‹ Théorie de l'unité universelle (volume 3)Chapitre 120 sur 163 · LIVRE IT. SECTION Vil · texte numérisé non relu

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est de loterie autant que de o^érîte; car elle repose en partie sur la beauté qui est pour chacun loterie, de forones » faveur de nature et non mérite acquis.

En considérant quirus peut avoir des prétentions aux 10 sceptres du monde; que toute femme pauvre peut avoir les mêmes prétentions , puisque les sceptres sont masculins et féminins dans tous les degrés (II, 376 ), on concevra que les êtres les plus pauvres aiment un pareil ordre » et approuvent cette échelle de souverainetés dont quelqu'une doit échoir sinon à euxp au moins à leurs enfants ou amis. C'est un espoir que chacun est fondé à nourrir, et sans se faire illusion; car si Ton n'atteint pas les souverainetés omniarcales (table» 275)» on peut obtenir celles de ne. inférieur (table» II, 376), notamment les bas degrés 1 , 2 , 3 , qui n'exigenl qu'une célébrité locale et vicinale» puisque le degré 3 ne dépend que des suffrages d'une douzaine de cantons ; le degré 2 » que de 3 à 4 cantons; le degré 1 , que de la seule Phalange.

Par suite de cette chance de souveraineté flatteuse pour lout le monde , on verra tout le penple payer avec joie (II, 283), ou» pour mieux dire» souscrire avec joie Timpât des souverainetés» tout-à-fait insensible pour lai. Cet impdt n'étant point déboursé individuel» mais prélèvement laii dans chaque Phalange » avant la répartition annuelle » chacun peut espérer » soit en sa faveur » soit en faveur de ses proches ou amis » l'un des gros lots qu'on forme de cet impôt.

Par exemple, qu'un enfant soit nommé haut roitelet, haute roitelette du globe, ne reçût-il qu'un traitement d'un demirfranc, ce serait dés à présent 500,000 fr. sur 600,000 Phalanges, et 1»500»000 ou 2,000,000 fr. quand le globe sera porté ao complet de 3 é 4 millions de

JtUi ASSOCUTIOK conposé'e.

Phalanges. Une telle Torlune, pour un enfant de 15 à 14 ans, est déjà bien magnifique; elle sera moindre dans les degiés 12,11, 10, etc. , mais encore suffisante à stimuler le peuple qui est bien plus joueur de loterie que les gens riches, plus enclin à se repaître d'espoir de fortune immense,' pour peu qu'il y ait possibilité de succès : aussi joue-t-ilà la loterie la chance du terne, qui est des plus mauvaises, comportant lésion de moitié pour le joueur.

Le régime des souverainetés graduées sera donc pour le peuple une loterie perpétuelle dont il souscrira l'impôt avec joie f impôt que je n'estime qu'à un 48®. des bénéfices annuels de chaque Phalange.

D'après le penchant de chacun à s'exagérer le mérite de ses enfants, tel père qui aura échoué dans l'obtention d'une ou plusieurs souverainetés, ne doutera pas que son fils ou sa fille n'y réussissent. Elles plairont donc même aux plus sots des hommes, à ceux qui n'auront pas été en état de se mettre sur les rangs : chacun d'eux sera persuadé que ses enfants, par les ressources de l'esprit ou le charme de la beauté, vont s'élever à quelqu'un des trônes suprêmes X , ou du moins des hauts degrés 8,9,10,11,12.

Yoilà , sur le problème qui nous occupe , sur le ralliement alBeclueux du peuple aux grands, un aperçu de solution : il est déjà évident que le peuple aimera les souverainetéSf et voudra par passion payer l'impôt qui y est affecté; impôt prélevé, non déboursé, très-insensible pour qui jouit d'un ample minimum. Comment après cela n'aimerait-il pas les souverains et magnats qu'il verra se confondre avec lui dans les travaux attrayants des Séries pass. , y soutenir cabalistiquement ses rivalités , l'appeler, dans les repas de festivité de la Série » à leur table où sa

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