LIVRE II. SECTION IT
spmiuette d'enseignement. On y joindra l'intégralité matérieUe; i^. par les ouvrages indiqués (III, 387)» dont on meublera la bibliothèque minime (destinée à Tenfance); ^. par le concours de lumières et de centenaires instruits en tons genres, et qui abonderont dans les divers cantons.
Cette réunion complète de moyens matériels et spirituels élèvera, dans chaque Phalange, l'enseignement au degré intégral composé ; perfection très-supérieure à celle que peuvent offrir aujourd'hui les capitales de Paris et Londres » où l'enseignement est à une distance infinie du degré intégral composé. Au reste , il n'est qu'au berceau tant qu'on ignore la voie des progrés rapides, l'analogie des substances avec les passions (Pivot inverse).
U reste à parler du procédé employé pour la distribution de l'enseignement harmonien ; c'est le mutualisme eomposé convergent, bien différent du mutualisme simple, rëceniinent introduit dans les écoles civilisées. Je vais en traiter dans un petit article pivotaL
charges d*or. Teb sont en substance les raisonnements de la philosophie sur Tavenir politique du corps civilisé.
Pour peu qu'on eût spéculé régulièrement sur le fâcheux quatuor d'éléments sociaux indiqués plus haut, on aurait reconnu dans la civilisation actuelle un corps qui tombe en caducité, un empiétement de tous les vices politiques , et une imminence de crise funeste qui serait la chute en 4*. phase ou féodalité mercantile (II, 307) ; la coalition des Grésus de la haute banque avec les grands propriétaires, pour museler cette populace croissante depuis la vaccine, bâillonner les insidieux apôtres de liberté, partager le gâteau de féodalité entre le haut agiotage et la noblesse, établir la féodalité composée au lieu de la simple. Telle est, au plus juste , la perfectibilité oii court li grands pas la civilisation moderne.
disparates, hétérogènes, sans esprit de corps, sans intérêts communs y sans unité de mœurs et de principes, sans rivalités graduées, sans concert dans les travaux autres que ceux de l'école. Ces masses divergentes ne peuvent guère éviter les duplicités d'action ; aussi s'est-elle déjà manifestée par des jalousies entre les savantins et les ignorantins. Une voie d'instruction nouvelle est devenue un brandon de discorde, un aliment des esprits de parti. De quel c6té sont le bon droit et l'utilité? Je ne le sais ni ne m'en informe ; je me borne à remarquer la l&cheuse propriété qu'a l'ordre civilisé de faire naître le mal des éléments du bien ; je conclus de là que c'est folie de vouloir améliorer la civilisation par des nouveautés quelconques. Il n'y aura d'innovation précieuse que celle qui nous ouvrira l'issue de cet abime social.
Pour opiner sur le fond de la question, il me parait que les mutualistes ont entrevu partie du procédé de la nature, la distribution progressive de renseignement.
Parmi nous , les enfants envoyés à une école sont confondus pêle-mêle sans classement. Lorsque cent étudiants fréquentent un cours, il faut que le professeur abonde à servir et endoctriner toute cette pétaudière, dont les 3^4 au moins sont incapables de raisonner avec lui, et^ qui pis est, n'en ont aucun désir. Il peut s'en rencontrer une dizaine de bien disposés : c'en serait assez ; car un professeur ne doit jamais avoir plus de 8 à 10 élèves; il est matériellement impossible qu'il donne des soins efficaces à une réunion qui excéderait la douzaine.
Les sibyls et sibylles d'Harmonie n'admettront que ce petit nombre de disciples titrés pour la conférence individuelle. Ensuite l'instruction se disbribuera par degrés, par des pro-sibyls et sous-sibyls qui, aspirant aux grades supé<