‹ Théorie de l'unité universelle (volume 3)Chapitre 56 sur 163 · UVRE II. SECTION IT · texte numérisé non relu

UVRE II. SECTION IT

Goité d'exercer attraction sur l'un et l'autre Age; d'être l'idole des enfants , comme des chœurs adultes qui convoitent la jeunesse vestalique dont la rirginitè finira à 19 OQ 20 ans. Jusque-là » le suffrage uniTersel réuni sur les vestales et yeslels donne lieu à des dispositions très-pré» cienses au succès de la grande industrie ou travaux d'armée. Ayant d'en traiter, décrivons d'abord la corporation et ses habitudes.

La chasteté des vestales et vestels est d'autant mieux garantie , qu'ils sont pleinement libres de quitter le corps en renonçant aui avantages qu'il procure à ses sectaires. Cette chasteté n'est pas de longue durée, puisqu'elle doit finir aux environs de 19 ans : elle est à l'abri de tout soup^ çon; les relations d'Harmonie s' opérant par masses nom» breuses , et les séances de tête à tête bissexuel étant interdites par le corps vestalique , il ne serait pas possible aux vestales ou vestels d'avoir des intimités amoureuses sans qu'on s'en aperçût à l'instant.

Les logements sont disposés de manière à donner pleine garantie. Le corps vestalique ne peut occuper que deux quartiers affectés à lui seul. On ne se fierait ni aux pères, ni aux mères sur cette surveillance : ils sont trop aveugles sar les manœuvres de qui sait les flatter.

Les vestales étant communément en nombre double des vestels, ont le pas sur ces derniers; elles l'auraient même à égalité de nombre : nous nous bornerons donc, en partant de ce corps, à nommer le féminin. D'ailleurs, je donnerai sur les vestels un chapitre spécial : occuponsnous d'abord du sexe le plus intéressant en chasteté.

La fréquentation journalière des hommes est très-permise aux vestales; non-seulement elles les voient dans toutes les séances industrielles, mais elles tiennent cour

224 ÂSSOCUTioR composée:.

à 3 heures du matin (0, pendant un quart d'heure, ei Te» poursuivants titres y sont admis en sëanee.

Ce titre est demandé et obtenu sur délibération do corps vestalique , réuni en synode auquel assistent les dignitaires féminins de la cour d'amour.. La conduite d'ua homme est scrutée lorsqu'il postule comme poursuifant; on ne lui fait pas un crime de Tinconstanee , car elle a son utilité en Harmonie; mais on examine si,, dans ses différentes liaisons amoureuses, it a constanunent fait preuve de déférence pour les femmes et de loyauté avec elles. Ceux qu'on appelle en France d'aonables roués , gens qui font trophée de duper les femmes , seraient non-seulement exclus , mais on refuserait quiconque aurait manifesté le moindre penchant à ce caractère. .

Ce qu'on appelle en Harmonie déférence pour les^ femmes , galanterie loyale ,^n'a aucun rapport avec la conduite de nos aigrefins moraux, dont Ta feinte discrétion B*est qu'une ruse pour mieux duper femmes et filles, maris et pères. Ces cafards sentimentaux sont sonyent pires que les roués dont ils blâment les manières : les uns ne cherchent que le plaisir, les autres en veulent à la bourse, et leurs vertus ne sont qu'une comédie pour bap-

(i) Il faut êu*e matineux pour ce genre de courtoisie; mais rHaraionie tire parti de tout, pour stimuler fîndustrie. Le poursuivant, au sortir de cette cosr, est libre ii trob heures 1/4 ; il fournira ane bonne sëanee industrielle de 1 heure 1/2 jnsqu^au délité ou preraicr repas k 4 heures 5/4.

Âimi le régime sociétaire cumule vingt appâts divers pour garantir chacun de la lutte contre le chevet. Aussi à 4 heures du matin ne trouyera-t-on au lit ni homme, ni femme, ni enfant ; 'k peine quelques patriarches que la faiblesse de Tâge y retiendra forcément.

Page 1