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CHAPITRE VIII

Fonctions da Corps VestaUqne.

Les Romains, à part leur cruauté envers les vestales séduites ^ eurent une idée heureuse en faisant de ces pré-

âSO ASSOCIATION COMPOSÉE.

tresses un objet d*idolA(rie publique» une classe de personnages intermédiaires entre rhomme et la Divinité, un palladiuni religieux dont les fonctions étaient garantes de la sûreté de Tempire.

Le$ hartnoniens leur confient de même la garde du feu SACRÉ , non pas du feu matériel , mais d'un feu rraiment sacré, celui des vertus cardinales, c'est-à-dire vertus en amitié, en ambition honorable, en amour et en famillisme. La conservation de ce quadrille de vertus est le vrai gar^mt de la sûreté de l'Harmonie.

Déjà les Petites Hordes sont commises à pareille fonction; elles sont vraiment conservatrices de l'unité en affaires d'amitié et d'ambilion , puisque leurs fonctions de charité lèvent Tobstacle principal à l'union des classes inégales et à l'équilibre de répartition.

Les petites Hordes sont donc le soutien des deux vertus cardinales majeures , amitié et ambition ; mais elles ne peuvent pas intervenir quant aux deux cardinales mineures , amour et famillisme. C'est une tÂche réservée à des corporations pubères : cet emploi appartient pricipalemcnt aux Vestales et aux Faquiresses, leurs alliées ( âge dp 20 à 30 ans), mais avant tout au Corps Vestalique.

Il doit opérer de manière à être l'appui des quatre vertus à la fois ; donner à l'amour et à l'esprit de famille une direction favorable aux triompies de l'amitié et de Thonneur ou ambition noble.

Toutes ces vertus retomberaient au rang de rêveries morales, si leur essor n'entraînait à l'industrie^ et n'en-, gendrait le luxe, premier foyer d'attraction. Point de vertus sociales collectives sans la richesse. On n'en a pas même vu à Sparte , qui , avec ses simagrées de désinté-

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ressèment et de monnaie de cuivre , n'était qu'une ligue de moines ambitieux et tyranniques, virant dans l'oisiveté aux dépens des Ilotes qu'ils massacraient pour prix de leuis services.

Toute corporation garante des vertus sociales doit donc être en même temps garante de la richesse sociale : tel est' le rôle des Vestales* Elles régissent la branche importante des travaux publics, le rassemblement et le charme des armées. Hais avant de les examiner dans leurs foDCtions extérieures, traitons d'abord de leurs emplois domestiques, bornés au canton, au service intérieur et extérieur de la Phalange.

Parmi ces emplois figure indirectement la garantie de vérité, d'honneur en relations amoureuses, et surtout en paternité , si douteuse chez les civilisés , quoi qu'en dise la loi, is pater est quemjuitœ nupiiœ demonstrant.

Dans la ville de Paris, centre des saines doctrines et foyer de toute perfectibilité perfectible , on voit le tableau des naissances donner un tiers d'enfants bâtards, les uns abandonnés, les autres méconnus de la loi, qui punit le fils des torts du père. Si tout le genre humain était à la hauteur de Paris en perfectibilité , il en résulterait qu'un tiers du genre humain serait privé, dans son enfance, de l'appui des parents, et dans son adolescence de « l'appui « des lois en prétentions d'hérédité.

D'autre part, quel fruit recueillent les pères d'un ordre si vexatoire pour les enfants? Deux tiers de ceux-ci jouissent de la protection paternelle et des droits légaux : mais combien de pères sont pris pour dupes dans cet ordre de choses? Estimons arithmétiquement sur le nombre annuel de 37000 naissances et 37000 pères parisiens.

232 Ag^SOCUTION GOHPOSéE.

Si le tiers des pères, si neuf mille sont assez dépraTes pour renier et abandonner leurs enfants» on peut estimer la dépravation des mères en même rapport , et compter que neuf mille seront assez perverses pour adjuger à un mari ou amant, i'enrant qui n'est pas de lui. €'est réciprocité de lésion pour les pères, les enfants et les mères ; car Paris, capitale des saines doctrines perfectibilîsantes, fournit annuellement

9000 enfants frustrés des avantages de parenté; 9000 mères frustrées de l'appui du père ; 9000 pères frustrés de la réalité de progéotture, et chargés de Tenlrelien des enfants -d'autrui, après en avoir abandonné pareil nombre des leurs.

On peut répliquer que ceux qui sont victimes de la mauvaise foi des épouses , ne sont pas toujours les mêmes qui ont trompé une maîtresse enceinte et abandonné leur enfant : je le sais ; mais nous n'en sommes ici qu'aux ana« lyses générales, aux calculs d'ensemble.

Tel est le sage équilibre que nos coutumes établissent dans les relations de familHsme : et cependant c'est sur les jouissances et harmonies de cette passion qu'on veut fonder le bon ordre de la société et le régne de l'auguste vérité.

Voilà l'équilibre familial dans une seule de ses branches; il en est de même de toutes les autres. Or, si les civilisés tiennent à équilibrer cette passion, lui donner un essor conformée la justice et la vérité, qu'ils se rappellent de la condition stipulée à la fin du. chap. 7, où il est dit que les relations à'amùwr et famillmne étant intimement liées^ la vérité et la fausseté seront , dans tous les cas , en dose proportionnelle dans l'une et dans l'autre. On ne saurait donc garantir justice , vérité et charme dans les relations

LtTASlI. SBCnONlT. S5S

gëcènles de iainille , si on ne garanlit en même temps justice, Tërilé et charme dans les relations générales d'à* monr. Ces deox passions (mineures cardinales) étant inséparables en mécanique sociale , ce serait en ram qa'on voudrait extirper les vices de l'une sans purger ceux de l'autre.

Certains avortons moraux ne manqueront pas de dire quil faudrait laisser de côté ces relations d'amour, ne iraiter que des dispositions qui pourront concourir à la satisfaction des pères , à la garantie de fidélité de leurs épouses et moralité de leurs enfants. Les bonnes gens! ils ne voient pas que vouloir exclure l'amour d'un cadre d'harmQuie passionnelle , c'est opiner comme celui qui voudrait apprendre l'arithmétique sans apprendre l'une des quatre régies cardinales , nommée la division ; elle correspond à l'amour selon ce taUeau, faisant suite aux analogies ( II, 164 ).

■ Analogie des 7 pose, animig. avec l'arithmétique, »

ÀfTect. majeures. AfSecf. mineures.

Amitié', addition, FaimiWisme y soustraction,

kxBhïiioïïf tnuliiplioation. Amour, division.

iCabaliste , progressions.

Papillonne , proportions.

Composite, logarithmes»

X Unitéiske. a Racines. Y Puissances,

Il m'est donc aussi impossible d'exclure l'amour d'un tableau d'équilibre passionnel, qu'il serait impossible d'enseigner l'arithmétique à l'élève qui ne voudrait pas étudier la division.

Telle est ma réponse aux gloseurs qui , voulant fa* Çonner une théorie à leurs petitesses , vous disent d'un Ion d'Aristarque : il faudrait laisser là ces billevesées de

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Vestales , Damoîseiies, Troubadoures , ei vous borner à parler des relations d'agriculture et de commerce.

J'ai parlé du commerce peut-être plus qu'ils ne roulaient : peu s'en est fallu qu'ils n'en eussent encore en ce Tolume une ample section , bien meublée de vérités, surtout quant à la hiérarchie de la banqueroute classée en 36 variétés. Hais si quelque branche de théorie leuf déplaît » n'ont*ils pas l'option ,

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