‹ Théorie de l'unité universelle (volume 3)Chapitre 69 sur 163 · Le inpde adopté pour leur élection et )çur indépendance · texte numérisé non relu

Le inpde adopté pour leur élection et )çur indépendance

3. La méthode unitaire qu'ils suivent en institutipn. 1^. Leur ranffen hiérarchie sociétaire; il doit être en

I^^Rortton de leur utilité; quelle est-elle? Chacun sur

274 ASMCUTlOir COMPMiE.

cette qoesiioQ Ta tomber d'accord si je pose en principe : € que l'édocation est pour rhomme une seconde mère ; r sans elfe» il se troure raralé fort au-dessous des brutes; » car un loup, on coii)eao9 reçoirent de la simple nature 9 toutes les connaissances dont ils ont besoin pour s'é-

> lerer au rôle de loup parfait , corbeau parfait. Il n'en 9 est pas ainsi de Tbomme , qui ne reçoit de la nature 9 que des germes; c'est & l'éducation à les développer;

> elle doit donc tenir un rang éminent parmi les ressorts • sociaux, 9

Sans doute» s'écrie-t-on , l'homme n'est rien sans l'éducation. En ce cas, ceux qui la lui donnent sont donc une classe bien précieuse! Comment donc se fait-il que les instituteurs tiennent le dernier rang dans la civilisation perfectibilisée; qu'un agioteur, un être malfaisant ait des revenus de prince , et que le rôle d'instituteur soit partout un métier de forçat , de mercenaire subalterne? Dçns nos grandes villes, comme Lyon, Bordeaux, tes professeurs ont à peine de quoi frayer avec les vendeurs d'allumettes. Qu'il est plaisant de les entendre vanter leur civilisation perfectible , nier qu'on puisse découvrir d'autre société que celle qui réduit les savants à k besace , et assure aux classes ignorantes les faveurs de te fortune (Interm.,II, 348) t

Les enfants civifisés sont si malfaisants , si haïssables , que la pauvreté seule peut déterminer un homme à exercer les fonctions d'instituteur. Il n'en est pas ainsi en Harmonie, où ce rôle est la voie de dignités suprêmes, et conduit à l'une des branches de souveraineté numérotée *3 au tableau suivant :

UVEBU. SECTION IV. 275

Sceptres Pivotaux bt Cardinaux bm ordrb composé.

DmeiM. Inverêêê,

^ 1 * d'amitî^y Roitelets. *i d'amitié, Cobres, Coryb. S§ a « d'ambit. , Sacerdoce . * a d'ambic . , Sciences , Arts .

s 5*defaiiiiU., Monarcat. ^ a de famill., Institution. !^ i^d'amoar, Féat. * 4 d'amour, £*aquirat.

Y-TItRE CABACTiRIEL. X-FAYORITISKE.

Ces dix sortes de sceptres portés à vingt par enipioî en masculifi et féminin sont aussi nécessaires en Harmonie ({ue les vingt doigts des mains et des pieds le sont au corps humain. Chacun des sceptres est gradué à douze degrés et pivot « selon la table (II, 376).

On peut remarquer dans ce tableau des postes brilbuts alloués à deux classes bienmal rétribuées aujourd'hui ; d'abord aux instituteurs spéciaux *3; puis au sacerdoce 2*, qui est à moitié corps d'institution. Tout curé de campagne travaille plus ou moins à former des élèves, les eatéctûser en religion , les initier aux éléments des sciences. Le sacerdoce est donc aussi une classe d'instituteurs qui n'est pas mieux récompensée que la titulaire , car les curés de campagne sont en France d'une extrême pauvreté. Leur sort sera l'opposé en Harmonie où tout curé jouira dans sa Phalange des honneurs et avan- ^ges de magnat : les vicaires en proportion. L'amour de Dieu étant passion ardente chez les barmoniens , ils ne souffriraient pas que les ministres des autels restassent comme aujourd'hui dans un état voisin de la pauvreté ; «t le sort d'un vicaire de Phalange sera r quant au bienêtre, au moins égal à celui dont jouit en France un «Téque.

Le corps sibyllin ou corps des instituteurs est d'au-

S76 IS^UTION OOlMstiB.

faut fiiiê coDgidérè enHarmome^ que chacun a des|>f6tentions à y figurer dans un ftge avancé. Nous allons en juger par le mode employé dans l'élection des sibyls et sibylles.

i9. Mode électif. Chacun exerçant dans une quarantaine de Séries , en agcîculture , fabrique , sciences , arts, etc. 9 .parvient avec le temps & la perfection théorique ou pratique dans quelqu'une : dés lors il est fonctionnaire ètiteignanty sans avoir besoin de ceraraissioD ministérielle , ni de protection en cour. Il suflBt qu'on individu , homme ou femme , soR jugé par ses itotérieiirs aptes à donner rtnsttsiction, pour ^'elle loi soit demandée. Le professorat théorique ou pratique n'-e^ jmais concédé que part l'opinfmi ; les dividendes «ffcclés à Vmstrucftiott sont rétribués par degrés et par xfte des sjfbils y ft ceux qui -ont noftoirement donné le plus de soin et de lustré aux leçons et à Tinstruction des élèves .

L'instruction étant -démandée passionnément » cbiiqae aspiraifl sait bien Vîrifermer et discerner quel est le personnage té phis capable de 4a lui donner, -quel «st ie canton où H doii aRer enteindre un ^aod tnaltre, liHe ^t organisée «OflMM t^et les 6#ècs , -cù tout 3oplH9te était libre d'ouvrir une école , et n'avbit 1^èl(m» qtiè 4em qae la confiance fufamenaft.

Les femmescéHnroeles'bommés peuvont être , en fiirmonie , cliefe d'instruction. Baùfcis «st 4a. plus exereèe de sa Phalange ÎBi conserver les Truits ^t soigner le froilier ; "oe sera JTeHe que chacun reiiherdhera des leçons fbèoriques on pratiques sur cet art ; et eommé fesfevimieB en Harmonie sont atnsi indusUrienses que les boinines, N y aura autant de sibylles que de sibyls , en dépit de la philosophie , qiii veut exclure les Temm(&s du r(5\e â^nstita-

trioeSt <»t km «endaimier tn fomBé k faire bouillir Je pot ei resiarcir les TÎeiifes cololles.

On peut être sibjl eo toutes ronciioos. Grofi^Pîerre D'exceMe que dans la cnkare patriotique des rares ; il peut éefemr, 4ivec le t^oips, un habile raviste pratieieu du théoricien* €e sera dans ses crades que les jenaes sedaBres dee raTes iront puiser la lumière : il yerra se réunir àasa son école tous tes vrais amis des ravognons : Gros-Pierre sera, par le fait, sibjl de.raves ou en raves, et paclîeîpattt ans dividendes sibyiliM, puisqu'il sera chef d'iosiructitOB pour les ravas , qui occuperont en euUare une. Sébe industrielle, cooMne^a oeeupera iqèH autre iè(jBme.

Chacun pouvant ainsi parreiiif nu coif s sifejUia , se trouve iaftèressé % lut donner le plus girand kisire* Dès Jars e'eift |Mur vote unanime que ce corps est élevé en Harmonie aux honneurs suprêmes , et occupe un des huit sceptres cardinaux dont on a vu le tableau (275). Ace compte , les savants et artistes d'un et d'autre sexe occupent deux sceptres sur dix ; les degrés *2 sciences et arts, ""5 insititulion. En outre , ils participent aux huit autres : ijttelle différence d*avec leur abjecte condition dans l'état civilisé !

Quoique l'IIarnK>aie n'admette aucunepréférence pour hs sièges d'enseignement, cependant il esit foroe de pritiiégier (quelques points centraux pour les ooHectioAS é l'usage des sciences et arts , comme pour le dépôt du cadastre du globe contenant 120,000 tomes de 50 pouces de hauteur {IIp 150), et pour d'autres objets qui ne pourront pas se trouver en chaque Phalange , tels que les eahinels complets d'histoire naturelle. On en donnera la présidence aux sibyls de hauts degrés ; mais leur élection

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ne pourra être objet de faveur, puisqu'ils seront élus par la masse générale (0, sur notoriété de renommée et à la majorité des yotes.

Ainsi rinstitutanr aujourd'hui destitué de ses ingrates fonctions, soit par défaut de protections» soit par un contre-coup des querelles de parti, obligé d'être en civilisation le plus rampant et le plus misérable des hommes, prendra place parmi les dignitaires les plus honorés et les plus indépendants.

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