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port elle est la classe vraimeat civilisée ; car la civilisation n'admet point dans ses propriétés Tapathie d'esprit qui caractérise les Barbares et les bourgeois: c^est une société inquiète, remuante, cabalistique, Taite pour cherchera s'élever plus haut. Ceux qui veulent la ramener à rimmobilisme, ne s'aperçoivent pas qu'ils la font décliner vers la barbarie.
La noblesse veut bien modérer les bourgeois et le peu-* pie , mais elle ne veut pas se modérer eile*méme ; c'est dans ces vastes prétentions qu'on reconnaît le besoin d'une société ultra-civilisée -, car, chez les nobles comme chez d'autres classes, on trouve à peine 1^8®. de familles contentes de leur sort.
6<>. Les philosophes, degré B, classe dont les vues sont plus étendues que celles de la noblesse. Us voient le mal régner dans le monde social, et sentent le besoin d'y remédier. Ils croient y parvenir «n révolutionnant la civilisation, d'où il faudrait sortir. Leurs conceptions n'enracinent que le mal, parce qu'elles maintiennent la civilisation, vrai Prêtée qui se joue de toutes les réformes. Pour seconder leurs vues de progrés sociaux, il faudrait tes désenchanter, les armer contre deux sirènes qui les fascinent, contre la philosophie et la civilisation. Ils ne rêvent que les harmonies du degré B, la garantie de justice et de bien-être qui règne en 6®« période. Chez eux , ce ne sont pas les T/d^'^ c'est la totalité de la classe qui n'est point satisfaite et qui a besoin d'un état de choses ultra-civilisé.
70. Les sybarites, degré G, les oisifs des capitales, sont une classe supérieure aux philosophes, non par le bel esprit, mais par le bon esprit en attraction. Ils sont plus prés du but de la nature , plus près de la vraie per-
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fectibililé qui est celle des plaiiirs. Ed théorie de bon-heur ils suiyeut la méthode du chaaoiiie Errard :
€ Vingt iDoids rangés chez moi sont ma bibliothèque. > Portant cet esprit dans toutes les branches de jouissance, ils tendent manifestement au mécanisme de 7^. période qui raffine sur chaque plaisir ; ils sont tous , sans eiceptien , tUtra-dvilUés , car la ciTÎlisation ne sait pas même raffiner sur les plaisirs permis, comme la bonne chère, impossible hors du régime sérimre»
8^. Les numiaques passicnneU, degré D, espèce de fous qu'on trouye en France plus qu'ailleurs dans la classe des jeunes gens. Ce sont des êtres courant d'excès en excès, impatients de la civilisation et de ses faibles jouissances, passant les nuits dans la débauche. Leur imagination ardente ambitionne l'état de campo$Ue perpétuelle jou fouf^e d'attraction qui sera le partage des harmoniens, mais qui, chez eux, sera contre-balaneé par l'affluence des plaisirs et la brièfeté des séances : alors rinsatiabilité de jouissance deyiendra garant de santé et de sagesse ; et si cette classe d'insatiables dmt trou? er en Harmonie composée un plein contentement , pourquoi spéculer sur des périodes inférieures qui , satisfaisant les désirs modérés des classes 3, 3, 4, 5, 6, ne contenteraient pas pleinement la 7^. et encore moisi h 8*.? C'est donc un rice que la modération en pareil cdeol.
Les 8 classes de postulants en bonheur ne peuvent donc trouver on gage de succès que dans la période 8, degré D, qui est la plus facile à établir; on tout an OMiins dans la période 7, qoi déjà s'écarte en lent point des vues de bonheur oMidèré. U se trouverait dans la période 6, Garantisme : on en a l'option ; mais il faut SOO ans pour Forganiser en pkm; i ne bai pas 3 ans ponr km-
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ier la période 7 : celle-ci serait donc prèfèrabie , même à moindre dose de bonheur : or, elle en assure dayantage ; on ne peut donc pas hésiter sur Toption ; et c'est par cette raison que j*ai dû négliger de m'occuper des prétentions de bonheur modéré» d'autant plus suspectes que celui qu'on satisferait en ce genre » aspirerait, dés le lendemain, à l'iaunense bonheur. C'est ne pas connaître la nature de l'homme , que de le croire compatible avec la modération : il est malheureux que, par déférence pour ces dogmes erronés de bonheur modéré , on ait négligé depuis 3000 ans la voie de salut social , ou étude analytique et synthétique de l'Attraction passionnelle.
APPENDICE sur téquÛibre unitaire externe.
Se n'ai fait qu'ébaucher la (Eéorie d'équilibre unitaire' ifBterne. Cet important problème eût exigé des détail» frés-circonstanciés, par exemple , sur la population, problème qui touché à l'équilibre externe dont je n'ai pas encore traité.
Chacun élèvera sur ce sujet la question qui est Técueil de tous les économistes, celle de la. balance de population. Elle s'accroît immodérément dans l'état de pleine culture et de pleine paix; elle réduit bientôt, sur un terrain donné, l'espèce humaine à l'indigence.
Or, le globe est un terrain limité, qui sera en deux siècles porté au complet d'environ 5 milliards 1/2; et malgré la conquête des régions glaciales qui seront pleinement habitables dés la 5^. année d'Harmonie, malgré la restauration des déserts de Cobi, de Sahara, d'Arabie et autres, l'espèce humaine favorisée par l'opulence gé-
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nérale et la paix perpétuelle en Tiendrait à s'encombrer et s'étouffer par la puliutation.
J^ai observé que, sur ce problème, tes plus sages sont ceux qui avouent avec Bfatthus le cercle vicieux , ou qui, comme Stewart, après ua demi- volume de recherches» finissent par avouer qu'ils n'y comprennent rien. Il sera très-facile de leur expliquer à cet égard le secret de la nature : mais l'équilibre de population est une question qui se lie au régime d^amour libre, à* l'hypothèse d'un décroissemenC de fécondité chez les femmes, tant par excès de vigueur que par cohabitation multiple ou polygamie féminine, et à l'hypothèse des nouvelles lois que Dieu pourra donner à cet égard, lorsque l'humanité, parvenue aux voies divines de justice et d'association, méritera de Dieu (388-, 38&) des instructions sur les mœurs à établir dans ce nouvel ordre.
La balance de population touche à l'équilibre mineur externe ; quant au majeur externe , il se compose des relations de commerce et d'armée dont le traité exigera un ample volume, non pour l'exposé du mécanisme, car celui du commerce harmonien s'expliquerait en une section , et moins encore.
Mais comme le siècle est fortement prévenu en faveur des théories de libre mensonge , il paraît nécessaire de joindre à l'analyse du commerce véridique une digression abrégée sur les infamies du commerce actuel , dont je me suis borné à donner deux tableaux :
II, 319, sur les caractères de genre;
m , 587 , sur les caractères d'espèce.
Peut-être aussi faudra-t-il donner simuftanément connaissance du mode commercial mixte, qui est adapté à la période 6, Garantisme ; mode par lequel le gouvernement