UVRE II. SECTION IV
376); si tel omoiarque du globe est né de la division OCCIDENTALE, Europe-Afrique , il faut qu'il donne un rejeton de femme choisie dans la division orientale, Asie^ et celui-ci un rejeton de femme choisie dans la division monale, Amérique; et ainsi des sceptres inférieurs, afin que chaque région soit tour à tour participante. ^
C'est d'ordinaire à l'armée que les princes de tous degrés vont faire le choix et consommer l'union. Ce choix peut être fait auparavant, pourvu qu'il porte sur la division en tour de fournir.
Les monarques, le plus souvent, donnent la préférence à ane vestale, et les princesses, parfois, à un vestel. Ceui-ci ont beaucoup moins de chances; la virginité d'an jeune homme n'étant pas un litre de préférence aux yeux de toutes les femmes, les vestels ont d'autres avantages. Nous aurions à parler ici de la manière dont se termine le vestalat , qui , d'ordinaire , finit à l'armée ^ je renvoie cet article au chapitre des vestels.
La propriété la plus remarquable du corps vestalique est celle de former des liens entre les diverses classes aujourd'hui incompatibles : bornons-en l'aperçu à Tenfance, objet du 2«. livre.
On ne voit dans l'ordre actuel aucun motif de ménager à l'ftge adulte des alliés parmi l'enfance : au contraire, la classe qui entre en puberté s'isole des enfants et conçoit pour eux un profond mépris ; .coutume très-opposée au vœu de THarmonie , qui a besoin d'établir entre tous les âges des liens et des rivalités en mode contraste ot non pas simple.
Le corps vestalique étant le point de nœud entre Ten- Tance et l'âge adulte , on s'efforce de l'entourer des respects de l'enfance; piquée de la défection des damoiseaux,
â40 ASSOCIATION COMPOSÉE.
elle exalte les vestales » elle en fait ses demi-dieux. L'enfance a besoin de yoir pour objet de culte un être vivant » et entouré d*un appareil éclatant ; on lui présente une ombre de Dieu dans le c quadrille » vestalique élu tous les mois y en titres d'apparat, de talent, de charité [et de faveur ] , et paré des joyaux et pierreries du trésor de la Phalange. Les chœurs de chérubins et séraphins, [ l'argot môme , ] lui servent de lévites , exécutant au devant de sa marche et aux pieds de son trône les évolutions de l'encensoir. Cette prévention de l'enfance pour les vestales donne du relief aux corporations leurs alliées, telles que les patriarches, et le corps du faquirat (0, auquel il convient d'attirer l'enfant dés le bas âge.
Un côté plus vicieux encore de l'éducation civilisée est de n'établir dans les études aucun contre-poids ft Ymfiuence de l'amour^ qui vient à 15 ou 16 ans distraire et préoccuper les jeunes têtes, surtout les femmes, au point de leur faire négliger le peu qu'elles ont appris des arts ou des sciences, même dans le nécessaire comme la grammaire, dans l'agréable comme la musique. Ce vice domine en France plus que partout ailleurs. Au reste , est-il un point de l'éducation civilisée où on puisse découvrir autre chose que des contre-sens et des ridicules indiqués sommairement au Trans-Lude? II en est un qui me semble digne d'un article spécial en complément de ce chapitre.
(i) II n^existe pacmi nous aucun de ces liens fédéraux entre Tenfance et les ^cs supérieurs. Lorsque nous en serons k traiter de cette corporation, les vieillards civilisés commenceront li reconnaître leur impéritie (7*. chapitre), d^ayoir ligué contre eux toute la jeunesse , au lieu de s*y être ménagé d^utiles amis, et d*avoir, quoique les plus forts ^ fait la loi tout ^ leur désavantage , et distribué les relations amoureuses de manière 2i priver la vieillesse de toutes les chances qu*elle pouvait 8> réserver.
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Au tableau des honneurs assurés en Harmonie à la virginité, il convient de joindre un parallèle des mépris quelle recueille en civilisation , où la faveur n'est que pour le simulacre de virginité , pour les jongleries de /ibertines qui, dans le cours de plusieurs liaisons galantes, ont appris Tari de feindre la pudeur, [traire les hommesl, imposer aux dupes, et se faire des prôneurs parmi les aigrefins qui dirigent l'opinion.
En Harmonie 9 ane Yirgioité qui ne dure guère que quatre ans et jamais plus de cinq est assurée d'une ample récompense ei d'us brillant dënoûment. Une vestale, au bout de ce terme et souvent dès la troisième année , peut choisir à l'armée, soit parmi les poursuivants, soit parmi des monarques prétendants , un lavpri qui ne sera point un maître perpétuel , mais seulement un préféré amovible ( coulâmes berchélienncs). Cette alliance la fera débuter avec éclat dans le monde , et pourra lui valoir d'énormes avantages, si elle donne au monarque un rejeton, môme si elle est stérile^
Ces perspectives de gloire et de fortune affermiront mieux une vestale contre les séducteurs, que ne feraient les duègnes, les moralistes et les eunuques. D'ailleurs, elle est fortemeni distraite de Tamour, par une vie trèsactive^ par la compagnie des groupes industriels dont elle partage les fonctions , et où elle est trop observée pour qu'on puisse y tenter de la séduire , si elle n'ineline pas à aoelaiblesse.