monstre. C*esl donc la soayerainelë et ses agences qa'il faut rendre aimables , rendre aassi séduisantes que les agences actnelles sont hafssables. Je vais analyser cette amorce descendante ou séduction du peuple , par les huit sceptres cardinaux de la table (375) et par les deux piyotattx dont rinfluence est phis puissante.

Nous blâmons un pauvre de désirer un million ; nous rappelons visionnaire , quand il rêve aux moyens de gagner ce million par des jeux de loterie : le contraire a lieu en Harmonie, où chacun blâme le pauvre de ne pas désirer cent militons et une souveraineté du globe, soit de

MÉRITE ACQUIS , SOit do LOTERIE CARACTÉRIELLE.

La chance de hterte ioflue par moitié dans les dix sortes de souveraineté (375); est-ce une sage disposition de la Providence ? Des rigoristes vont répondre qu'il faudrait bannir cet esprit de loterie , n* admettre que Fesprit philosophique dégagé d'ambition. Laissons-les déraisonner sur le bien social , et continuons à examiner le but des passions ; fon va se convaincre qu'en donnant moitié des dignités harmopiennes au mérite acquis et moitié aux jeux de loterie , Dieu a bien fait tout ce qu'il a fait. Exemple :

Iras, le plus pauvre des hommes, peut devenir Fégal d'Homère , composer des poGmes aussi fameux et moins ennuyeux que l'Iliade. Supposons que le globe lorsqu'il sera au complet d'environ 4 millions de Phalanges , adjuge à Irus, par majorité de votes, deux sommes de 13 fr. pour deux poëmes qu'on jugera supérieurs à l'Iliade et rOdy^sée ; Itu^ , pour prix de ces deux ouvrages , possédera environ Cent millions de francs au grand contentement dû globe qui , satisfait d'avoir deux beaux poèmes épiques, souhaitera qu'Irus en gagne encore autant &

430 AssocuTioK Goiiposie.

pareille condition. Il conviendra donc que le phis pauvre des êtres, homme ou femioe, aspire, dès le bas âge, à d'immenses richesses, à un gain de cent millioDs»

Nonobstant cette fortune , Irus pourra être promu au trtoe électif *â, d'ambition, donné à ceux qui excellent dans les sciences et les arts* Ce sceptre est annuel; Irus peut y être nommé pour un an ; le yojlà devenu Tun des omniarques du globe , et du gré du monde entier. Il est donc louable à tout homme ou femme d'aspirer à l'un des sceptres du globe entier, puisque le monde trouve son plaisir à créer ces sceptres beaucoup plus productifs que dispendieux; on en verra la preuve.

Irus, dès son enfance, a fait preuve de mérite supérieur dans les Petites Bandes; plusieurs actions d'éclat rontfait connaître au monde enfantin par la gaxette de la chevahrie , et il a été nommé à l'âge de 13 ans , haiot roitelet du globe (dignité annuelle qui alterne d'un an sur trois entre les Petites Hordes et les Petites Bandes). Ainsi, deux sceptres du mojMle sont échus à Irus; valait-il mieux qu'il ambitionnât la médiocrité philosophique ?

Rien n'empêchera qu'Iras, ne parvienne à d'autres omniarcats, ou du moins à quelques degrés 12, 11 , 10 de souverainetés (table, II, 376). Tous les sceptres (273) lui sont accessiUes, sauf le n<^. 3* monarcat kéré» ditaire : mais ce degré peut échoir à Tun de ses enfants : il se peut que sa fille soit la plus eélèhre vestale du pays , et soit préférée par l'omniarque héréditaire du globe» si elle se rend à une armée unitaire où cet omniarque viendra faire choix d'une génitrice. Irus lui-même peut, d'après sa rénommée, avoir été choisi pour génilQor par l'omniarque du globe , et se trouver père de l'hérilier ou héritière du sceptre fomilial unlversd n<^, 3*. Cette chance

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