‹ Théorie de l'unité universelle (volume 3)Chapitre 80 sur 163 · UT&EU. SECTION IT. S · texte numérisé non relu

UT&EU. SECTION IT. S

POSTIENNE. — Dés le Prè-Lode (1 ) j'ai indiqué le but de Tèducation barmonienne , Tunité, par voie de Yintégraliié composée qui achemine à Tunitë.

Si quelque branche du régime que je viens de décrire s'écarte de cette régie ; s'il n'est pas ihtégeal composé , embrassant (2) toutes les fonctions du corps et de l'ftme, et élevant à la perfection tous les ressorts corporels et spirituels , qu'un plus habile me supplée et rectifie mon plan f mais en se ralliant au principe de l'unité par voie intégrale composée.

Kos systèmes procédant en sens contraire, ne s'étudiant qu'à comprimer le corps et l'ftme , ont dû arriver à l'opposé de l'unité. Aussi l'éducation chez nous formet-elle trois sortes d'êtres bien distincts et bien antipathiques : les grands y les moyens et les petits; classes à qai l'éducation inculque des principes tout-à-fait contra-^ dictoires : il le faut dans un état de choses qui n'est qa'une guerre sociale méthodique.

J'ai démontré que nos théories sont erronées, en ce qu'elles procèdent toujours par méthode simple , appliquée uniformément ft des masses d'enfants qu'il faudrait au contraire stimuler aux essors contrastés, et conduire , Les uns au beau par kt roule du bon; Les autres au bon par la roule du beau.

En outre, nos systèmes ne voient que vice dans toutes les impulsions que la nature donne & l'enfant : les petites filles ont tort d'aimer la parure et la danse ; les petits gar-^ çons, tort d'aimer la malpropreté et la gourmandise. Dès lors, à en croire nos sophistes, la nature a tort en iottl et partout y elle n'a pas su orgaiiiser régulièrement les humains.

l'ai répondu à cette prétention de Titans qui veulent régenter Dieu, lui apprendre à créer les mondes et les passions. J'ai prouvé que tous ces prétendus vices de l'enfant deviennent des germes d'unité sociale, si on les emploie en Séries contrastées, et que, selon l'opinion d'un de nos fameux sophistes, I.-J. Rousseau, c tout est > bien sortant des mains de l'auteur des choses ; tout dé* » génère entre les mains de l'homme, » c'est-à-dire de l'homme civilisé; car on a vu que t homme harmonienvte s'attache qu'à utiliser, et non pas corriger ni réprimer les penchants que l'auteur des choses a donnés à l'enfance.

Quel fruit recueille-t-on de ces systèmes répressifs? La fausseté générale des enfants et le malheur des pères qui trouvent dans le lien paternel souvent plus de tribulations que de plaisirs.

Sont-ils pauvres? l'enfant est pour eux une surcharge dès le bas âge. Etourdis par ses cris, affadis par sa malpropreté, ils maudissent dés la deuxième année ce lien conjugal , ce ménage dont ils reconnaissent trop tard le piège.

Quelques riches pourvus d'amples appartements et de nombreux serviteurs sont délivrés de cet importun tracas, et relèguent les marmots loin du salon. Mais pour un riche, n est-il pas cent pauvres obligés de supporter nuit et jour les incommodités de cet enfant, qui peut-être n'est pas le leur? Cette incertitude de paternité est le cdlé odieux du régime conjugal , le vice qu'il frandra rappeler sans cesse, et démontrer par calcul bien régulier; car iout est d'accord en civilisation pour en imposer sur ce chapitre.

On a vu que l'éducation harmonienne est une source de charme perpétuel pour les pères : délivrés des soins

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